Lea­ders de la crois­sance 2018

L’actualité - - SOMMAIRE - IL­LUS­TRA­TIONS DE PAULE THI­BAULT PAR MARC-AN­DRÉ SA­BOU­RIN

Dé­cou­vrez les ve­dettes mé­con­nues de l’en­tre­pre­neu­riat qué­bé­cois dans notre pal­ma­rès qui re­cense les en­tre­prises dont le chiffre d’af­faires a ex­plo­sé au cours des der­nières an­nées.

Sa­viez-vous que l’un des plus im­por­tants fa­bri­cants de jeux d’eau au monde est si­tué à Pointe-Claire ? Qu’un lo­gi­ciel créé à Mon­tréal est uti­li­sé par Apple ? Que les sa­tel­lites des grands ré­seaux de té­lé­vi­sion de ce monde com­mu­niquent grâce à une tech­no­lo­gie mise au point dans le quar­tier Saint-Laurent ? Que des cen­trales nu­cléaires d’Eu­rope sont ins­pec­tées au moyen d’un ap­pa­reil conçu à Qué­bec ? Chaque an­née, L’ac­tua­li­té pu­blie le pal­ma­rès des Lea­ders de la crois­sance, qui re­cense les en­tre­prises, souvent mé­con­nues, dont le chiffre d’af­faires a ex­plo­sé au cours des der­nières an­nées. Les 50 que nous vous pré­sen­tons dans la cu­vée 2018 — la 25e ! — gé­nèrent en­semble des re­ve­nus fri­sant le mil­liard de dol­lars et em­ploient plus de 4 000 per­sonnes. Le vé­ri­table in­té­rêt de ce pal­ma­rès n’est tou­te­fois pas dans les chiffres. Il est dans les hommes et les femmes — en­core trop peu nom­breuses dans des postes de PDG — qui s’acharnent jour après jour avec leur équipe pour faire gran­dir leur en­tre­prise et, par le fait même, l’éco­no­mie du Qué­bec. Ce sont leurs his­toires que nous vous ra­con­tons dans les pro­chaines pages.

1. SU­TE­RA EN­TRE­PRE­NEUR GÉ­NÉ­RAL

Crois­sance : 4 157 %

Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 14 Siège so­cial : La­val Même s’il n’a que 42 ans, Ema­nuel Su­te­ra est un ha­bi­tué des hô­pi­taux. Tel­le­ment qu’il peine à énu­mé­rer tous ceux où il est al­lé dans les der­nières an­nées. Il faut dire que ses ser­vices sont de­man­dés : peu d’en­tre­pre­neurs en construc­tion pos­sèdent l’ex­per­tise né­ces­saire pour tra­vailler en mi­lieu hos­pi­ta­lier.

Son en­tre­prise épo­nyme, Su­te­ra, maî­trise tout aus­si bien le pro­to­cole de pré­ven­tion des in­fec­tions que le Code du bâ­ti­ment. « On ne ré­nove pas un hô­pi­tal comme on ré­nove un bu­reau, sou­ligne le pré­sident.

Quand on tra­vaille, il peut y avoir une opé­ra­tion dans la pièce d’à cô­té ! »

Avant de com­men­cer les tra­vaux, une zone étanche est créée afin d’iso­ler l’es­pace à ré­no­ver. Des ap­pa­reils per­mettent d’y main­te­nir une pres­sion at­mo­sphé­rique in­fé­rieure à celle du reste de l’hô­pi­tal. Ain­si, lorsque les ou­vriers ouvrent la porte du chan­tier, l’air y entre plu­tôt que d’en sor­tir avec la pous­sière et les conta­mi­nants. L’éva­cua­tion des dé­chets est éga­le­ment plus com­plexe. « On ne peut pas mar­cher avec de vieilles planches de gypse dans les cor­ri­dors », dit Ema­nuel Su­te­ra. Les détritus sont donc dé­po­sés dans un cha­riot, puis re­cou­verts d’une bâche hu­mide pour re­te­nir les par­ti­cules fines. « On lave même les roues avant de sor­tir. » L’un des pro­chains gros chan­tiers se­ra le ré­amé­na­ge­ment de l’uni­té mère-en­fant du Centre hos­pi­ta­lier uni­ver­si­taire Sainte-Jus­tine, un contrat de 8,9 mil­lions de dol­lars. L’en­tre­prise réa­lise éga­le­ment de plus en plus de tra­vaux en de­hors du sec­teur mé­di­cal. « Une fois qu’on a fait un amé­na­ge­ment en mi­lieu hos­pi­ta­lier, tous les autres nous semblent plus simples. » 2. NEUVOO MO­TEUR DE RE­CHERCHE D’EM­PLOIS Crois­sance : 3 654 % Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 150

