Georges Pro­vost re­con­naît avoir sé­ques­tré et agres­sé une vic­time

L'Action - - ACTUALITÉS - GE­NE­VIÈVE GEOF­FROY

JUS­TICE. L’ex-mu­si­cien de Saint-mi­cheldes-saints Georges Pro­vost a ad­mis, le 7 sep­tembre, avoir sé­ques­tré et agres­sé sexuel­le­ment une vic­time, lors de la qua­trième jour­née de son pro­cès concer­nant celle-ci et quatre autres vic­times al­lé­guées qu’il au­rait aus­si agres­sées sexuel­le­ment.

C’est après une soi­rée chez lui, où de l’al­cool et de la drogue ont été consom­més, que Georges Pro­vost a in­vi­té la vic­time à des­cendre avec lui dans son sous-sol, où l’agres­sion vio­lente a eu lieu.

FOR­CÉE

La vic­time se se­rait alors re­trou­vée en com­pa­gnie de Georges Pro­vost et d’une autre de ses vic­times al­lé­guées et il l’a alors in­vi­tée à prendre place pour qu’elle ait des contacts sexuels avec l’autre vic­time al­lé­guée, se­lon les faits qu’il a ad­mis.

Par la suite, il l’a for­cée à lui faire une fel­la­tion.

« Il lui te­nait la tête as­sez fort pour qu’elle en pleure», a re­la­té l’avo­cate de la pour­suite, Me Sté­pha­nie Arel, lors de la pré­sen­ta­tion du ré­su­mé conjoint des faits de­vant le juge Jean-jacques Ga­gné.

La vic­time a alors com­men­cé à re­prendre ses es­prits et a ten­té de se sau­ver via des es­ca­liers me­nant à l’ex­té­rieur en criant à Georges Pro­vost qu’il était « un os­tie de ma­lade ».

EMPOIGNÉE PAR LES PIEDS

Alors qu’elle se trou­vait dans les es­ca­liers, Georges Pro­vost l’a empoignée par les pieds et lui a dit : « tu as com­men­cé, tu vas fi­nir ». La vic­time s’est co­gné la tête contre les marches. «Elle avait peur», a re­la­té l’avo­cate de la pour­suite avant ajou­té que la vic­time avait par la suite « per­du un bout » de ce qui se se­rait pas­sé.

DU SANG DANS LE NEZ ET LES OREILLES

Quand elle est re­ve­nue à elle, elle était al­lon­gée sur le dos, Georges Pro­vost était de­bout de­vant elle et il ne por­tait plus ses vê­te­ments hor­mis un t-shirt.

Ce­lui-ci l’a agres­sée sexuel­le­ment et, lors­qu’elle a ten­té de crier, il lui a mis une main sur la bouche et il lui a lais­sé en­tendre que ce se­rait pire si elle criait.

La vic­time ne se sou­vient pas com­ment elle a réus­si à sor­tir du sous-sol de Georges Pro­vost, mais elle se rap­pelle, lors­qu’elle est fi­na­le­ment ar­ri­vée chez elle, avoir consta­té qu’elle avait une par­tie du vi­sage bleu et qu’elle sai­gnait du nez et des oreilles.

Georges Pro­vost a plai­dé cou­pable à trois ac­cu­sa­tions concer­nant cette vic­time, soit de sé­ques­tra­tion, de voies de fait et d’agres­sion sexuelle, évi­tant ain­si à cette der­nière de ve­nir té­moi­gner lors du pro­cès.

Il fait face à 18 autres ac­cu­sa­tions concer­nant quatre autres vic­times al­lé­guées qu’il au­rait aus­si agres­sées sexuel­le­ment. Elles sont ve­nues té­moi­gner lors du pro­cès qui s’est dé­rou­lé sur plu­sieurs jours. Le juge qui a en­ten­du la cause doit rendre son ju­ge­ment concer­nant ces autres ac­cu­sa­tions le 19 sep­tembre.

(Pho­to TC Media – ar­chives)

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