Sainte-au­ré­lie: René Al­len suc­ces­seur de Gilles Gau­det?

La Voix du Sud - - LA UNE - ÉRIC GOURDE re­dac­tion_­la­cet­che­min@tc.tc

MU­NI­CI­PAL. Si la ten­dance se main­tient, René Al­len se­ra le pro­chain maire de la mu­ni­ci­pa­li­té de Sainte-au­ré­lie, le maire sor­tant, Gilles Gau­det, ayant choi­si de se re­ti­rer à la fin de son man­dat.

M. Al­len est na­tif de Sainte-au­ré­lie, mais a pas­sé la ma­jeure par­tie de sa car­rière pro­fes­sion­nelle dans la ré­gion d’ot­ta­wa, dont 10 ans à la Ci­té col­lé­giale de l’en­droit. Éco­no­miste de for­ma­tion, il était ad­joint au di­rec­teur gé­né­ral du Cé­gep Beauce-ap­pa­laches et est tou­jours pré­sident de la Fon­da­tion du Cé­gep. Il a été membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du Grand Prix cy­cliste de Beauce.

Main­te­nant à la re­traite, René Al­len sa­vait qu’il re­vien­drait chez lui à Sainte-au­ré­lie le mo­ment ve­nu, sur­tout qu’il a eu à com­po­ser avec le dé­cès de son épouse en 2006. « Nous avions une pro­prié­té ici à Sainte-au­ré­lie, c’est mon village, je suis né ici, j’y ai un at­ta­che­ment. J’ai quit­té à l’âge de 19 ans pour les études. Je suis re­ve­nu en 2009 et je pen­sais me trou­ver un em­ploi à Qué­bec. Je sou­hai­tais me construire sur le bord de l’eau et me prendre un ap­par­te­ment à Qué­bec, sauf que l’ou­ver­ture d’un em­ploi au Cé­gep Beauce-ap­pa­laches s’est pré­sen­tée. J’ai ven­du l’autre pro­prié­té et me suis construit ».

M. Al­len n’en est pas à ses pre­mières armes en po­li­tique. Conseiller mu­ni­ci­pal de­puis quelques an­nées, il s’est im­pli­qué pen­dant près de dix ans au­près de l’as­so­cia­tion li­bé­rale de Cha­pleau, étant alors ré­sident de la ré­gion de l’ou­taouais. L’im­por­tance du pa­lier mu­ni­ci­pal dans la vie des gens ne fait au­cun doute pour lui. « La po­li­tique mu­ni­ci­pale, c’est d’abord les ser­vices de proxi­mi­té, mais aus­si les gens en gé­né­ral. C’est pas gros Sainte-au­ré­lie. Nous n’avons pas 1 000 per­sonnes, mais une po­pu­la­tion sym­pa­thique et des gens fiers. Tu le vois quand tu re­viens. »

Il avoue ra­pi­de­ment que si le maire Gau­det avait choi­si de se re­pré­sen­ter, il ne lui au­rait pas fait obs­tacle. « Si Gilles s’était re­pré­sen­té, je n’y se­rais pas. J’ai ap­pré­cié beau­coup tra­vailler avec lui. C’est un ras­sem­bleur, qui ré­flé­chit beau­coup et qui a un bon ju­ge­ment. Nous avions une belle at­mo­sphère au conseil et je veux main­te­nir ça. »

Sa liste de pro­jets n’est pas très étof­fée, mais il a ci­blé deux choses im­por­tantes, à ses yeux, pour bien ser­vir ses conci­toyens. «J’ai tou­jours cru à l’ac­ti­vi­té phy­sique. Notre vo­let spor­tif doit être dé­ve­lop­pé. Nous avons un stade cou­vert, mais pas de ter­rain de ten­nis, le soc­cer doit être bo­ni­fié et voir avec le co­mi­té loi­sir s’il n’y au­rait pas moyen de joindre une ligue seul ou avec une autre mu­ni­ci­pa­li­té. Saint-pros­per au­ra un nou­vel aré­na, c’est aus­si une op­por­tu­ni­té pour nous. Même pour les per­sonnes âgées, il y a des choses à faire. »

Les ser­vices de proxi­mi­té sont un thème sur le­quel il re­vient sou­vent. « Les tra­vaux rou­tiers à faire, on les voit ve­nir. Il y a d’autres as­pects à sur­veiller, la res­tau­ra­tion par exemple. On es­saie de voir avec Ali­men­ta­tion Ste-au­ré­lie qui au­rait des pro­jets en ce sens. Le res­tau­rant Mo­rillon est pro­prié­té de per­sonnes d’un cer­tain âge. C’est un sec­teur à re­gar­der tout comme ce­lui des gar­de­ries», laisse-t-il en­tendre en ter­mi­nant.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

René Al­len pour­rait être élu par ac­cla­ma­tion maire de Sainte-au­ré­lie ce ven­dre­di.

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