Siège so­cial : Mon­tréal Neuvoo re­cense 30 mil­lions d’em­plois dans 65 pays ! 3. FIXMES­TICK TECH­NO­LO­GIES CRÉA­TEUR DU FIXMES­TICK, UNE CLÉ USB AN­TI­VI­RUS Crois­sance : 3 097 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 25 (+ 5 à temps par­tiel)

Siège so­cial : Mon­tréal

Le se­cret de sa crois­sance ? « On a ven­du beau­coup de FixMeS­tick ;) », écrit le co­fon­da­teur Co­rey Ve­lan. 4. DIFF SO­LU­TIONS DE COM­MERCE ET DE MAR­KE­TING EN LIGNE Crois­sance : 2 641 % Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions

Em­ployés : 50

Siège so­cial : Mon­tréal

Diff a créé le site tran­sac­tion­nel de Best­sel­ler, une mul­ti­na­tio­nale du vê­te­ment si­tuée au Da­ne­mark et ayant un chiffre d’af­faires de plus de trois mil­liards d’eu­ros. 5. QUAD­BRIDGE FOUR­NIS­SEUR ET GES­TION­NAIRE D’ÉQUI­PE­MENT IN­FOR­MA­TIQUE POUR EN­TRE­PRISES Crois­sance : 2 105 %

Chiffre d’af­faires : entre 50 et 100 mil­lions

Em­ployés : 55

Siège so­cial : Mon­tréal

Pour trou­ver des em­ployés dans le sec­teur de l’in­for­ma­tique, Quad­bridge n’hé­site pas à re­cru­ter à l’étran­ger.

6. GROUPE DE TRAN­SPORT ENER­GY TRAN­SPORT DE MAR­CHAN­DISES PAR CA­MION

Crois­sance : 2 006 %

Chiffre d’af­faires : entre 50 et 100 mil­lions Em­ployés : 95

Siège so­cial : Mon­tréal

Ame­ner un ob­jet du point A au point B est la spé­cia­li­té du groupe, qui fait du tran­sport de mar­chan­dises au Ca­na­da et aux États-Unis, et en fe­ra bien­tôt au Mexique. « On peut “ship­per” tout ce qui entre dans un ca­mion », dit Shawn Gi­rard, 38 ans, qui a co­fon­dé l’en­tre­prise avec son ami d’en­fance Mi­chael Cin­qui­no en 2007. Voi­ci quelques exemples.

Un chan­de­lier pour un hô­tel new-yor­kais

« Il nous a fal­lu sept ou huit ca­mions. » C’était un GROS chan­de­lier.

Des éo­liennes

Dans cer­tains États amé­ri­cains, les ca­mions qui trans­portent des mar­chan­dises sur­di­men­sion­nées ne peuvent pas cir­cu­ler plus de trois heures par jour et la vi­tesse est li­mi­tée à 15 km/h. « Ça peut prendre une se­maine pour faire 200 km ! » Un pont

En mor­ceaux. L’as­sem­blage n’était pas com­pris dans le for­fait.

Des rou­leaux de pa­pier

Ce n’est pas ce qu’il y a de plus ex­ci­tant, mais l’en­tre­prise en livre vrai­ment beau­coup.

Des CD et DVD

« Ça a été un de nos pre­miers gros contrats. C’était en 2007 et on se dou­tait que ça ne du­re­rait pas. » Le client a en ef­fet fait faillite en 2010.

7. ACE SER­VICES MÉ­CA­NIQUES MÉ­CA­NIQUE POUR ÉQUI­PE­MENT IN­DUS­TRIEL

Crois­sance : 1 953 % Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 95

Siège so­cial : Val-d’Or

À cause de la crise du lo­ge­ment en Abi­ti­bi, l’en­tre­prise a dû conver­tir des lo­caux com­mer­ciaux en chambres d’hô­tel pour lo­ger ses nom­breux tra­vailleurs re­cru­tés à l’ex­té­rieur de la ré­gion.

