Nou­velle for­ma­tion an­ti­cor­rup­tion à l’ETS

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ÉDU­CA­TION. L’École de tech­no­lo­gie su­pé­rieure (ETS) of­fri­ra une nou­velle for­ma­tion an­ti­cor­rup­tion à son cam­pus de la rue No­treDame Ouest cet au­tomne.

Par le biais d’une en­tente par­ti­cu­lière avec le Pro­fes­sion­nal Eva­lua­tion and Cer­ti­fi­ca­tion Board (PECB), les jeunes pro­fes­sion­nels, les ex­perts, les fonc­tion­naires et les par­ti­cu­liers pour­ront se fa­mi­lia­ri­ser avec les me­sures du sys­tème de ma­na­ge­ment an­ti­cor­rup­tion ISO 37001 par cette for­ma­tion de deux à cinq jours.

«L’in­di­vi­du se forme beau­coup plus ra­pi­de­ment que les or­ga­ni­sa­tions, men­tionne Pierre Du­mou­chel, di­rec­teur gé­né­ral de l’ETS. Une fois que le per­son­nel est fa­mi­lier avec les normes, il est beau­coup plus fa­cile pour l’en­tre­prise d’im­plan­ter ce sys­tème et de se faire cer­ti­fier par la suite.» M. Du­mou­chel pré­cise que le pro­ces­sus est beau­coup plus long et com­plexe pour les or­ga­ni­sa­tions.

Les cours se don­ne­ront à la nou­velle Mai­son des étu­diants, sur la rue Notre-Dame Ouest, ain­si que dans les lo­caux du Centre de re­cherche in­dus­trielle du Qué­bec (CRIQ) − avec le­quel l’ETS col­la­bore dans ce pro­jet −, au parc tech­no­lo­gique de la ville de Qué­bec.

Serge Bar­beau, an­cien di­rec­teur gé­né­ral de la Sû­re­té du Qué­bec, agi­ra à titre de for­ma­teur. Ce der­nier a plus de 45 an­nées d’ex­pé­rience dans le do­maine de la sé­cu­ri­té et a contri­bué à la com­mis­sion Char­bon­neau. Il est le can­di­dat idéal pour la tâche, se­lon M. Du­mou­chel.

FOR­MA­TION CONTI­NUE

ETS For­ma­tion, le vo­let de l’éta­blis­se­ment consa­cré aux pro­fes­sion­nels plu­tôt qu’aux étu­diants, of­fri­ra éga­le­ment toute une gamme de cours sur le ma­na­ge­ment, l’in­for­ma­tique, l’in­gé­nie­rie et la sé­cu­ri­té des sys­tèmes d’in­for­ma­tions.

«Grâce à notre en­tente avec le PECB, l’or­ga­nisme de cer­ti­fi­ca­tion des normes ISO, nous pro­po­sons des for­ma­tions sur une qua­ran­taine de normes», pré­cise France Mal­tais, di­rec­teur de ce vo­let.

L’idée est de pour­suivre l’ap­pren­tis­sage des étu­diants de l’éta­blis­se­ment en leur per­met­tant IM­MO­BI­LIER. Le sec­teur his­to­ri­que­ment in­dus­triel du Sud-Ouest s’est dé­ve­lop­pé énor­mé­ment au cours de la der­nière dé­cen­nie, les grandes usines de fa­bri­ca­tion ayant cé­dé leur place à des lofts et des condos. C’est ce qui res­sort prin­ci­pa­le­ment du por­trait dres­sé par l’en­tre­prise JLR, qui se penche sur le cas de tous les ar­ron­dis­se­ments dans le cadre du 375e an­ni­ver­saire de Mon­tréal.

Re­pré­sen­tant main­te­nant plus de la moi­tié du parc ré­si­den­tiel du sec­teur, les nou­velles co­pro­prié­tés se sont mul­ti­pliées de­puis le dé­but des an­nées 2000, par­ti­cu­liè­re­ment de­puis la ré­ou­ver­ture du ca­nal de La­chine à la na­vi­ga­tion de plai­sance. Cette mul­ti­pli­ca­tion en­gendre du même coup un ac­crois­se­ment de la po­pu­la­tion de pro­lon­ger leur for­ma­tion et de la ci­bler afin de ré­pondre à des pro­blé­ma­tiques ac­tuelles.

