Je parle de quête et d’ini­tia­tion, mes hé­ros en bavent et changent”

L'actu - - INTERVIEW LIVRES - En­tre­tien réa­li­sé par Au­drey Nait-Chal­lal

Com­ment cette nou­velle tri­lo­gie, (Gal­li­mard), a-t-elle dé­mar­ré ? Terre-Dra­gon

Erik L’Homme : Un uni­vers, le royaume de Terre-Dra­gon, s’est im­po­sé à moi. Il est di­ri­gé par un roi que per­sonne n’a ja­mais vu. Pour l’ima­gi­ner, je me suis ser­vi d’images du Pa­kis­tan, pays dans le­quel j’ai voya­gé il y a 20 ans. Je me sou­viens d’une val­lée par­cou­rue par un tor­rent dont l’eau était grise à cause de la fonte des neiges. J’ai ima­gi­né que c’était du mé­tal.

Com­ment votre jeune hé­ros, Ae­gir, est-il né ?

Au dé­part, je vou­lais re­prendre une tra­di­tion vi­king, celle des guer­riers se trans­for­mant en ours sous l’ef­fet de drogues. Cette idée a évo­lué et j’ai ima­gi­né un gar­çon qui, avant de de­ve­nir un guer­rier-ours, a long­temps été gar­dé pri­son­nier.

Il y a aus­si une hé­roïne. Pour­quoi ?

Sans filles, la vie ne vaut pas la peine d’être vé­cue (rires). Je vou­lais que mon hé­ros ait son pen­dant fé­mi­nin. Ce­la en­ri­chit les pos­si­bi­li­tés d’in­ter­ac­tion entre les per­son­nages et crée de l’ani­ma­tion.

L’he­roic fan­ta­sy est un genre nou­veau pour vous…

Oui. Pour la pre­mière fois, je dé­ve­loppe un uni­vers sans au­cun clin d’oeil à notre époque. Je veux faire le tour des genres. J’ai dé­jà écrit du fan­tas­tique, de la science-fic­tion, des contes… C’est un moyen de va­rier mon ima­gi­naire et mon écri­ture.

Vous êtes un ha­bi­tué des sé­ries. Pour­quoi ?

Je n’ai pas le cou­rage d’écrire un gros livre, sans étapes. Et je suis à l’aise avec les tri­lo­gies. Mais à chaque fois, je sais dès le dé­but com­ment l’aven­ture se fi­ni­ra.

C’est un ro­man d’aven­tures et un livre ini­tia­tique…

Oui, tou­jours ! Je veux que mes ro­mans aident les lec­teurs à gran­dir. Je parle de quête et d’ini­tia­tion. Mes hé­ros en bavent et changent.

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