Nou­velle di­rec­trice à l’école Ho­no­ré-Mer­cier

La Voix Pop - - ACTUALITÉS - JUSTINE GRAVEL justine.gravel@tc.tc

ÉDU­CA­TION. D’étu­diante à en­sei­gnante à di­rec­trice ad­jointe puis fi­na­le­ment à di­rec­trice de l’éta­blis­se­ment, Lu­cie Bou­dreau a fait beau­coup che­min de­puis son se­con­daire un à l’école Ho­no­ré-Mer­cier. En ce dé­but de l’an­née sco­laire, elle est très ex­ci­tée à l’idée de re­le­ver ce nou­veau dé­fi.

Main­te­nant âgée de 53 ans, cette femme na­tive de Ville-Émard a dé­ve­lop­pé un grand sen­ti­ment d’ap­par­te­nance pour cette école se­con­daire du bou­le­vard Des­mar­chais où elle a pas­sé la ma­jeure par­tie de son ado­les­cence et de sa vie adulte. C’est ce fort at­ta­che­ment qui l’a ai­dé à grim­per les éche­lons jus­qu’au poste de di­rec­trice.

Alors qu’elle était en­sei­gnante, il y a main­te­nant 10 ans de ce­la, elle sou­hai­tait en faire plus pour les jeunes de son quar­tier.

« J’avais une classe de 20 élèves. Un jour, j’ai eu en­vie d’ai­der plus que ces 20 jeunes qui m’étaient confiés et j’ai en­ta­mé le pro­ces­sus pour de­ve­nir di­rec­trice », sou­ligne Mme Bou­dreau.

Cette pé­da­gogue pas­sion­née n’a tou­te­fois pas com­men­cé sa car­rière dans le do­maine de l’édu­ca­tion. Elle a tout d’abord tra­vaillé au sein de l’en­tre­prise phar­ma­ceu­tique John­son & John­son. C’est son man­dat de for­ma­trice qui lui a fait com­prendre que l’en­sei­gne­ment était sa des­ti­née.

« Je me suis dit, mon dieu, c’est gé­né­tique. Ma mère était éga­le­ment en­sei­gnante », men­tionne-t-elle. Ses trois gar­çons, main­te­nant dans la ving­taine, n’en­vi­sagent tou­te­fois pas de pour­suivre la tra­di­tion.

À l’âge de 29 ans, elle a donc dé­ci­dé de quit­ter son poste pour ou­vrir une gar­de­rie à son do­mi­cile de Ville-Émard. Ce changement dras­tique lui a per­mis de re­tour­ner sur les bancs d’école à temps par­tiel tout en conti­nuant de ga­gner un sa­laire et de s’oc­cu­per de ses en­fants.

Six ans et de­mi plus tard, elle était di­plô­mée de l’UQAM en adap­ta­tion sco­laire et elle com­men­çait comme or­tho­pé­da­gogue à l’école Ho­no­ré-Mer­cier.

UNE VO­CA­TION

En tant que nou­velle di­rec­trice, Lu­cie Bou­dreau sou­haite faire une dif­fé­rence. Ce qu’elle dé­sire avant tout, c’est que les jeunes aient le meilleur en­ca­dre­ment pos­sible, qu’ils dé­ve­loppent un sen­ti­ment de confiance et sur­tout qu’ils aient en­vie de se rendre à l’école chaque jour et d’ap­prendre.

«C’est vis­cé­ral pour moi de leur of­frir le meilleur de ce que je peux et de leur ou­vrir toutes les portes afin qu’ils s’épa­nouissent et vivre une belle ado­les­cence », ex­prime-t-elle.

IMPLICATION

Ai­der les jeunes du sec­teur où elle, son conjoint et leur fa­mille re­cons­ti­tuée de sept en­fants ont gran­di a tou­jours fait par­tie de sa vie. Au cours des quatre der­nières an­nées, elle était pré­si­dente du Club Ri­che­lieu St-Paul Émard, qui or­ga­nise des cam­pagnes de fi­nan­ce­ment pour ve­nir en aide aux en­fants dé­fa­vo­ri­sés.

Elle a tou­te­fois dû pas­ser le flam­beau cette an­née pour s’im­pli­quer to­ta­le­ment dans son nou­veau poste et un autre de ses pro­jets phi­lan­thro­piques, la pré­si­dence de la C o m m u n a u t é Mor­quio du Qué­bec, qu’elle as­sure de­puis 2016.

Deux de ses gar­çons sont at­teints du syn­drome de Mor­quio, une ma­la­die gé­né­tique af­fec­tant prin­ci­pa­le­ment les os et les ar­ti­cu­la­tions. Elle dé­sire donc consa­crer ses éner­gies à s’oc­cu­per d’eux et à of­frir son sou­tien aux fa­milles, comme la sienne, qui doivent com­po­ser avec cette ma­la­die dé­gé­né­ra­tive, rare et mé­con­nue.

(Pho­to : TC Media – Pa­trick Sicotte)

Lu­cie Bou­dreau

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