8. GE­NYK FA­BRI­CANT DE MOUSSES ISO­LANTES EN POLYURÉTHANE

Crois­sance : 1 435 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 13

Siège so­cial : Sha­wi­ni­gan

« Quand j’ai fon­dé Ge­nyk, à 44 ans, j’avais tou­jours été em­ployé. Bien des gens ne don­naient pas cher de ma peau ! J’ai fon­cé tête bais­sée, sans ja­mais re­gar­der en ar­rière. » — Yves Ron­deau, pré­sident

9. DASHTHIS CONCEP­TEUR D’UN LO­GI­CIEL POUR SUIVRE LES CAM­PAGNES DE MAR­KE­TING NU­MÉ­RIQUE

Crois­sance : 1 302 % Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 27

Siège so­cial : Qué­bec

Son lo­gi­ciel est uti­li­sé par près de 18 000 per­sonnes dans plus de 70 pays !

10. IRT TECH­NO­LO­GIES FA­BRI­CANT DE SYS­TÈMES DE COM­MU­NI­CA­TION POUR SA­TEL­LITES

Crois­sance : 1 294 % Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 25

Siège so­cial : Mon­tréal

La plu­part des grands ré­seaux de té­lé­vi­sion du monde font af­faire avec elle.

11. IOU FI­NAN­CIAL PRÊTS EN LIGNE POUR PE­TITES EN­TRE­PRISES

Crois­sance : 1 256 % Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 36

Siège so­cial : Mon­tréal

Cent pour cent de ses re­ve­nus viennent des États-Unis !

Mé­tho­do­lo­gie : ce pal­ma­rès est éta­bli à par­tir des dé­cla­ra­tions sou­mises par les en­tre­prises qué­bé­coises ins­crites au con­cours Growth 500. Le clas­se­ment se base sur la crois­sance du chiffre d’af­faires de 2012 à 2017. Pour par­ti­ci­per, les en­tre­prises de­vaient avoir des re­ve­nus d’au moins 200 000 dol­lars en 2012, et d’au moins 2 mil­lions en 2017. L’exac­ti­tude des don­nées a été vé­ri­fiée par l’équipe de Growth 500, qui a ef­fec­tué des en­tre­vues téléphoniques et exa­mi­né les états fi­nan­ciers qui lui ont été sou­mis. Les chiffres sur le nombre d’em­ployés et les re­ve­nus se rap­portent à l’an­née 2017.

12. DIA­LEK­TA AGENCE DE MAR­KE­TING NU­MÉ­RIQUE

Crois­sance : 1 139 %

Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 20

Siège so­cial : Mon­tréal

Cy­ril Chaib aime trop tra­vailler. Chez Cos­sette, où il a com­men­cé sa car­rière en pu­bli­ci­té, c’était sept jours sur sept. Com­pre­nant que ce n’était pas sain, il a quit­té son poste et fon­dé sa boîte, où il a bos­sé tout au­tant. Puis, il est tom­bé amou­reux d’une fille. « Elle m’a dit qu’elle ne fe­rait ja­mais sa vie avec un wor­ka­ho­lic comme moi. »

La fille est par­tie en Eu­rope, lais­sant Cy­ril Chaib le coeur bri­sé à Mon­tréal. Lorsque, plus tard, il a dé­mar­ré sa deuxième en­tre­prise, l’agence de mar­ke­ting nu­mé­rique Dia­lek­ta, il s’est ju­ré que ce se­rait dif­fé­rent cette fois-là. Et il a te­nu promesse.

À Dia­lek­ta, l’en­tre­pre­neur de 41 ans fait des se­maines de 46 heures, com­pa­ra­ti­ve­ment à 80 au­pa­ra­vant — la moyenne est de 55 heures par­mi les Lea­ders de la crois­sance. Son se­cret n’est pas d’ex­ploi­ter ses em­ployés, bien au contraire. « On n’est pas un sweat­shop ; si quel­qu’un dans l’équipe tra­vaille trop, c’est signe qu’il faut em­bau­cher, aug­men­ter nos prix [ce qui di­mi­nue le nombre de clients] ou amé­lio­rer nos pro­cé­dés. »

L’une des grandes sur­prises de Cy­ril Chaib a été de consta­ter qu’il était plus pro­duc­tif que lors­qu’il em­pié­tait sur ses soi­rées et ses fins de se­maine. À ses yeux, avoir un bon équi­libre tra­vail-fa­mille n’est pas juste sain. C’est aus­si « une bonne dé­ci­sion d’af­faires ».

