Sainte-claire: Clé­ment Pou­liot can­di­dat à la mai­rie

La Voix du Sud - - CERCLE DE FERMIÈRES : DÉCÈS DE YOLANDE FRADETTE-LA - ÉRIC GOURDE re­dac­tion_­la­cet­che­min@tc.tc

MU­NI­CI­PAL. L’agri­cul­teur et ac­tuel conseiller mu­ni­ci­pal, Clé­ment Pou­liot, de­vient la deuxième per­sonne à an­non­cer sa can­di­da­ture à la mai­rie de Sainte-claire après la mai­resse ac­tuelle, De­nise Du­lac, qui bri­gue­ra un se­cond man­dat.

Le prin­ci­pal in­té­res­sé avoue y son­ger de­puis un cer­tain temps et es­time que le mo­ment se­rait bien choi­si. «Ça fait long­temps que j’y pense. Je suis conseiller mu­ni­ci­pal de­puis 4 ans et je m’im­plique à di­vers ni­veaux de­puis une qua­ran­taine d’an­nées alors je pense être prêt.»

L’homme de 59 ans oeuvre de­puis 40 ans au sein de l’en­tre­prise fa­mi­liale. Le fait qu’une re­lève s’y ins­talle et prend forme ra­pi­de­ment lui don­ne­ra da­van­tage de la­ti­tude.

Can­di­dat dé­fait du Par­ti Qué­bé­cois dans Bel­le­chasse en 2012, M. Pou­liot a oc­cu­pé di­verses fonc­tions au cours des der­nières an­nées. Il a no­tam­ment été pré­sident de la Fé­dé­ra­tion des pro­duc­teurs de porcs du Qué­bec de 1997 à 2003. «J’ai pas­sé dans toutes sortes de struc­tures, j’ai fait du syn­di­ca­lisme agri­cole, j’ai oeu­vré dans le monde co­opé­ra­tif et je suis tou­jours im­pli­qué dans le monde fi­nan­cier comme ad­mi­nis­tra­teur chez Des­jar­dins. J’ai rou­lé ma bosse dans plu­sieurs sec­teurs d’ac­ti­vi­tés et j’ai ac­quis de l’ex­pé­rience.»

Il a d’ailleurs dé­jà fait part de ses in­ten­tions à l’ac­tuelle mai­resse, De­nise Du­lac. « Je l’ai ren­con­tré il y a en­vi­ron deux se­maines. Nous avons dis­cu­té un bon mo­ment. Nous ne sommes pas en mau­vais terme. Je ne suis pas quel­qu’un d’agres­sif, alors je n’ai pas l’in­ten­tion de la jouer dur. Je veux sim­ple­ment ten­ter ma chance.»

Conscient que la tâche est de plus en plus exi­geante en po­li­tique mu­ni­ci­pale, il es­time avoir prou­vé que don­ner du temps ne lui a ja­mais fait peur. « Je suis agri­cul­teur, alors mon tra­vail exige dé­jà qu’on ne compte pas les heures, c’est sept jours par se­maine. À l’époque où j’étais à la Fé­dé­ra­tion des pro­duc­teurs de porcs, je voya­geais quelque 70000 ki­lo­mètres an­nuel­le­ment. J’ha­bi­tais à Lon­gueuil la se­maine et re­ve­nais m’oc­cu­per de la ferme les week-ends. Être maire se­rait dé­jà plus simple. Étant tout près, je pour­rais fa­ci­le­ment me li­bé­rer de mon tra­vail lorsque ce se­rait né­ces­saire. »

QUELQUES IDÉES

S’il n’a pas vrai­ment de prio­ri­tés spé­ci­fiques, M. Pou­liot es­time que sa mu­ni­ci­pa­li­té pour­rait être mieux mise en va­leur. «Nous avons de beaux com­merces et plu­sieurs in­dus­tries, donc beau­coup de po­ten­tiel et de pos­si­bi­li­tés. Nous sommes à mi-che­min entre Lé­vis et Lac-et­che­min et tout près de Sainte-ma­rie. Nous avons des atouts qui pour­raient être mieux re­liés pour que Sainte-claire de­vienne un in­con­tour­nable. »

Pour­quoi la route 277 à quatre voies ne se ren­drait pas à Sainte-claire se de­mande M. Pou­liot tout en in­di­quant que l’amé­lio­ra­tion constante du ré­seau rou­tier fait par­tie de ses pro­jets. «Il y a de belles choses qui se sont faites dans le pas­sé et il faut pour­suivre dans cette voie. Cer­taines, comme le Parc Ta­sche­reau par exemple, doivent être ter­mi­nées. C’est un bel exemple d’atout mal ex­ploi­té. »

Il pour­suit en es­ti­mant que sa lo­ca­li­té est mé­con­nue. « Les gens de la ville ne connaissent pas vrai­ment Sainte-claire et ce­la m’a tou­jours ir­ri­té. Ce pour­rait être un dé­fi col­lec­tif de mieux la pro­mou­voir. Il y a moyen de ca­rac­té­ri­ser un peu plus notre mu­ni­ci­pa­li­té. Nous ne sommes peut-être pas de bons dif­fu­seurs de notre iden­ti­té. Il s’agi­ra de voir par quel moyen. »

Clé­ment Pou­liot s’ins­crit dans une ten­dance de re­grou­pe­ment de cer­tains ser­vices. «Les vil­lages gros­sissent et nous sommes en com­pé­ti­tion les uns avec les autres à cer­tains ni­veaux. Cer­taines lo­ca­li­tés se sont fu­sion­nées par le pas­sé, pen­sons à Lé­vis. Ce fai­sant, elles ont des ca­pa­ci­tés d’agir que nous n’avons pas. J’ai été pro­mo­teur des fu­sions chez Des­jar­dins et j’ob­serve ce qui se passe dans les ser­vices in­cen­die, les fa­briques et autres. Il va se fer­mer des églises et peut-être s’en dé­truire, éven­tuel­le­ment. Il faut en être conscient. Les ser­vices in­cen­die coûtent cher et un ser­vice dans chaque mu­ni­ci­pa­li­té ne vaut pas les coûts. Est-ce qu’on peut al­ler plus loin là-de­dans ? Nos forces du pas­sé ne doivent pas de­ve­nir nos fai­blesses. »

Les choses vont bien à Sainte-claire ob­serve M. Pou­liot qui ne se­rait pas sur­pris de voir d’autres can­di­dats s’an­non­cer pro­chai­ne­ment. «C’est beau­coup plus at­trayant quand ça va bien que lors­qu’il n’y a que des pro­blèmes à ré­gler. J’ai quelques idées en tête, mais ce n’est pas en­core com­plè­te­ment dé­fi­ni alors j’au­rai quelques pro­po­si­tions à faire dans un proche ave­nir.»

(Pho­to TC Me­dia – Éric Gourde)

Clé­ment Pou­liot ten­te­ra de de­ve­nir maire de Sainte-claire en no­vembre pro­chain

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