Un col­loque sur la dys­pha­sie à Jo­liette

Des confé­rences pour en ap­prendre da­van­tage

L'Action - - ACTUALITÉS - CA­RO­LINE MOR­NEAU

De 8h30 à 16h30, dix confé­ren­ciers, dont un édu­ca­teur spé­cia­li­sé, une neu­ro­psy­cho­logue, une sexo­logue et autres spé­cia­listes, abor­de­ront des thèmes qui concernent les per­sonnes pré­sen­tant un trouble du lan­gage.

Il se­ra ques­tion des ser­vices ac­ces­sibles pour ces per­sonnes, des ou­tils tech­no­lo­giques à leur por­tée, mais aus­si des dif­fi­cul­tés qu’elles ren­contrent au quo­ti­dien, spé­cia­le­ment lors­qu’elles ar­rivent à l’âge adulte.

« Les che­mins qui mènent vers l’au­to­no­mie sont sou­vent plus li­mi­tés et ar­dus, mais ils existent. Nous sommes contents cette an­née d’abor­der des su­jets qui s’adressent aux adultes dys­pha­siques. On par­le­ra de lo­ge­ment, de sexua­li­té, d’ac­cès au mi­lieu du tra­vail et de sco­la­ri­sa­tion, par exemple », énu­mère Anne Bar­bus­ci, agente de sou­tien à l’in­té­gra­tion so­cio­pro­fes­sion­nelle pour les adultes dys­pha­siques, à Dys­pha­sie La­nau­dière.

Jo­sée Gré­goire, qui a re­çu un diag­nos­tic du trouble en 2015, par­le­ra no­tam­ment de son ex­pé­rience. Elle dé­mon­tre­ra que les gens dys­pha­siques peuvent réus­sir et trou­ver leur place dans la so­cié­té, en fai­sant preuve de per­sé­vé­rance.

« Ça n’a pas été fa­cile pour moi, ex­plique-t-elle lors d’un point de presse te­nu le 11 sep­tembre, mais j’ai réus­si à ter­mi­ner mes études col­lé­giales en édu­ca­tion spé­cia­li­sée. Je tra­vaille pré­sen­te­ment dans le do­maine. »

En plus d’ou­tiller et d’in­for­mer, les confé­ren­ciers ten­te­ront de dé­mys­ti­fier le phé­no­mène et de le faire connaître à la po­pu­la­tion, afin de dé­ve­lop­per des ser­vices. Bien que le nombre de diag­nos­tics se­rait en hausse, les res­sources de­meu­re­raient li­mi­tées.

«J’ai trois enfants, dont deux qui ont des be­soins par­ti­cu­liers. L’un est au­tiste et l’autre est dys­pha­sique. Je re­çois beau­coup plus de ser­vices et d’ar­gent pour mon en­fant au­tiste que pour mon en­fant dys­pha­sique. Pour­tant, ce sont deux troubles neu­ro­lo­giques qui en­traînent des dif­fi­cul­tés d’ap­pren­tis­sage et d’in­té­gra­tion com­pa­rables », té­moigne pour sa part Clau­dine Le­vas­seur, pré­si­dente du con­seil d’administration à Dys­pha­sie La­nau­dière.

TROUBLE DU LAN­GAGE. Un deuxième col­loque or­ga­ni­sé par Dys­pha­sie La­nau­dière por­tant sur la dys­pha­sie et la dys­praxie ver­bale se dé­rou­le­ra le 14 oc­tobre pro­chain, au Cé­gep ré­gio­nal de La­nau­dière à Jo­liette. Le but : per­mettre aux pa­rents, aux jeunes et aux in­ter­ve­nants de s’ou­tiller et d’en ap­prendre da­van­tage sur le su­jet.

QU’EST-CE QUE LA DYS­PRAXIE ET LA DYS­PHA­SIE ?

Con­crè­te­ment, la dys­pha­sie et la dys­praxie ver­bale sont deux troubles d’ori­gine neu­ro­lo­gique qui af­fectent le lan­gage. Dans le cas de la dys­praxie ver­bale, il s’agit de l’in­ap­ti­tude à po­si­tion­ner cor­rec­te­ment la langue, les lèvres, la mâ­choire et les cordes vo­cales pour par­ler.

Quant à la dys­pha­sie, elle af­fecte la ca­pa­ci­té à com­mu­ni­quer et à com­prendre les in­for­ma­tions.

Dans La­nau­dière, dif­fi­cile d’es­ti­mer com­bien de per­sonnes sont af­fec­tées par un trouble de lan­gage, puisque plu­sieurs ne re­ce­vront ja­mais de diag­nos­tic.

À no­ter que le col­loque est ac­ces­sible à tout le monde. Pour in­for­ma­tions ou pour s’ins­crire : dys­pha­sie­la­nau­diere.org.

(Pho­to TC Media – Ca­ro­line Mor­neau)

Lors du point de presse : Jo­sée Le­may, di­rec­trice à Dys­pha­sie La­nau­dière ; Jo­sée Gré­goire, confé­ren­cière ; Vé­ro­nique Hi­von, dé­pu­tée de Jo­liette et pré­si­dente d’hon­neur du col­loque ; Anne Bar­bus­ci, agente de sou­tien à l’in­té­gra­tion so­cio­pro­fes­sion­nelle pour per­sonnes dys­pha­siques et Clau­dine Le­vas­seur, pré­si­dente du con­seil d’administration à Dys­pha­sie La­nau­dière.

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