Plus de 36 ans à s’oc­cu­per des loi­sirs à Ber­thier­ville

Dé­ci­sion ma­jeure pour Da­niel Bel­le­hu­meur

L'Action D'Autray - - LA UNE - PIERRE BEL­LE­MARE

C’est un tour­nant ma­jeur. Il a en ef­fet pris la main des loi­sirs pour qu’ils gran­dissent, fran­chissent l’ado­les­cence et at­teignent ef­fi­ca­ce­ment l’âge adulte. Il a aus­si été res­pon­sable des me­sures d’ur­gence du­rant plu­sieurs an­nées.

ÉVO­LU­TION

M. Bel­le­hu­meur se di­ri­geait vers une pro­fes­sion d’édu­ca­teur phy­sique. Il s’ap­prê­tait à en­trer à l’uni­ver­si­té de Mon­tréal après un cours col­lé­gial en tech­nique en loi­sir.

Il a choi­si de tour­ner le dos aux études et est de­ve­nu homme d’af­faires (gym qui s’est, au fil du temps, trans­for­mé en centre de loi­sirs).

En 1981, il est de­ve­nu membre de la com­mis­sion des loi­sirs. Re­ce­vant une somme d’ar­gent de la ville, celle-ci met­tait des ac­ti­vi­tés sur pied. « On en a or­ga­ni­sé des af­faires », men­tionne M. Bel­le­hu­meur. Le « Ber­tho-cou­rons » et la Foire de la Fête du tra­vail sont des exemples qu’il donne.

« Je me suis fait les dents en tant que bé­né­vole », dé­clare-t-il.

En 1982, il a été em­bau­ché par Ber­thier­ville qui ve­nait d’ou­vrir le poste de di­rec­teur des loi­sirs.

À son ar­ri­vée, le ho­ckey, le pa­ti­nage ar­tis­tique et la balle fonc­tion­nait de fa­çon au­to­nome. M. Bel­le­hu­meur a d’abord agi en sup­port puis des liens so­lides se sont tis­sés. La com­mis­sion des loi­sirs a conti­nué du­rant cinq autres an­nées

Il a éta­bli des liens avec la com­mis­sion sco­laire Des Sa­mares pour l’échange de lo­caux. Il a noué des en­tentes pour que des écoles de ka­ra­té, de taek­won­do ou d’autres dis­ci­plines puissent uti­li­ser les gym­nases.

Ces for­ma­tions étaient ain­si dis­po­nibles à Ber­thier­ville sans que l’em­bauche de pro­fes­seurs ne soit re­quise. «Ça nous a permis d’of­frir un grand éven­tail d’ac­ti­vi­tés avec le moins de trouble pos­sible », ra­conte-t-il.

Il s’est aus­si char­gé de fa­ci­li­ter les choses pour la te­nue de com­pé­ti­tions à ca­rac­tère pro­vin­cial. Beau­coup de gens s’ame­naient alors à Ber­thier­ville.

Les an­nées ont pas­sé.

Au mo­ment de son dé­part, il était res­pon­sable des parcs, de la pis­cine, de l’aré­na, des gym­nases, du ten­nis, du camp de jour, de la pé­tanque, du soc­cer (sui­vi tech­nique) et des évé­ne­ments spé­ciaux à grand dé­ploie­ment. Et il s’ap­prê­tait à confier le vo­let cultu­rel (bi­blio­thèque, théâtre, sa­me­dis en mu­sique, évé­ne­ments cultu­rels ain­si que spé­ciaux) à une nou­velle per­sonne em­bau­chée à cet ef­fet.

Il éva­lue que son tra­vail a mué vers l’angle de l’ad­mi­nis­tra­tion (bud­get, ma­té­riel, sui­vi de po­li­tiques) alors qu’il était un or­ga­ni­sa­teur et un ani­ma­teur à son ar­ri­vée.

«C’est ren­du tel­le­ment gros que tu ne peux plus être or­ga­ni­sa­teur de tout », ex­plique-t-il.

M. Bel­le­hu­meur met en lu­mière l’ap­pui in­dé­fec­tible qu’il a eu de son épouse, Louise Du­bois, au fil des ans. Elle est se­cré­taire à l’hô­tel de ville.

Il sou­ligne aus­si la col­la­bo­ra­tion ob­te­nue du per­son­nel-cadre et des em­ployés de la ville, des élus et, sur­tout, des bé­né­voles.

« S’il n’y a pas de bé­né­voles, il n’y a pas de loi­sirs », ter­mine-t-il.

CAR­RIÈRE. Ha­bi­tué d’être à son bu­reau dès 7 heures du lun­di au ven­dre­di, de tra­vailler par­fois le soir et la fin de se­maine, Da­niel Bel­le­hu­meur fausse com­pa­gnie à l’hô­tel de ville. Di­rec­teur des loi­sirs de Ber­thier­ville de­puis 36 ans, il vient de prendre sa re­traite.

Pierre Bel­le­mare Pho­to TC Me­dia –

« On en a or­ga­ni­sé des af­faires », ra­conte Da­niel Bel­le­hu­meur au su­jet de l’époque de la com­mis­sion des loi­sirs.

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