Saint-an­selme : un en­voi ano­nyme fait ré­agir

La Voix du Sud - - LA UNE - ÉRIC GOURDE re­dac­tion_­la­cet­che­min@tc.tc

MU­NI­CI­PAL. Une cor­res­pon­dance ano­nyme ache­mi­née par cour­rier aux ci­toyens de Saint-an­selme pro­voque quelques ré­ac­tions, sur­tout que l’évé­ne­ment sur­vient en pleine cam­pagne élec­to­rale mu­ni­ci­pale.

Vi­sé par le do­cu­ment, le can­di­dat à la mai­rie, Yves Tur­geon, a ra­pi­de­ment ré­agi en pu­bliant un com­mu­ni­qué de presse mer­cre­di der­nier. Tout en dé­plo­rant que l’en­voi se soit fait dans l’ano­ny­mat, il en re­jette ra­pi­de­ment le conte­nu, ce­lui-ci sug­gé­rant qu’il au­rait pu pro­fi­ter de son siège au co­mi­té consul­ta­tif d’ur­ba­nisme de la mu­ni­ci­pa­li­té pour pro­cé­der à une tran­sac­tion im­mo­bi­lière.

Son ad­ver­saire et maire sor­tant de la lo­ca­li­té, Mi­chel Bon­neau, a lui aus­si dé­plo­ré le cô­té ano­nyme de la cor­res­pon­dance re­je­tant les pré­ten­tions de cer­tains à l’ef­fet qu’il se­rait l’au­teur de la mis­sive. « L’ano­ny­mat n’a pas sa place en cam­pagne élec­to­rale. Je signe tou­jours mes écrits. À cha­cun sa conscience, la mienne va très bien. »

Re­joint par le jour­nal, le pre­mier pro­mo­teur im­pli­qué dans la tran­sac­tion et dont il est ques­tion dans le do­cu­ment en­voyé aux ci­toyens jure lui aus­si ne pas en être l’au­teur. Étant don­né la cam­pagne élec­to­rale en cours, il in­dique qu’il ne com­men­te­ra pas da­van­tage pour le mo­ment, mais avoue avoir été pas­sa­ble­ment ir­ri­té par les évé­ne­ments dont il est ques­tion.

UNE PE­TITE TAPE

M. Tur­geon se dé­fend et es­time n’avoir nui à per­sonne lors des évé­ne­ments. «J’ai ac­quis un bâ­ti­ment en sep­tembre 2011, bien après le re­non­ce­ment vo­lon­taire du ci­toyen en juin. Un deuxième pro­mo­teur a d’ailleurs eu la chance de né­go­cier avant moi et il s’est dé­sis­té lui aus­si. Mon offre d’achat écrite a été ac­cep­tée en juillet 2011 », ex­plique-t-il.

« Je n’ai pris la place de per­sonne. On m’at­taque sur la ma­nière dont j’ai ac­quis le bâ­ti­ment. La vente d’un im­meuble n’est pas un secret, c’est le pro­jet qu’un pro­mo­teur amène au co­mi­té consul­ta­tif d’ur­ba­nisme qui mé­rite de l’être. Mon pro­jet ini­tial était de faire du bâ­ti­ment un centre d’his­toire et de pa­tri­moine tan­dis que l’autre pro­mo­teur avait d’autres idées en tête », a ajou­té M. Tur­geon qui a fi­na­le­ment ac­quis le bâ­ti­ment avec une offre per­son­nelle.

Le pré­sident du Co­mi­té consul­ta­tif d’ur­ba­nisme de la mu­ni­ci­pa­li­té Mar­cel Ca­ron in­dique que les ren­contres de son co­mi­té sont à huis-clos et doivent main­te­nant de­meu­rer confi­den­tielles. Il se sou­vient som­mai­re­ment de la contro­verse im­pli­quant M. Tur­geon. «Tout ce que l’on au­rait pu faire à ce mo­ment, c’est lui don­ner une pe­tite tape sur les doigts, Nous n’avions rien sur le­quel s’ap­puyer à l’époque. À par­tir du mo­ment où il y a eu un code d’éthique, M. Tur­geon a res­pec­té les règles. »

M. Ca­ron hé­site à re­lier l’adop­tion d’un code d’éthique à cet évé­ne­ment bien pré­cis, sur­tout que le mi­nis­tère des Af­faires mu­ni­ci­pales com­men­çait aus­si à bou­ger dans cette voie. «Il était évident que quel­que­chose ne mar­chait pas, même si toutes les per­sonnes sont de bonnes vo­lon­tés. En se ré­fé­rant aux procès-ver­baux de l’époque, on se sou­vient qu’il n’y avait pas de code d’éthique. Le conseil mu­ni­ci­pal non plus n’était pas as­su­jet­ti à un tel code. Nous avons alors adop­té des règles, ins­pi­rées en grande par­tie de celles que doivent suivre les membres du conseil.»

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives)

Une cor­res­pon­dance ano­nyme a été ache­mi­née aux ci­toyens de Saint-an­selme en pleine cam­pagne élec­to­rale mu­ni­ci­pale.

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