«On veut ré­pondre à leurs be­soins afin qu’ils puissent pro­gres­ser dans l’en­tre­prise, ajoute M. Du­mou­chel. Comme la norme ISO est l’ex­pres­sion d’un consen­sus in­ter­na­tio­nal et un stan­dard de com­pé­tence, de cré­di­bi­li­té et dans l’ar­ron­dis­se­ment. De­puis 2011, le nombre d’ha­bi­tants a bon­di jus­qu’à plus de 78 000, pour une aug­men­ta­tion de près de 10%.

L’offre gran­dis­sante de condo­mi­niums contri­bue éga­le­ment à un chan­ge­ment dé­mo­gra­phique im­por­tant, soit la di­mi­nu­tion du nombre de fa­milles et l’aug­men­ta­tion des mé­nages for­més d’une seule per­sonne, qui re­pré­sentent ac­tuel­le­ment près de la moi­tié des foyers. Contrai­re­ment au reste de l’île, la pro­por­tion de per­sonnes âgées dans le sec­teur est éga­le­ment à la baisse.

Le prix mé­dian des co­pro­prié­tés a lui aus­si di­mi­nué de 2% au cours des douze der­niers mois, étant main­te­nant éva­lué à 290 000$ se­lon le rap­port. L’ar­ron­dis­se­ment est aus­si le grand vain­queur en ma­tière d’ac­ces­sion à la pro­prié­té, avec la plus grande pro­por­tion de lo­ge­ments sub­ven­tion­nés par rap­port au nombre d’ha­bi­tants. de no­to­rié­té, ça ne peut qu’être bé­né­fique pour eux.»

De plus en plus d’or­ga­ni­sa­tions veulent se do­ter de cette cer­ti­fi­ca­tion in­ter­na­tio­na­le­ment re­con­nue, no­tam­ment l’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest. Il est pré­sen­te­ment plon­gé dans le pro­ces­sus d’ac­cré­di­ta­tion de la norme ISO 37001 an­ti­cor­rup­tion.

AN­NÉES À VE­NIR

Se­lon l’Ins­ti­tut de la sta­tis­tique du Qué­bec, les per­sonnes im­mi­grantes de­vraient pas­ser de 20 000 à 30 000 au cours des an­nées à ve­nir, ce qui de­vrait bé­né­fi­cier aux ar­ron­dis­se­ments cultu­rel­le­ment di­ver­si­fiés, comme l’est le SudOuest avec plus du quart de ses ré­si­dents is­sus de l’im­mi­gra­tion.

Bien que la plu­part de ces per­sonnes choi­sissent de de­meu­rer dans un lo­ge­ment à leur ar­ri­vée, la ma­jo­ri­té d’entre elles cor­res­pond au pro­fil d’âge des ache­teurs im­mo­bi­liers ty­piques. Ces per­sonnes se­ront donc aptes à sou­te­nir la de­mande im­mo­bi­lière une fois qu’elles se­ront fi­nan­ciè­re­ment prêtes à le faire.

JLR sou­tient que l’ar­ron­dis­se­ment de­meure l’un des sec­teurs pré­sen­tant le meilleur po­ten­tiel de dé­ve­lop­pe­ment fu­tur, étant don­né le nombre d’an­ciens bâ­ti­ments sus­cep­tibles de de­ve­nir à usage ré­si­den­tiel.

(Pho­to: TC Media – Ar­chives)

Les deux tiers des condos de l’ar­ron­dis­se­ment ont été construits après les an­nées 2000.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té – ETS)

Ce nou­veau bâ­ti­ment, tout en verre, ac­cueille­ra les for­ma­tions por­tant sur les normes ISO. La Mai­son des étu­diants a été inau­gu­rée l’an der­nier et a ré­cem­ment ga­gné des prix pour son ar­chi­tec­ture rap­pe­lant les en­tre­pôts de glace de Grif­fin­town.

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