Et il y a un autre avan­tage. Lorsque sa flamme est re­ve­nue d’Eu­rope, quelques an­nées plus tard, elle a dé­cou­vert un homme nou­veau. Comme dans les his­toires qui fi­nissent bien, ils se sont ma­riés et ont eu de nom­breux (1) en­fants.

13. VOTI DÉ­TEC­TION FA­BRI­CANT DE SYS­TÈMES DE DÉ­TEC­TION À RAYONS X

Crois­sance : 1 127 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 46

Siège so­cial : Mon­tréal

Si vous avez ré­cem­ment pris l’avion à l’aé­ro­port Pierre-El­liott-Tru­deau, vos ba­gages ont sans doute été ins­pec­tés par les ap­pa­reils de VOTI Dé­tec­tion.

14. ÉQUIPE MICROFIX GES­TION D’IN­FRA­STRUC­TURES TI

Crois­sance : 1 049 % Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 24

Siège so­cial : Ter­re­bonne

Le meilleur ou­til de re­cru­te­ment de la so­cié­té est l’em­pla­ce­ment de son bu­reau, si­tué juste as­sez loin de Mon­tréal pour évi­ter le tra­fic.

15. PER­REAULT PLASTIX FA­BRI­CANT DE PIÈCES DE PLAS­TIQUE ET DE POLYURÉTHANE

Crois­sance : 986 % Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 30

Siège so­cial : La Gua­de­loupe Cette en­tre­prise beau­ce­ronne a in­ven­té une pièce de plas­tique qui em­pêche les ma­driers de glis­ser dans les écha­fau­dages, créa­tion qui lui a va­lu un prix de la Com­mis­sion des normes, de l’équi­té, de la san­té et de la sé­cu­ri­té du tra­vail (CNESST).

16. GSOFT CONCEP­TEUR DE LO­GI­CIELS POUR EN­TRE­PRISES

Crois­sance : 963 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions

Em­ployés : 236

Siège so­cial : Mon­tréal

Pour me­su­rer la sa­tis­fac­tion de ses em­ployés, GSoft fait la même chose que Disney, Apple et Ubi­soft : elle uti­lise Of­fi­ce­vibe, le lo­gi­ciel qu’elle a conçu.

17. A+ EN­TRE­PRE­NEUR GÉ­NÉ­RAL

Crois­sance : 831 % Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 48

Siège so­cial : Mon­tréal

A+ ne cache rien à ses clients, y com­pris sa marge de pro­fit !

18. UP EQUIP VENTE DE GRUES COM­PACTES ET DE NA­CELLES ÉLÉVATRICES

Crois­sance : 819 % Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 8

Siège so­cial : Ver­chères

Le pré­sident, Mar­tin Le­blanc, met en garde les fu­turs en­tre­pre­neurs : « Pré­pa­rez-vous à avoir des che­veux blancs ! »

19. EBOX FOUR­NIS­SEUR DE SER­VICES IN­TER­NET

Crois­sance : 773 % Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions Em­ployés : 225

Siège so­cial : Lon­gueuil Jean-Phi­lippe Béïque n’avait que 13 ans lors­qu’il a fon­dé l’en­tre­prise, en 1997.

20. ED­DY­FI TECH­NO­LO­GIES FA­BRI­CANT D’AP­PA­REILS D’INS­PEC­TION POUR LE SEC­TEUR IN­DUS­TRIEL

Crois­sance : 771 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions Em­ployés : 230

Siège so­cial : Qué­bec

Mar­tin Thé­riault se sou­vien­dra tou­jours de la jour­née où il a dû li­cen­cier 34 per­sonnes. C’était en 2009, et l’en­tre­prise amé­ri­caine pour la­quelle il tra­vaillait, à Qué­bec, lui avait don­né le man­dat de ré­duire les dé­penses. « J’ai ajou­té mon nom à la liste pour être le 35e à par­tir. »

Avant de plier ba­gage, il a tou­te­fois ra­che­té une tech­no­lo­gie d’ins­pec­tion des ma­té­riaux dont son em­ployeur ar­rê­tait le dé­ve­lop­pe­ment, même si elle était pro­met­teuse. « Ça m’a coû­té 25 000 dol­lars », ra­conte Mar­tin Thé­riault, qui a uti­li­sé cette ac­qui­si­tion pour fon­der Ed­dy­fi. Au­jourd’hui, l’en­tre­prise brasse des af­faires dans 84 pays et compte la NA­SA et Spa­ceX par­mi ses clients.

