An­na-may vit la fé­bri­li­té de la ma­ter­nelle

L'Action - - ACTUALITÉS - MÉ­LIS­SA BLOUIN

DOS­SIER. Le 31 août, An­na-may Staf­ford, 5 ans, en­fi­le­ra son sac à dos et pren­dra l’autobus pour la toute pre­mière fois afin d’en­ta­mer son par­cours sco­laire à l’école Notre-dame-de-la-paix à Saint-am­broise. La jeune fille ne semble pas in­quiète par ce grand évé­ne­ment, au contraire, elle a hâte de com­men­cer la ma­ter­nelle et a même eu la chance de vi­si­ter sa classe ré­cem­ment.

«Il y avait pleins de bri­co­lages sur les murs et pleins de jouets et des grandes glis­sades dans la cour», a com­men­té la jeune fille une se­maine avant le jour J. Ses pa­rents sont tout aus­si en­thou­siastes quant à cet éta­blis­se­ment dont ils ont en­ten­du plu­sieurs beaux com­men­taires. De plus, il s’agit de l’école que son pa­pa, Jim­my Staf­ford, a fré­quen­tée quand il était pe­tit.

Au cours de sa pre­mière jour­née, An­na-may de­vra se rendre à l’école en autobus, puis ses pa­rents iront la re­joindre à l’école. Ils pas­se­ront un peu de temps tous en­semble, fe­ront un bri­co­lage et lais­se­ront An­na-may ter­mi­ner l’avant-mi­di seule. Elle re­vien­dra en­suite en autobus vers 11 h et le len­de­main, ce se­ra une jour­née com­plète.

« Ce sont de gros chan­ge­ments pour les en­fants et il y a des pa­rents qui trouvent ça dif­fi­cile, j’en en­tends beau­coup par­ler, mais moi je crois que ça va de soi. Elle est ren­due-là et elle a be­soin d’ap­prendre et d’avoir de nou­veaux dé­fis», a com­men­té M. Staf­ford.

Tou­te­fois, il est cons­cient que lui et sa conjointe se­ront pro­ba­ble­ment émo­tifs le jour ve­nu. «C’est bon qu’elle parte toute seule, nous al­lons pou­voir vivre notre mo­ment », a ri­go­lé sa mère Ka­rine Char­trand. Au mo­ment de notre ren­contre, cette der­nière avait en­core quelques in­ter­ro­ga­tions, par exemple sur le fonc­tion­ne­ment du ser­vice de garde, mais si­non tout était prêt.

An­na-may a d’ailleurs par­ti­ci­pé à son magasinage sco­laire. Elle a choi­si sa boîte à lunch, son coffre à crayons et des col­lants de chats pour iden­ti­fier ses ar­ticles. Sa mère a éga­le­ment dû se char­ger d’iden­ti­fier les bou­chons de ses 32 crayons feutres. Par­mi les élé­ments à ache­ter, il y avait trois bâ­tons de

(Pho­to gra­cieu­se­té)

An­na-may est prête pour la grande jour­née.

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