La Chambre lance sa nou­velle sai­son de dî­ners-confé­rences en grand

Avec Dr Sa­rah Bel­le­mare

L'Action - - ACTUALITÉS - ÉLISE BROUILLETTE

Sa­rah Bel­le­mare, na­tive de Saint-char­les­bor­ro­mée, chi­rur­gienne hé­pa­tique, a en ef­fet su cap­ti­ver son au­di­toire du dé­but à la fin, mé­ri­tant même une ova­tion et gé­né­rant un flot in­ha­bi­tuel de ques­tions.

Pleine de vé­ri­té et d’his­toires hu­maines et tou­chantes, Dr Sa­rah Bel­le­mare a par­lé de son che­mi­ne­ment et sur­tout de son tra­vail au Mon­te­fiore Me­di­cal Cen­ter, dans le Bronx.

Sa­rah Bel­le­mare a no­tam­ment étu­dié à l’aca­dé­mie An­toine-man­seau et elle a rem­por­té la grande bourse du Fes­ti­val et Concours de mu­sique clas­sique de La­nau­dière en 1989. Tou­te­fois, c’est la mé­de­cine et la chi­rur­gie hé­pa­tique qui l’ont sé­duite.

Au­pa­ra­vant chi­rur­gienne hé­pa­tique au CHUM, Sa­rah Bel­le­mare s’est fait connaître en 2004 pour avoir réa­li­sé la pre­mière greffe du foie ef­fec­tuée à par­tir d’un don­neur vi­vant au Qué­bec.

Elle a ef­fec­tué sa formation post­doc­to­rale au Co­lum­bia Pres­by­te­rian Me­di­cal Cen­ter de New York.

Sa­rah Bel­le­mare a confié qu’elle avait tra­vaillé seule­ment deux ans à Mon­tréal, mais qu’elle y se­rait res­tée à vie si elle n’avait pas ren­con­tré l’amour aux États-unis.

Alors qu’elle était au Co­lum­bia Pres­by­te­rian, on l’a con­tac­tée afin de lui pro­po­ser de mon­ter un pro­gramme de trans­plan­ta­tion à par­tir de zé­ro au Mon­te­fiore dans le Bronx, une aven­ture qu’elle vit de­puis 2007.

Sa­rah Bel­le­mare a abor­dé la réa­li­té des be­soins au ni­veau de la trans­plan­ta­tion de foie aux États-unis, alors que 14361 per­sonnes sont en at­tente d’un or­gane. Si la prin­ci­pale cause de ma­la­die de foie est l’hé­pa­tite C, les pro­blèmes liés à l’ali­men­ta­tion grasse et à la consom­ma­tion d’al­cool sont de plus en plus im­por­tants.

Aux États-unis, en 2016, 7841 trans­plan­ta­tions ont été ef­fec­tuées, 7496 avec des don­neurs ca­da­vé­riques et 345 à par­tir de don­neurs vi­vants.

«Le be­soin d’or­ganes est im­por­tant car nous n’avons pas as­sez de don­neurs», a ex­pli­qué Dr Bel­le­mare.

«On es­saie d’élar­gir les pos­si­bi­li­tés d’avoir des don­neurs de foie.» Par­mi les pos­si­bi­li­tés, il y a celle du don­neur vi­vant. En ef­fet, puisque le foie est un or­gane qui se ré­gé­nère en 4 à 6 se­maines, il est pos­sible de faire don d’une par­tie de son foie à un proche. Cette forme de don est en­ca­drée par une pra­tique ri­gou­reuse. Le don­neur et le re­ce­veur sont

AF­FAIRES. La Chambre de com­merce du Grand Jo­liette a lan­cé sa sai­son de dî­ners-confé­rences 2017-2018 en grand avec une confé­rence du Dr Sa­rah Bel­le­mare.

sur la table d’opé­ra­tion en même temps et ont cha­cun une équipe mé­di­cale com­plète. Le sui­vi, par la suite, se fait à vie.

Dr Sa­rah Bel­le­mare a ra­con­té l’his­toire qui semble sur­réa­liste d’un jeune homme de 21 ans qui était at­teint d’une ma­la­die des voies bi­liaires, mais qui ne se qua­li­fiait pas pour avoir un nou­veau foie. En rai­son des trai­te­ments ef­fi­caces qui existent au­jourd’hui, sa seule chance de sur­vivre fut de re­ce­voir un foie qui était in­fec­té par l’hé­pa­tite C, mais d’être trai­té im­mé­dia­te­ment. En pleine forme, ce der­nier s’ap­prê­tait d’ailleurs à re­tour­ner à l’école au cours des der­nières se­maines.

La chi­rur­gienne a fi­na­le­ment par­lé de l’im­por­tance de si­gner sa carte de don d’or­ganes dès main­te­nant. « Ce ne sont pas des conver­sa­tions agréables, mais il faut en par­ler. »

(Pho­to TC Media – Élise Brouillette)

Dr Sa­rah Bel­le­mare.

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