Les pro­duits d’Ed­dy­fi sont à l’in­dus­trie ce que les écho­gra­phies sont à la mé­de­cine. Sans rien en­dom­ma­ger, ils dé­tectent les dé­fauts im­per­cep­tibles à l’oeil nu dans les ma­té­riaux, que ce soit les ailes d’une fu­sée ou les com­po­sants d’un té­lé­phone in­tel­li­gent. Ce­la per­met de pré­ve­nir des bris coû­teux, voire des ca­tas­trophes — le géant fran­çais de l’éner­gie, EDF, em­ploie les ap­pa­reils de l’en­tre­prise dans ses cen­trales nu­cléaires.

La crois­sance d’Ed­dy­fi est telle que son chiffre d’af­faires frise dé­sor­mais ce­lui de l’en­tre­prise amé­ri­caine qui a cé­dé sa tech­no­lo­gie à Mar­tin Thé­riault. « On vient même d’ache­ter un de leurs concur­rents. J’ima­gine qu’ils re­grettent un peu leur dé­ci­sion. »

21. ARANI CONCEP­TEUR DE PRO­DUITS D’ÉCLAI­RAGE DEL

Crois­sance : 745 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 13

Siège so­cial : Mont-Royal

Arani vend près d’un mil­lion de lu­mi­naires DEL par an­née au Ca­na­da !

22. KINOVA CONCEP­TEUR DE BRAS RO­BO­TI­SÉS

Crois­sance : 723 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 176

Siège so­cial : Bois­briand

S’il ne te­nait qu’à Kinova, les ro­bots ne rem­pla­ce­raient pas les hu­mains, mais aug­men­te­raient leurs ca­pa­ci­tés.

23. TOAST STU­DIO AGENCE DE MAR­KE­TING DE CONTE­NU

Crois­sance : 641 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 21 (+ 4 à temps par­tiel) Siège so­cial : Mon­tréal

L’Oréal, la Banque Na­tio­nale, Bom­bar­dier, Re­cyc-Qué­bec, Cas­cade et Éduc’al­cool ne sont que quelques-uns de ses clients.

24. BLOOM AGENCE DE MAR­KE­TING NU­MÉ­RIQUE

Crois­sance : 601 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 38

Siège so­cial : Mon­tréal

Bloom prêche par l’exemple : pour se faire connaître, ce spé­cia­liste de la pu­bli­ci­té en ligne achète... de la pu­bli­ci­té en ligne.

25. D2C ME­DIA SO­LU­TIONS WEB POUR CONCES­SION­NAIRES AU­TO­MO­BILES

Crois­sance : 544 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 42

Siège so­cial : Mon­tréal

Quelle est la meilleure source de fi­nan­ce­ment pour une en­tre­prise ? « Ses pro­fits », ré­pond le chef des fi­nances, Tom Vo­rias.

26. PRA­NA PRO­DUC­TEUR DE COL­LA­TIONS BIO­LO­GIQUES

Crois­sance : 531 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions Em­ployés : 60

Siège so­cial : Mon­tréal

Des concombres en­tou­rés d’une pel­li­cule plas­tique, des poires pro­té­gées par de la mousse de po­ly­sty­rène : les fruits et lé­gumes sont de plus en plus em­bal­lés dans les épi­ce­ries. Et se­lon Thier­ry Jean, PDG du fa­bri­cant de col­la­tions bio­lo­giques Pra­na, il s’agit d’une bonne pra­tique.

Voi­là qui sur­prend, sa­chant que son en­tre­prise dit consi­dé­rer l’environnement dans cha­cune de ses dé­ci­sions. Mais c’est jus­te­ment parce que Pra­na prend l’ave­nir de la pla­nète au sé­rieux qu’elle a fait analyser l’em­preinte éco­lo­gique de ses pro­duits… et dé­cou­vert que l’em­bal­lage ne re­pré­sente que 5 % de l’im­pact en­vi­ron­ne­men­tal. Le vé­ri­table cou­pable ? L’agri­cul­ture, à 81 %.

D’où la lo­gique de Thier­ry Jean. « Un pro­duit qui fi­nit à la pou­belle est un gâ­chis éco­lo­gique énorme. Mieux vaut l’em­bal­ler pour le pré­ser­ver plus long­temps. » Et plu­tôt que de se concen­trer sur le conte­nant, les en­tre­prises ali­men­taires de­vraient tra­vailler à faire di­mi­nuer l’agri­cul­ture in­ten­sive et ses ef­fets né­fastes.

