Paul Buis­son­neau ra­con­té à tra­vers les yeux et le coeur de près de 40 per­sonnes

Ar­tiste qué­bé­cois et ci­toyen man­de­vil­lois

L'Action D'Autray - - ACTUALITÉS - PIERRE BEL­LE­MARE

CULTURE. Met­teur en scène, ac­teur et di­rec­teur de théâtre, le Man­de­vil­lois Paul Buis­son­neau s’est fait ca­ta­ly­seur dans tous les sec­teurs qu’il a tou­chés au fil des ans. Une qua­ran­taine de per­sonnes l’ex­pliquent sous dif­fé­rents angles dans l’ou­vrage « Paul Buis­son­neau, en mou­ve­ment » que vient de lan­cer Jean-fred Bour­quin.

Le livre aborde aus­si sa pré­sence à Man­de­ville et Saint-ga­briel. Dé­cé­dé le 30 no­vembre 2014, il ha­bi­tait la pre­mière lo­ca­li­té de­puis 1954 et a fait don à Ville Saint-ga­briel de la rou­lotte qu’il a long­temps uti­li­sée pour pré­sen­ter du théâtre dans les parcs de Mon­tréal. Res­tau­rée, elle rem­plit main­te­nant le même ob­jec­tif dans La­nau­dière.

VI­SION

Sui­vant ce que ra­conte l’au­teur, l’un de ses bons amis, Paul Buis­son­neau se dé­fi­nis­sait comme un ou­vrier du théâtre. Il lui a fal­lu uti­li­ser beau­coup de per­sua­sion pour qu’il ac­cepte que le vo­lume se réa­lise.

Il ju­geait que per­sonne n’au­rait quelque chose à dire sur lui, que tout le monde re­fu­se­rait l’in­vi­ta­tion de s’ex­pri­mer.

M. Bour­quin ra­conte Paul Buis­son­neau sous un autre angle que ce qui est vé­hi­cu­lé pu­bli­que­ment. « De­puis des lustres, l’image de Paul n’était pas la bonne», main­tient-il, évo­quant no­tam­ment le vo­let to­ni­truant qu’on lui a ac­co­lé.

«J’ai vou­lu le faire connaître, mon­trer qu’il n’était pas un gui­gnol. S’il gueu­lait, c’est parce qu’il était très exi­geant », pré­cise-t-il.

M. Bour­quin a eu deux grandes ren­contres avec M. Buis­son­neau au mois d’oc­tobre 2014. Il a ef­fec­tué des en­tre­vues avec cha­cune des 36 per­sonnes ayant ac­cep­té de par­ler de l’homme aux nom­breux ta­lents.

Robert Char­le­bois, Yvon Des­champs, Mi­chel Trem­blay, Lo­thaire Blu­teau, le doc­teur Jean Ga­gnon et Si­mon Du­ri­vage sont du nombre.

« Si vous sa­viez la belle ami­tié qu’on a eue pen­dant 40 ans. Il m’a mon­tré un pa­quet d’af­faires. C’était un deuxième père pour moi. Il m’a pré­sen­té la vie sous une autre pa­lette. Paul, c’était un mon­sieur», af­firme Alain Geof­froy qui a eu une bou­che­rie jus­qu’à l’an der­nier à Saint-fé­lix-de-va­lois. M. Buis­son­neau s’y ren­dait à chaque se­maine.

Lui et son épouse, Li­sette Pa­ra­dis, étaient ab­sor­bés par la lec­ture du vo­lume lan­cé à la salle mu­ni­ci­pale de Man­de­ville, au cours de la soi­rée du 26 mai.

« Paul était très at­ta­ché à La­nau­dière. Il a choi­si de ve­nir ici quand per­sonne ne son­geait à y ve­nir. Il y était très bien et heu­reux », pré­cise M. Bour­quin.

Dé­pu­té de Ber­thier, An­dré Ville­neuve se sou­vient de la pre­mière fois qu’il a ren­con­tré Paul Buis­son­neau en per­sonne. Il était em­ployé dans une quin­caille­rie de La­val­trie. Il en a per­du ses moyens et c’est son pa­tron qui est ve­nu à son se­cours pour dé­ni­cher l’ar­ticle que M. Buis­son­neau cher­chait.

« C’est un mer­veilleux joyau qu’on trans­porte de vil­lage en vil­lage comme à l’époque de M. Buis­son­neau qui le fai­sait de parc en parc », men­tionne pour sa part Gaé­tan Gra­vel, pré­fet de la MRC de D’au­tray et maire de Ville Saint-ga­briel.

« Paul avait adop­té Man­de­ville et Man­de­ville était fière de l’avoir adop­té », si­gni­fie Jean-claude Char­pen­tier, maire sup­pléant man­de­vil­lois.

Le livre est en li­brai­rie de­puis quelques jours.

(Photo TC Me­dia – Pierre Bel­le­mare)

Gaé­tan Gra­vel et Jean-claude Char­pen­tier en­cadrent Jean-fred Bour­quin et Mo­nik Bar­beau­buis­son­neau (épouse de Paul Buis­son­neau).

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