Laurent Rheault des­ti­tué comme pré­sident d’élec­tion

La Voix du Sud - - LA UNE -

ÉLEC­TIONS. Le di­rec­teur gé­né­ral de la mu­ni­ci­pa­li­té de Lac-et­che­min, Laurent Rheault, a été des­ti­tué de ses fonc­tions de pré­sident d’élec­tion en vue du scru­tin du 5 no­vembre pro­chain.

Cette dé­ci­sion a été ren­due par la juge San­dra Bi­lo­deau de la Com­mis­sion mu­ni­ci­pale du Qué­bec (CMQ), au terme d’une au­dience te­nue le mar­di 3 oc­tobre à la salle du conseil mu­ni­ci­pal de Lac-et­che­min.

Cette au­dience sui­vait le dé­pôt d’une plainte par Ca­mil Tur­mel, can­di­dat à la mai­rie, qui s’éle­vait contre des re­mer­cie­ments qu’il ju­geait trop élo­gieux, de la part de M. Rheault, en­vers le maire sor­tant Ha­rold Ga­gnon et les membres du conseil dans le jour­nal « L’in­fo du Lac » du 20 sep­tembre.

Dans son plai­doyer, M. Tur­mel men­tion­nait que M. Rheault était dé­jà pré­sident d’élec­tion en date du 4 sep­tembre et qu’ain­si, il avait man­qué à son de­voir de ré­serve et d’im­par­tia­li­té. Il a ajou­té que ses pro­pos pou­vaient in­ci­ter les ci­toyens à faire da­van­tage confiance aux membres de l’équipe sor­tante, ce qui pou­vait por­ter pré­ju­dice aux per­sonnes qui, comme lui, tentent de se faire élire pour la pre­mière fois.

Il avait aus­si ac­cu­sé M. Rheault d’avoir fait part au maire Ga­gnon d’une de­mande d’ac­cès à l’in­for­ma­tion concer­nant les taux de taxes et les éva­lua­tions mu­ni­ci­pales, élé­ments qui se re­trou­vaient dans le mot du maire du 20 sep­tembre, tou­jours dans l’in­fo du Lac.

Ap­pe­lé à son tour à s’ex­pri­mer sur les faits qui lui étaient re­pro­chés, Laurent Rheault a te­nu à pré­ci­ser qu’il n’avait en au­cun cas in­for­mé le maire de la de­mande de ren­sei­gne­ments dé­po­sée par M. Tur­mel et qu’il ne s’était en au­cun temps im­mis­cé dans la ré­dac­tion du mot du maire, ajou­tant que ces ren­sei­gne­ments avaient été dis­cu­tés lors d’une as­sem­blée pu­blique te­nue en fé­vrier der­nier.

En ce qui a trait au mot de re­mer­cie­ment, il a in­di­qué qu’il avait tou­jours fait de même avec les membres du conseil sor­tant en 2005, 2009 et 2013 et qu’il avait tou­jours été de bonne foi dans ses pro­pos.

Dans sa dé­ci­sion, la juge a dé­cla­ré qu’en ver­tu de l’ar­ticle 170 de la Loi sur les élec­tions et les ré­fé­ren­dums dans les mu­ni­ci­pa­li­tés, un pré­sident d’élec­tion de­vait faire preuve d’im­par­tia­li­té et de ré­serve dans ses pro­pos. Même si elle conve­nait que les pro­pos de M. Rheault avaient été ré­di­gés de bonne foi, elle a qua­li­fié ceux-ci «d’im­pru­dents et pou­vant lais­ser croire à un lec­teur que le pré­sident d’élec­tion avait une opi­nion fa­vo­rable en­vers le conseil mu­ni­ci­pal sor­tant. »

La juge Bi­lo­deau a par ailleurs re­je­té la plainte de M. Tur­mel en lien avec le mot du maire, ajou­tant qu’elle croyait M. Rheault quand il di­sait ne pas s’être im­mis­cé dans sa ré­dac­tion et ne pas avoir fait part à M. Ga­gnon de la de­mande d’ac­cès à l’in­for­ma­tion ve­nant de M. Tur­mel. (S.L.)

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