Ce­la peut être en op­tant pour le bio, comme le fait dé­jà Pra­na. Même là, il y a des choix plus in­tel­li­gents que d’autres, sou­ligne le PDG. Lorsque c’est pos­sible, l’en­tre­prise rem­place ain­si les amandes ca­li­for­niennes bios par des amandes es­pa­gnoles bios, dont la culture est moins dom­ma­geable.

Évi­dem­ment, rien n’em­pêche une en­tre­prise de tra­vailler sur plu­sieurs fronts éco­lo­giques à la fois. Pra­na uti­lise par exemple du mo­bi­lier de bu­reau usa­gé, et est of­fi­ciel­le­ment car­bo­neutre de­puis 2018. Ré­cem­ment, elle a même ré­duit de 12 tonnes sa consom­ma­tion an­nuelle de car­ton en op­ti­mi­sant… ses em­bal­lages.

27. XPERT­DOC PRO­DUC­TION AU­TO­MA­TI­SÉE DE DO­CU­MENTS POUR EN­TRE­PRISES

Crois­sance : 500 %

Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions

Em­ployés : 62

Siège so­cial : Ter­re­bonne

Grâce à Xpert­doc, l’as­su­reur lon­do­nien Beaz­ley peut gé­né­rer en quelques se­condes une po­lice d’as­su­rance per­son­na­li­sée ayant 3,4 mil­liards de va­riantes pos­sibles.

28. SPRAY-NET RÉ­SEAU DE FRAN­CHISES DE PEIN­TURE EX­TÉ­RIEURE

Crois­sance : 488 %

Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions

Em­ployés : 23 (+ 25 à temps par­tiel) Siège so­cial : Bou­cher­ville Spray-Net a ven­du les 43 fran­chises of­fertes au Ca­na­da en trois ans, et tourne le re­gard vers les États-Unis.

29. MO­TION COM­PO­SITES FA­BRI­CANT DE FAU­TEUILS ROU­LANTS ULTRALÉGERS

Crois­sance : 488 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions

Em­ployés : 120

Siège so­cial : Saint-Roch-de-l’Achi­gan Avec ses sept ki­los, le fau­teuil rou­lant Apex est l’un des plus lé­gers au monde !

30. DEMPTON GROUPE CONSEIL SER­VICES-CONSEILS EN TECH­NO­LO­GIE

Crois­sance : 421 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 150

Siège so­cial : Mon­tréal

« Soyez humble, cu­rieux, et po­sez beau­coup de ques­tions », conseille le PDG, Jean-Fran­çois Sau­vé, aux fu­turs en­tre­pre­neurs.

31. CLÔ­TURE RÉ­GIO­NALE VENTE ET INS­TAL­LA­TION DE CLÔ­TURES

Crois­sance : 415 % Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 31

Siège so­cial : Ga­ti­neau

Ga­briel Ca­ron, 33 ans, a fon­dé Clô­ture Ré­gio­nale en 2009 afin d’ac­cu­mu­ler l’ar­gent né­ces­saire pour lan­cer une en­tre­prise de construc­tion. Puis, il s’est ren­du compte que les marges de pro­fit étaient bien meilleures dans l’in­dus­trie de la clô­ture.

32. CON­NECT&GO CONCEP­TEUR DE BRA­CE­LETS ET LAIS­SEZ-PAS­SER IN­TEL­LI­GENTS

Crois­sance : 355 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 30

Siège so­cial : Mon­tréal

Ses tech­no­lo­gies ont été uti­li­sées lors du Su­per Bowl 2018 et des Jeux olym­piques de Pyeongc­hang.

33. DS AVO­CATS CA­NA­DA CA­BI­NET D’AVO­CATS D’AF­FAIRES

Crois­sance : 349 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 87

Siège so­cial : Qué­bec

Sa force re­pose sur un par­te­na­riat avec plus de 300 avo­cats dans 15 pays, afin de four­nir des conseils ju­ri­diques in­ter­na­tio­naux abor­dables aux PME qui font af­faire à l’étran­ger.

