Fer­me­ture tem­po­raire de l'école de Ma­na­wan

L'Action - - ACTUALITÉS - CA­RO­LINE MOR­NEAU

«Dès que nous avons été in­for­més de la si­tua­tion, nous avons im­mé­dia­te­ment pris les me­sures qui s’im­po­saient. Pour nous et pour le con­seil de Ma­na­wan, la santé et la sé­cu­ri­té des en­fants est une prio­ri­té et nous ne de­vons rien lais­ser au ha­sard. L’école res­te­ra donc fer­mée jus­qu’à ce que nous soyons ab­so­lu­ment cer­tains que les lieux sont sé­cu­ri­taires et qu’ils ne re­pré­sentent au­cun dan­ger pour les élèves et les membres du per­son­nel », a sou­li­gné An­nette Du­bé, di­rec­trice des ser­vices édu­ca­tifs du con­seil de bande de Ma­na­wan, par voie de com­mu­ni­qué.

Se­lon les in­for­ma­tions qui nous ont été trans­mises, les ma­laises au­raient été cau­sés par des odeurs in­com­mo­dantes dans l’en­ceinte sco­laire.

Au mo­ment d’écrire ces lignes le 20 mars, l'école ve­nait de rou­vrir. Une en­quête du ser­vice de l’amé­na­ge­ment com­mu­nau­taire de la ré­serve au­toch­tone et du ser­vice d’in­cen­die de la com­mu­nau­té a été ef­fec­tuée afin de sé­cu­ri­ser les lieux.

EN­VI­RON­NE­MENT. L’école pri­maire de Ma­na­wan, Si­mon P. Ot­ta­wa, a été fer­mée, la se­maine der­nière, par me­sure pré­ven­tive. La di­rec­tion des ser­vices édu­ca­tifs a pris cette dé­ci­sion après que des élèves et des membres du per­son­nel aient res­sen­ti des nau­sées, des maux de tête et des étour­dis­se­ments.

L’IN­SA­LU­BRI­TÉ NE DATE PAS D’HIER

La vé­tus­té des ins­tal­la­tions de l’école pri­maire de Ma­na­wan, la­quelle ac­cueille 430 élèves, ne date pas d’hier. De­puis bien­tôt 10 ans, des dé­marches «in­fruc­tueuses» sont en­tre­prises au­près de la Di­rec­tion ré­gio­nale de Qué­bec (AANC) et des ins­tances gou­ver­ne­men­tales fé­dé­rales afin de re­mé­dier à cette si­tua­tion, rap­pelle le chef du con­seil de bande, Jean-roch Ot­ta­wa.

« Le pro­blème, c’est que les en­nuis d’in­sa­lu­bri­té re­viennent tou­jours, même avec des ré­no­va­tions. Ce qu’il faut, c’est construire une nou­velle école », nous a-t-il dit lors de notre en­tre­tien, le 17 mars der­nier.

En 2015, rap­pe­lons-le, des tra­vaux de ré­fec­tion ma­jeurs de 1,4 M $ s’ache­vaient à Si­mon P. Ot­ta­wa. L’ac­tion avait rap­por­té en 2014 que l’éta­blis­se­ment sco­laire avait dû condam­ner cinq classes et un gym­nase pour in­sa­lu­bri­té.

«On a pas­sé plein de tests ces der­nières an­nées qui confirment que l’école est in­sa­lubre et que ça peut être dan­ge­reux pour la santé des en­fants. Nous ne pou­vons pas nous per­mettre de fer­mer l’école à tout bout de champs, comme ça. Sur­tout que nous n’avons pas d’autres in­fra­struc­tures pou­vant ac­cueillir des en­fants, en at­ten­dant. »

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