Le mi­nistre conti­nue­ra à « sup­por­ter la ré­gion »

L'Action D'Autray - - ACTUALITÉS - Ge­ne­viève Blais

Une pé­ti­tion est lan­cée afin de ré­cla­mer du gou­ver­ne­ment pro­vin­cial qu’il mette un terme au sous-fi­nan­ce­ment du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux la­nau­dois.

« Je ne de­mande pas que nous re­ce­vions plus que les autres, mais il n’y a au­cune rai­son pour que les gens de ma ré­gion ne soient pas aus­si bien trai­tés que ceux de Mon­tréal, de La­val ou de Ga­ti­neau », sou­tient la pré­si­dente du Co­mi­té d’ac­tion des usa­gers de la san­té alerte La­nau­dière (CAUSAL), Diane Ther­rien.

L’or­ga­nisme qu’elle cha­peaute a été créé en

Le CAUSAL trouve par­mi les dé­pu­tés la­nau­dois, « Le mi­nistre [de la San­té et des Ser­vices so­ciaux] sou­tient toutes les ré­gions. Un tra­vail par­ti­cu­lier a été fait dans La­val-lau­ren­ti­des­La­nau­dière. »

En ré­ac­tion au lan­ce­ment d’une pé­ti­tion ré­cla­mant un meilleur fi­nan­ce­ment du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux la­nau­dois, l’at­ta­chée de presse du mi­nistre Yves Bol­duc, Na­ta­cha Jon­cas Boudreau, sou­ligne que « l’ini­qui­té est moindre que ce qu’elle a dé­jà été ».

Elle rap­pelle que les ré­gions du « 450 » ont été prio­ri­sées par le mi­nistre, en ma­tière de fi­nan­ce­ment, en rai­son de la crois­sance dé­mo­gra­phique qui y est ob­ser­vée et de la pres­sion que les pa­tients exercent sur le ré­seau mon­tréa­lais.

« Dans les Plans ré­gio­naux d’ef­fec­tifs mé­di­caux, les ré­gions ont été prio­ri­sées quant au nombre de mé­de­cins dis­po­nibles. Aus­si, 5,6 mil­lions de dol­lars ont été ajou­tés dans La­nau­dière pour le fi­nan­ce­ment du ré­seau », dit-elle.

Mme Jon­cas Boudreau men­tionne que le Dr Bol­duc conti­nue­ra à « sup­por­ter la ré­gion », sans tou­te­fois ex­pli­quer sous quelle forme son ap­pui se ma­ni­fes­te­ra. élus sous la ban­nière du Par­ti Qué­bé­cois, des al­liés de taille. Vé­ro­nique Hi­von (Jo­liette), An­dré Ville­neuve (Ber­thier), Scott Mckay (L’as­somp­tion), Guillaume Trem­blay (Mas­son), Ni­co­las Mar­ceau (Rousseau) et Ma­thieu Tra­ver­sy (Ter­re­bonne) jugent qu’il est per­ti­nent de son­ner l’alarme.

« Quand 25 % de nos conci­toyens n’ont pas de mé­de­cin de fa­mille, ce sont au­tant de gens qui n’ont pas ac­cès aux ser­vices de pre­mière ligne ou à des ser­vices de pré­ven­tion et qui doivent se tour­ner vers les ser­vices d’ur­gence », af­firme le dé­pu­té Mar­ceau.

Son col­lègue, Guillaume Trem­blay, ajoute que le manque de fi­nan­ce­ment des or­ga­nismes, une si­tuée dé­criée de­puis deux ans par le mi­lieu com­mu­nau­taire, oc­ca­sionne des bris de ser­vice, ce qui vient éga­le­ment ac­cen­tuer la pres­sion sur le ré­seau de la san­té.

Ce stress ac­cru a des ré­per­cus­sions jusque dans les salles d’ur­gence. Mme Hi­von rap­porte que l’en­gor­ge­ment dé­passe les 200 % du­rant deux jours par se­maine, en moyenne, au Centre hos­pi­ta­lier ré­gio­nal de La­nau­dière (CHRDL). Au Centre hos­pi­ta­lier Pierre-le Gar­deur, le dé­bor­de­ment at­teint les 155 %.

Et les be­soins se ma­ni­festent dans plu­sieurs autres sphères du ré­seau, comme dans les pro­grammes as­so­ciés aux troubles en­va­his­sants du dé­ve­lop­pe­ment, à la dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle, à la dé­fi­cience phy­sique, aux jeunes en dif­fi­cul­té et aux soins aux aî­nés.

« Par cette pé­ti­tion, nous en­ver­rons un mes­sage fort et clair au gou­ver­ne­ment », fait va­loir An­dré Ville­neuve.

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