34. CIAO SER­VICES-CONSEILS EN TECH­NO­LO­GIE DE L’IN­FOR­MA­TION

Crois­sance : 336 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 63

Siège so­cial : Qué­bec

À l’âge de trois ans, Jean Drouin s’est dé­chi­ré la cor­née de l’oeil gauche. À l’âge de 48 ans, il a re­çu un coup de bâ­ton de hockey dans l’oeil droit. Dans les deux cas, il ne s’est ja­mais com­plè­te­ment ré­ta­bli. « Je vois mal », ré­sume sim­ple­ment le fon­da­teur de CIAO. Et l’une des choses qui le lui rap­pellent constam­ment est le Web.

La plu­part des sites In­ter­net ne sont pas conçus pour être ac­ces­sibles aux per­sonnes ayant des pro­blèmes de vi­sion ou d’au­di­tion. « Le choix des cou­leurs en est un bon exemple, dit Jean Drouin. Des ca­rac­tères gris sur un fond bleu pâle se­ront très dif­fi­ciles à lire. » Pen­sez aus­si à toutes ces vi­déos sans sous-titres.

Ces dé­fauts peuvent être cor­ri­gés sim­ple­ment, et l’une des ex­per­tises de CIAO est d’ai­der les or­ga­ni­sa­tions à rendre leurs por­tails nu­mé­riques conformes aux normes in­ter­na­tio­nales en la ma­tière. Ses clients com­prennent no­tam­ment le gou­ver­ne­ment du Qué­bec, qui a adop­té des stan­dards d’ac­ces­si­bi­li­té en 2010, ain­si que des com­pa­gnies d’as­su­rances.

En On­ta­rio, la loi oblige toute en­tre­prise ayant plus de 50 em­ployés à avoir un site Web ac­ces­sible. Rien de tel au Qué­bec, où le sec­teur pri­vé semble peu in­té­res­sé par la ques­tion.

« Il y a beau­coup d’édu­ca­tion à faire. »

Pour­tant, un site conforme est un atout de taille, avance Jean Drouin. « Ça peut per­mettre d’at­teindre 10 % de clients de plus. C’est un gros avan­tage concur­ren­tiel ! » À ceux qui en doutent, dites-vous que ce n’est pas par cha­ri­té que le géant Ama­zon s’as­sure que ses pla­te­formes peuvent être uti­li­sées par des per­sonnes han­di­ca­pées.

35. LINKNOW ME­DIA CRÉA­TION DE SITES WEB ET MAR­KE­TING NU­MÉ­RIQUE

Crois­sance : 307 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions

Em­ployés : 138

Siège so­cial : Mon­tréal

« Au­pa­ra­vant, je m’at­tri­buais tout le mé­rite pour le suc­cès de l’en­tre­prise. Au­jourd’hui, je le donne en­tiè­re­ment aux em­ployés. » — Wes­ley Men­de­lo­vitch, pré­sident

37. FUNCTIONALAB FA­BRI­CANT DE PRO­DUITS DE SOINS POUR LA PEAU

Crois­sance : 285 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions

Em­ployés : 90 (+ 14 à temps par­tiel) Siège so­cial : Mon­tréal

Les pro­duits Jou­viance, l’une des marques du groupe, sont dis­tri­bués dans près de 4 000 points de vente au Ca­na­da, aux États-Unis et en Co­rée du Sud.

38. OPENMIND TECH­NO­LO­GIES SER­VICES D’IN­FOR­MA­TIQUE ET DE DÉ­VE­LOP­PE­MENT WEB

Crois­sance : 273 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et

5 mil­lions

Em­ployés : 31

Siège so­cial : Blain­ville

À Openmind, per­sonne ne se prend trop au sé­rieux. Le fon­da­teur, Jo­na­than Lé­veillé, a dé­jà fait une pré­sen­ta­tion à ses em­ployés avec un ana­nas sur la tête.

39. SERVOMAX SER­VICE DE CA­FÉ ET DE COL­LA­TIONS AUX EN­TRE­PRISES

Crois­sance : 270 % Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions Em­ployés : 70

Siège so­cial : Mon­tréal

Aux en­tre­pre­neurs qui cherchent du fi­nan­ce­ment, le pré­sident, Arie Koif­man, dit : « Sup­plie ton ban­quier. »

36. DX MO­BI­LIER ÉVÉ­NE­MEN­TIEL LO­CA­TION DE MO­BI­LIER ET DÉ­CORS

Crois­sance : 293 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 28 (+ 18 à temps par­tiel) Siège so­cial : Qué­bec

