Pi­que­tage à la Li­brai­rie Martin

L'Action - - Actualités - Éli­za­beth Mé­nard in­fo­la­nau­diere@trans­con­ti­nen­tal.ca

Les quelque 20 employés de la Li­brai­rie Martin, à Jo­liette, ont fait du pi­que­tage sur leur heure de dî­ner ven­dre­di. « Nous ne sommes pas en grève, pré­cise d’en­trée de jeu le conseiller syn­di­cal de la CSN, Gilles La­pierre. Ce sont de pe­tits moyens de pres­sion pour mon­trer à l’em­ployeur que nous sommes pré­sents. »

Les employés et la par­tie pa­tro­nale sont en né­go­cia­tions de­puis le mois de mars pour le re­nou­vel­le­ment de la conven­tion col­lec­tive qui échoue­ra le 31 juillet. La li­brai­rie, qui est le four­nis­seur of­fi­ciel de livres sco­laires de la ré­gion, en­tre­ra dans une pé­riode d’acha­lan­dage à la mi-août. Les employés vou­draient donc ré­gler le dos­sier le plus tôt pos­sible.

La pro­prié­taire de la li­brai­rie, France Martin, sou­tient tou­te­fois qu’il est im­pos­sible de re­tour­ner à la table de né­go­cia­tions avant la mi-sep­tembre. « Comme nous se­rons dans une pé­riode d’acha­lan­dage, je ne peux me per­mettre de m’ab­sen­ter du tra­vail, ex­pli­quet-elle, et l’avo­cat qui nous re­pré­sente n’a pas de dis­po­ni­bi­li­tés avant sep­tembre. »

Des né­go­cia­tions qui traînent

Les deux par­ties se sont dé­jà ren­con­trées plu­sieurs fois – sept ou huit fois se­lon Gilles La­pierre -, mais il reste en­core quelques points sur les­quels ils doivent s’en­tendre, no­tam­ment le sa­laire. Les employés vou­draient une aug­men­ta­tion d’en­vi­ron 1% ou 2 %, pour suivre l’aug­men­ta­tion du coût de la vie. « Nor­ma­le­ment, quand le sa­laire mi­ni­mum aug­mente, les em­ployeurs aug­mentent les sa­laires de leurs employés [même s’ils sont au des­sus de sa­laire mi­ni­mum], mais ça n’a pas été le cas à la li­brai­rie », sou­tient Gilles La­pierre. Le conseiller syn­di­cal dé­plore le fait que les employés de Bu­ro Plus aient de meilleurs sa­laires que ceux de la Li­brai­rie Martin.

La pré­sence d’un avo­cat à la table de né­go­cia­tions vient éga­le­ment com­pli­quer le jeu et ral­lon­ger le pro­ces­sus, se­lon le conseiller syn­di­cal. « Ça a mis un peu d’eau dans notre gaz, ça a sur­pris tout le monde, ra­conte Gilles La­pierre. C’est la pre­mière an­née de­puis…très long­temps que ça ar­rive. »

D’après France Martin, les moyens de pres­sion n’ont pas nui à l’am­biance de tra­vail qui de­meure très bonne. Elle se montre d’ailleurs com­pré­hen­sive. « Les employés ont pi­que­té sur leur heure de dî­ner, ça n’a pas dé­ran­gé le tra­vail ni les clients », in­dique-t-elle.

Mal­gré les moyens de pres­sion, la pro­prié­taire n’a pas l’in­ten­tion de de­van­cer la pro­chaine ren­contre. « Ce n’est pas par mau­vaise foi, c’est seule­ment un pro­blème de dis­po­ni­bi­li­tés », as­sure-t-elle.

Photo Jean Che­vrette

Les employés de la Li­brai­rie Martin ont pi­que­té, ven­dre­di der­nier, pour pres­ser un re­tour à la table de né­go­cia­tions.

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