Saint-na­zaire : Clé­ment Fil­lion can­di­dat à la mai­rie

La Voix du Sud - - LA UNE - ÉRIC GOURDE re­dac­tion_­la­cet­che­min@tc.tc

MU­NI­CI­PAL. L’ex-di­rec­teur gé­né­ral de la MRC de Bel­le­chasse, Clé­ment Fil­lion, a mis fin au sus­pense et fi­na­le­ment confir­mé qu’il se­rait sur les rangs pour le poste de maire de Saint-na­zaire à l’élec­tion mu­ni­ci­pale de no­vembre.

Le prin­ci­pal in­té­res­sé était cour­ti­sé de­puis un cer­tain temps et a tar­dé avant de faire connaitre ses in­ten­tions. « Quand je suis par­ti, je n’avais pas l’in­ten­tion de re­ve­nir et après 42 ans, j’ai dit que j’al­lais re­gar­der autre chose. Je me suis aper­çu que j’avais en­core le goût du mu­ni­ci­pal, sur­tout après avoir ef­fec­tué quelques man­dats pour la MRC du Gra­nit à Lac-mé­gan­tic qui ont sol­li­ci­té mon aide après les évé­ne­ments que l’on connait. »

Si la fibre mu­ni­ci­pale était tou­jours pré­sente, le contexte de­vait aus­si être fa­vo­rable. «Au dé­part, je n’étais pas ren­du là, mais un an et de­mi après, est-ce que j’avais le goût et le temps? La ré­ponse est oui. En plus, il n’y a pas d’équipe à Saint-na­zaire et quelques can­di­da­tures po­ten­tielles in­té­res­santes pour les postes de conseillers alors le mo­ment est bon.»

Sa boule de cris­tal lui dicte que le mi­lieu mu­ni­ci­pal est ap­pe­lé à vivre de nom­breux changements à court terme, ce qui l’in­cite à vou­loir en faire par­tie. « Je suis sûr que pour cer­taines mu­ni­ci­pa­li­tés, des dé­ci­sions de­vront être prises. On a vu les fu­sions avec les grandes villes. Est-ce qu’il faut être proac­tif et re­gar­der des choses? Je ne dis pas qu’une fu­sion at­tend Saint-na­zaire, loin de là, mais il y d’autres so­lu­tions comme le par­tage de cer­tains ser­vices ou une mise en com­mun. »

PAS LÀ POUR JOUER LES BELLES-MÈRES

Si cer­tains an­ti­cipent que son élec­tion à la mai­rie pour­rait l’ame­ner à de­voir s’im­pli­quer ac­ti­ve­ment sur la scène ré­gio­nale en rai­son de son ex­pé­rience, il a in­di­qué qu’il se li­mi­te­rait au rôle qui lui se­ra confié. «J’ai en­ten­du par­ler de cer­taines choses, sauf que je me pré­sente maire de Saint-na­zaire d’abord. Je n’ai pas d’am­bi­tion ré­gio­nale autre que celle de par­ti­ci­per. Le con­seil de la MRC est com­po­sé de 20 per­sonnes et elles doivent prendre des dé­ci­sions en­semble. Ce n’est pas vrai que je m’en vais là et que je vais tra­vailler sept jours sur sept. Je suis un re­trai­té qui voit qu’il y a une tâche à faire dans son pa­te­lin et je dois d’abord être choi­si pour re­pré­sen­ter Saint-na­zaire. Je ne se­rai pas là pour prendre la place de ceux qui sont dé­jà en fonc­tion. »

UN RÉGIONALISTE

Les gens qui l’ont cô­toyé et qui ont ob­ser­vé son tra­vail au cours des der­nières an­nées ne se­ront au­cu­ne­ment sur­pris d’en­tendre qu’il ai­me­rait im­pli­quer les lo­ca­li­tés voi­sines dans le dé­ve­lop­pe­ment de sa col­lec­ti­vi­té et que ce­lui-ci se fasse à bonne échelle. «J’ai vu naître la Contrée en Mon­tagnes. Le prin­cipe est bon, mais il faut al­ler au-de­là des mots. Je peux bien rê­ver d’ins­tal­ler un centre com­mer­cial à Saint-na­zaire, mais je sais que ce­la n’ar­ri­ve­ra ja­mais. Par contre, si les mu­ni­ci­pa­li­tés voi­sines comme Saint-da­mien, Sainte-claire, Saint-an­selme, Lac-et­che­min ou autres conti­nuent à se dé­ve­lop­per et que moi, étant don­né que notre vo­ca­tion est da­van­tage ré­si­den­tielle, que je suis si­tué tout près et que voya­ger 15 ou 20 mi­nutes est main­te­nant nor­mal, notre mi­lieu peut être at­trayant, car les gens se sont ha­bi­tués à se dé­pla­cer pour dif­fé­rentes choses ».

DES CHANGEMENTS NÉ­CES­SAIRES ET IN­ÉVI­TABLES

Les temps changent et le contexte est dif­fé­rent d’il y a une tren­taine d’an­nées re­marque Clé­ment Fil­lion. «Des ser­vices de loi­sirs sont main­te­nant re­grou­pés, les dé­chets et d’autres éga­le­ment. La voi­rie de­vra peut-être être étu­diée pour évi­ter de mul­ti­plier les équi­pe­ments. Sans dire que tout dis­pa­rait, la fa­çon de faire qui doit chan­ger. Cer­tains l’ont fait avec leur ser­vice in­cen­die et per­sonne n’a per­du d’équi­pe­ment. C’est le cô­té ad­mi­nis­tra­tif qui de­ve­nait pro­blé­ma­tique ».

Il sou­haite ce­pen­dant de tout coeur que les choses de­viennent plus simples. Il a re­mar­qué une ad­mi­nis­tra­tion de plus en plus lourde à titre de di­rec­teur gé­né­ral de la MRC. «On penche ac­tuel­le­ment vers un ex­trême où tout est contrô­lé ou une ques­tion de per­mis. Est-ce que c’est né­ces­saire vrai­ment ? Il y a une ré­flexion à faire là-des­sus. »

Il s’in­quiète de l’ave­nir des ser­vices de proxi­mi­té dans les pe­tites mu­ni­ci­pa­li­tés comme la sienne. «Lors­qu’une mu­ni­ci­pa­li­té perd sa sta­tion-ser­vice ou son épi­ce­rie par exemple, il y a une ré­flexion à faire et elle doit se faire col­lec­ti­ve­ment. Je me pré­sente à la mai­rie, sauf que si quel­qu’un est bien pla­cé pour le sa­voir, c’est toute une équipe. Un maire ne peut faire tout seul. »

(Photo TC Me­dia – Éric Gourde)

Clé­ment Fil­lion se­ra fi­na­le­ment can­di­dat à la mai­rie de Saint-na­zaire

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