Le cour­rier

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BRA­VO DE DON­NER UNE PLACE AUX EN­JEUX QUI PRÉ­OC­CUPENT LES PA­RENTS : ÉDU­CA­TION, CONCI­LIA­TION, AMÉ­NA­GE­MENT DES VILLES, PROCHES AIDANTS... (« LE BURNOUT PARENTAL », MAI 2018.) IL Y A TANT À DIRE. MA­RIE-EVE BRUNET — MON­TRÉAL

SU­PER-AC­TIVE !

Je suis très im­pres­sion­née par Mme Dra­peau, qui semble avoir com­pris que l’exer­cice fait que cer­taines hor­mones, comme les en­dor­phines que le cer­veau sé­crète, nous rendent heu­reux et donc nous mo­tivent à bou­ger pour notre san­té (« Place aux su­per-vieux », juin 2018).

MAR­TINE LAFORTUNE — WEB

DE LA CULTURE AU DÉ­BAT

Comme Mme Baz­zo, j’adore l’émis­sion fran­çaise On n’est pas en­core cou­ché (« Re­lan­cer le dé­bat », juin 2018). Com­ment pour­rait-on avoir de tels dé­bats au Qué­bec, où l’ab­sence de culture semble presque un a prio­ri pour fi­gu­rer dans les mé­dias ?

Les quiz vides et fri­sant sou­vent le ri­di­cule tiennent lieu et place d’émis­sions cultu­relles sur nos écrans. On n’a qu’à consta­ter la qua­li­té de la langue et le vide cultu­rel des sem­pi­ter­nels mêmes ar­tistes in­vi­tés, en par­ti­cu­lier les hu­mo­ristes, qui sont in­ca­pables de dis­cou­rir d’autre chose que de fu­ti­li­tés et de leurs po­tins ar­tis­tiques. Nous de­ve­nons de plus en plus un peuple d’ac­cul­tu­rés qui n’a de cesse de se confor­mer aux modes en vi­gueur et au po­li­ti­que­ment cor­rect.

RE­NÉ ROCHON — BRO­MONT

LA FACE CA­CHÉE DU POU­VOIR

Mer­ci à Noé­mi Mer­cier de rap­pe­ler que « la vio­lence sexuelle car­bure aux écarts de pou­voir entre les sexes » (« Le Har­vey Wein­stein en nous », juin 2018). Que le pou­voir trans­forme ceux (et celles) qui le dé­tiennent, c’est-à-dire que « les femmes aus­si sexua­li­saient leurs in­ter­ac­tions lors­qu’elles de­ve­naient pa­tronnes ». J’ajoute : dans les rap­ports so­ciaux comme au tra­vail. Une évi­dence le plus sou­vent ta­bou.

SERGE GA­GNÉ — SUT­TON

AU NEUTRE

À quoi bon les genres en fran­çais ? (« Le poids des mots », mai 2018.) Pour ex­pri­mer l’éga­li­té, on n’a qu’à éli­mi­ner les genres. Sans eux, tous les as­pects que Mme Mer­cier dé­crit n’exis­te­raient pas. Les genres dans la langue fran­çaise n’ont pas de si­gni­fi­ca­tion lo­gique et, à vrai dire, ils ne sont pas né­ces­saires pour la com­mu­ni­ca­tion. Pour­quoi dé­crit-on « une table » comme fé­mi­nine et « un arbre » comme mas­cu­lin ? Les genres rendent le fran­çais plus com­pli­qué et plus long. Il y a 1 000 ans, l’an­glais s’est dé­bar­ras­sé des genres, ce qui a contri­bué à la flexi­bi­li­té et à l’ef­fi­ca­ci­té de cette langue, fac­teurs qui ont per­mis à l’an­glais de do­mi­ner le monde, sur­tout dans le do­maine des tech­no­lo­gies et des af­faires. Ce se­rait plus fa­cile, plus clair et plus ef­fi­cace de n’avoir qu’un seul mot pour dé­crire les femmes et les hommes, où tout le monde se­rait in­clus — tea­cher, ci­ti­zen, ac­coun­tant, etc.

TER­RY GADSDEN — MIRAMICHI (N.-B.)

LA SO­LU­TION EST COL­LEC­TIVE

Le pre­mier mi­nistre a tout faux avec sa po­li­tique des 100 000 vé­hi­cules élec­triques sur nos routes en 2020 (« Le monde en­tier est un par­king », mai 2018). Où va-t-on les ga­rer ? En par­tie dans les rues de Mon­tréal et de Qué­bec ? Rem­pla­cer chaque mo­teur à com­bus­tion par une au­to élec­trique sans conduc­teur se­rait un gâ­chis. Il faut im­pé­ra­ti­ve­ment ré­duire le nombre de vé­hi­cules. La so­lu­tion pour « sau­ver la pla­nète », en plus de chan­ger nos com­por­te­ments (on peut tou­jours rê­ver !), passe né­ces­sai­re­ment par le dé­ve­lop­pe­ment in­tense du trans­port col­lec­tif, par l’adop­tion de me­sures dra­co­niennes pour ré­duire la pé­né­tra­tion des voi­tures (au­to­nomes ou pas) au centre de nos grandes villes. Ça fait 30 ans qu’on nous an­nonce le pro­lon­ge­ment de la ligne bleue du mé­tro de Mon­tréal. Et voi­ci que les li­bé­raux, au pou­voir de­puis 15 ans ou presque, ac­couchent du pro­jet… à la veille des élec­tions.

GHIS­LAIN LAROCHE — MON­TRÉAL

ET LE PLAI­SIR ?

De­puis des mois, on nous parle des ver­tus de l’au­to­mo­bile au­to­nome et on nous convainc qu’on n’y échap­pe­ra pas, que nous se­rons bien­tôt tous heu­reux de nous lais­ser conduire par ces ma­chins-là

(« La voi­ture au­to­nome ar­rive », mai 2018). Com­ment se fait-il que per­sonne ne men­tionne le fait que pour bien des gens conduire est un plai­sir ? Pour­quoi te­nir pour ac­quis que conduire est une cor­vée ?

Il me semble qu’on de­vrait mettre ça dans l’équa­tion. À 62 ans, j’ai ap­pris à pi­lo­ter un avion.

Le plai­sir que j’y ai trou­vé n’a pas d’abord été de voya­ger ni d’ad­mi­rer de beaux pay­sages.

Ç’a été de « faire mar­cher la ma­chine », plai­sir à la fois in­tel­lec­tuel et sen­so­ri­mo­teur. C’est ce que la voi­ture au­to­nome éli­mine : le plai­sir d’exer­cer des com­pé­tences pour faire mar­cher une ma­chine.

AN­DRÉ NORMANDEAU — SHERBROOKE

UNE TOUCHE D’HU­MOUR

Cet ar­ticle m’ap­pa­raît in­utile

(« Le 21 mai, on fête quoi ? », mai 2018). Re­par­ler de Dol­lard ou de la reine est hors du temps. Nous cé­lé­brons la fête des Pa­triotes. Un ar­ticle rap­pe­lant leur contexte his­to­rique au­rait plu da­van­tage.

RÉJEAN GUAY — WEB Ça ne règle pas grand-chose, mais c’est vrai­ment amu­sant.

JANON — WEB

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