Sainte-émé­lie opte pour l’en­sei­gne­ment du com­pos­tage do­mes­tique

L'Action - - ACTUALITÉS - CA­RO­LINE MOR­NEAU

Après ana­lyse, la Mu­ni­ci­pa­li­té a conclu que le dé­ploie­ment d’un pro­jet per­son­na­li­sé per­met­tant aux ci­toyens de faire leur propre com­pos­tage à la mai­son se­rait plus avan­ta­geux d’un point de vue éco­no­mique et en­vi­ron­ne­men­tal que l’im­plan­ta­tion d’un sys­tème de col­lecte à trois voies.

«Plu­sieurs mu­ni­ci­pa­li­tés adoptent le bac brun de­puis quelques an­nées. De notre cô­té, on a choi­si de dé­ve­lop­per un concept dif­fé­rent, in­dique An­gé­la Guen­tert. On cher­chait un moyen d’en­cou­ra­ger le com­pos­tage et de dé­mys­ti­fier la pra­tique, en évi­tant de dé­bour­ser pour la col­lecte du bac brun aux portes qui coûte cher et qui im­plique plus de ca­mion­nage et plus de pol­lu­tion de l’air. »

Con­crè­te­ment, le pro­gramme in­clut une formation ain­si qu’une trousse gra­tuite com­pre­nant un com­pos­teur, un aé­ra­teur à com­post, un conte­nant pour la cui­sine et un guide. En­vi­ron 160 per­sonnes au­raient pris part à l’une des for­ma­tions of­fertes du­rant l’été et plus de 121 uni­tés d’oc­cu­pa­tion se se­raient dé­jà pré­va­lues de leur trousse.

« La col­lecte à trois voies, ça peut fonc­tion­ner, mais le pro­blème avec ça, c’est que l’édu­ca­tion des gens est sou­vent né­gli­gée. Sou­vent, ils mettent n’im­porte quoi dans le bac brun, d’autres ne s’en servent pas, alors ça traîne. Au fi­nal, ça donne plus de tra­vail qu’autre chose au

EN­VI­RON­NE­MENT. Sainte-émé­lie-del’éner­gie tra­vaille de­puis mai der­nier à l’im­plan­ta­tion du com­pos­tage do­mes­tique à la mu­ni­ci­pa­li­té et d’un pro­gramme de formation et d’ac­com­pa­gne­ment. Une for­mule qui connaî­trait du suc­cès jus­qu’à pré­sent, se­lon la char­gée de pro­jets en en­vi­ron­ne­ment, An­gé­la Guen­tert.

centre de tri. Nous, on pré­fère mi­ser sur la vo­lon­té de cha­cun à faire son propre com­post et prendre le temps de don­ner des trucs pour que ce soit ef­fi­cace. »

Lors des séances d’in­for­ma­tion sur le com­pos­tage do­mes­tique, l’au­di­toire est va­rié, ajoute la char­gée de pro­jets. Se­lon ses cal­culs, 60 % des par­ti­ci­pants qui se sont pré­sen­tés jus­qu’à main­te­nant com­pos­taient dé­jà à dif­fé­rents de­grés et de différentes ma­nières et 40 % vou­laient adop­ter de nou­velles ha­bi­tudes éco­res­pon­sables.

An­gé­la Guen­tert, qui offre elle-même les for­ma­tions, re­marque éga­le­ment que beau­coup de gens n’adhèrent pas à la pra­tique, parce qu’ils ne savent pas com­ment faire. D’autres re­doutent les in­sectes, les odeurs nau­séa­bondes et le manque de temps.

« On leur ex­plique quoi mettre à l’in­té­rieur pour ba­lan­cer le mé­lange et évi­ter d’at­ti­rer les in­sectes et les vers blancs. Plu­sieurs trucs sont éga­le­ment of­ferts pour éloi­gner les ani­maux et pré­ve­nir les mau­vaises odeurs. Ce n’est pas aus­si long et com­pli­qué qu’on pense. »

Les pro­chaines séances d’in­for­ma­tion se tien­dront le 3 oc­tobre à 19 h et le 4 no­vembre à 10h. D’autres dates sui­vront.

La mu­ni­ci­pa­li­té offre aus­si une ligne in­fo (par cour­riel ou té­lé­phone) pour ré­pondre aux in­ter­ro­ga­tions et pro­blé­ma­tiques des ci­toyens, en plus de la nou­velle page Web : https://www.adop­te­ton­com­post.com/ et de la page Fa­ce­book.

(Pho­to gracieuseté)

Nou­veau pro­gramme de com­pos­tage do­mes­tique à Sainte-émé­lie-de-l’éner­gie. La char­gée de pro­jets en en­vi­ron­ne­ment, An­gé­la Guen­tert, offre des for­ma­tions gra­tuites.

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