Louer des jouets, y avez-vous dé­jà pen­sé?

La Jou­jou­thèque Far­fouille a 30 ans

L'Action - - LA UNE - CA­RO­LINE MOR­NEAU

La Jou­jou­thèque Far­fouille, qui cé­lèbre son tren­tième an­ni­ver­saire de fon­da­tion cette an­née, est la plus grande bi­blio­thèque de jouets de La­nau­dière.

« C’est un concept qui existe ailleurs, ex­plique la co­or­don­na­trice Au­drey Re­naud, mais nor­ma­le­ment, ce genre de ser­vice est of­fert dans les mai­sons de la fa­mille, soit des lo­caux beau­coup plus pe­tits qu’ici. La Jou­jou­thèque a pour par­ti­cu­la­ri­té de te­nir un très grand in­ven­taire. Et elle ne fait pas par­tie d’un groupe, c’est une en­ti­té in­dé­pen­dante qui a son propre con­seil d’administration. »

Des jeux de so­cié­té, des vé­los pour les tout-pe­tits, des trot­ti­nettes, des ca­mions, des mai­sons de pou­pée, des châ­teaux, des ma­rion­nettes et bien plus. L’éta­blis­se­ment si­tué au coin des rues Saint-louis et La­val­trie est une vé­ri­table ca­verne d’ali Ba­ba pour les enfants. Très co­lo­rés, les lieux dis­posent à la fois d’items usa­gés et neufs.

«La plu­part de nos jouets sont des dons. Évi­dem­ment, tout ce que nous prê­tons est en bon état », in­dique Mme Re­naud, ajou­tant avoir ache­té cette an­née pour 11000$ de jouets neufs, à l’aide d’une sub­ven­tion du mi­nis­tère de la Fa­mille.

«C’est la pre­mière fois qu’on dé­pense au­tant pour du neuf. Mais par­fois, ça fait du bien de pro­po­ser de nou­veaux jouets qui n’ont ja­mais été uti­li­sés. Il est im­por­tant de pré­ci­ser que tous les em­prunts sont la­vés et dés­in­fec­tés lors­qu’ils sont re­tour­nés. »

La for­mule est simple. Toute per­sonne in­té­res­sée à devenir membre doit se prendre un abon­ne­ment an­nuel, qui va­rie entre 25 $ et 35 $, se­lon le nombre de jouets qu’elle sou­haite em­prun­ter à la fois. Chaque lo­ca­tion de trois à six jeux est va­lide pour une du­rée d’un mois. Il existe éga­le­ment des for­faits pour les or­ga­nismes, les écoles et les gar­de­ries.

FA­MILLES. Le concept de bi­blio­thèque de jouets vous est-il fa­mi­lier? À Jo­liette, un or­ga­nisme à but non lu­cra­tif offre la pos­si­bi­li­té de louer des jeux à prix mo­dique. Un concept ori­gi­nal qui connaî­trait un suc­cès gran­dis­sant de­puis 30 ans.

DES JOUETS ADAP­TÉS

Plu­sieurs bé­né­voles et in­ter­ve­nants du ré­seau de la san­té et des ser­vices so­ciaux de La­nau­dière, no­tam­ment des centres de ré­adap­ta­tion Le Bou­clier et La My­riade, sont à l’ori­gine de la fon­da­tion de la Jou­jou­thèque Far­fouille. En 1988, le nou­vel or­ga­nisme re­ce­vait 250 jouets en dons, dont une qua­ran­taine étaient adap­tés pour les enfants qui com­posent avec une dé­fi­cience in­tel­lec­tuelle ou phy­sique.

« La mis­sion de la Jou­jou­thèque a chan­gé au fil du temps. Au dé­part, ça se vou­lait sur­tout un en­droit où les pa­rents d’enfants aux be­soins par­ti­cu­liers pou­vaient se pro­cu­rer des jouets adap­tés à bon prix. Car ces jouets coûtent sou­vent très cher », ra­conte la co­or­don­na­trice de l’éta­blis­se­ment qui ac­cueille au­jourd’hui tout type de clien­tèle.

« On a en­core des jouets adap­tés, mais on ne se concentre pas uni­que­ment là-des­sus, ajoute-t-elle. Et tout le monde peut ve­nir. Sou­vent, les gens pensent qu’on ac­cueille seule­ment des fa­milles à faible re­ve­nu, mais c’est faux. On a beau­coup de jeunes fa­milles ai­sées. De plus en plus, on re­çoit aus­si de jeunes grands-pa­rents qui viennent s’équi­per de jeux pour ac­cueillir leurs pe­tits-enfants chez eux. C’est très va­rié, tout le monde peut ve­nir ».

Lors de la fon­da­tion de l’éta­blis­se­ment, en 1988, ce­lui-ci était gé­ré uni­que­ment par des bé­né­voles. Puis, au fil du temps, il a pris de l’ex­pan­sion. Au­jourd’hui, la Jou­jou­thèque Far­fouille em­ploie deux per­sonnes à temps plein et re­çoit l’aide de nom­breux bé­né­voles et sta­giaires. Chaque an­née, l’or­ga­nisme en­re­gistre en­vi­ron 500 abon­ne­ments, in­cluant les an­ciens et les nou­veaux.

Outre le ser­vice de lo­ca­tion, la Jou­jou­thèque en­cou­rage l’in­ser­tion en mi­lieu de tra­vail des per­sonnes pré­sen­tant une dé­fi­cience ou un han­di­cap, en les ac­cueillant comme sta­giaire ou bé­né­vole. Elle re­çoit aus­si beau­coup d’étu­diants.

« On offre des ate­liers qui fa­vo­risent l’in­té­gra­tion et qui per­mettent de bri­ser l’iso­le­ment. Plu­sieurs autres ac­ti­vi­tés sont or­ga­ni­sées pour toute la fa­mille, comme des vi­sion­ne­ments de films, des lec­tures de contes, etc. »

(Pho­to TC Media – Ca­ro­line Mor­neau)

La co­or­don­na­trice de l’éta­blis­se­ment, Au­drey Re­naud.

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