Quoi de plus so­po­ri­fique qu’une des­crip­tion de mis­sion d’en­tre­prise ? Pierre-Étienne Cha­mard l’a ap­pris à la dure en pré­sen­tant sa so­cié­té de lo­ca­tion de meubles et dé­cors dans les soi­rées de ré­seau­tage d’af­faires. « Après cinq se­condes, les gens ar­rê­taient d’écou­ter. » Sur­tout, cette suite de mots creux dont on vous épargne le dé­tail ne ré­son­nait pas au­près de ses em­ployés. « C’était trop “cor­po”, trop beige. »

Le beige, l’en­tre­pre­neur de 34 ans n’aime pas ça. En consta­tant être tom­bé dans le piège du jar­gon d’en­tre­prise avec sa mis­sion, il n’a donc fait ni une ni deux et l’a je­tée à la pou­belle.

Pour la rem­pla­cer, il a op­té pour un « big am­bi­tious hai­ry goal » (un grand ob­jec­tif am­bi­tieux et poi­lu) : être choi­si pour amé­na­ger la salle où Spa­ceX cé­lé­bre­ra le lan­ce­ment de sa na­vette vers Mars. « Ça, tout le monde le com­prend, même le gars qui passe le ba­lai dans la shop. »

L’idée n’est pas de faire des dé­marches au­près des gens de Spa­ceX. « Je veux que ce soit eux qui nous ap­pellent, parce que nous se­rons les meilleurs. » L’en­tre­prise de Qué­bec, qui com­mence à peine à bras­ser des af­faires aux États-Unis, de­vra ac­croître sa no­to­rié­té ra­pi­de­ment : Elon Musk veut en­voyer sa mis­sion ha­bi­tée sur la pla­nète rouge en 2024.

40. VOR­TEX STRUC­TURES AQUA­TIQUES IN­TER­NA­TIO­NAL FA­BRI­CANT DE JEUX D’EAU

Crois­sance : 257 %

Chiffre d’af­faires : entre 50 et 100 mil­lions Em­ployés : 206

Siège so­cial : Pointe-Claire

Chaque fois que Ste­phen Ha­me­lin, 50 ans, croise des jeux d’eau en com­pa­gnie de ses deux filles, elles lui posent la même ques­tion : « Est-ce que c’est toi qui l’as fait, pa­pa ? » Dans bien des cas, la ré­ponse est oui.

L’en­tre­prise qu’il di­rige, Vor­tex, est le lea­der mon­dial des jeux d’eau, avec près de 8 000 ins­tal­la­tions par­tout sur la pla­nète, dont des cen­taines au Qué­bec. Cer­taines ne sont que de simples arches mé­tal­liques d’où jaillissent quelques jets, tan­dis que d’autres sont dignes des plus grands parcs aqua­tiques.

La ma­jo­ri­té des contrats de Vor­tex pro­viennent des mu­ni­ci­pa­li­tés. Pour elles, l’at­trait d’un jeu d’eau est simple : c’est moins cher qu’une pis­cine. Et à ins­tal­ler, et à en­tre­te­nir. C’est jus­te­ment pour cette rai­son que Ste­phen Ha­me­lin a fon­dé l’en­tre­prise, en 1995. Mais il a vite consta­té que les jeux d’eau sont bien plus qu’une oc­ca­sion d’af­faires.

« Ils at­tirent les gens dans les parcs ! »

Ajou­tez des fon­taines co­lo­rées et des ca­nons à eau dans un es­pace vert, dit-il, et vous ver­rez les fa­milles af­fluer. « Les en­fants ne se connaissent pas, jouent en­semble, et à la fin de l’après-mi­di, ce sont des amis. » Au fi­nal, c’est tout un quar­tier qui peut être trans­for­mé. Les mu­ni­ci­pa­li­tés l’ont consta­té, et il est main­te­nant « rare qu’un parc soit conçu sans jeux d’eau ».

41. DATACANDY PRO­GRAMMES DE FI­DÉ­LI­SA­TION POUR EN­TRE­PRISES

Crois­sance : 243 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 39

Siège so­cial : Mon­tréal

Chaque fois que sort un nou­veau Star Wars, l’en­tre­prise loue un ci­né­ma pour of­frir une pro­jec­tion pri­vée à ses em­ployés.

42. SMAK FA­BRI­CANT D’AP­PA­REILS DE MA­NU­TEN­TION IN­DUS­TRIELLE

Crois­sance : 238 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 14

Siège so­cial : Qué­bec

Pour évi­ter aux tra­vailleurs de se faire mal au dos, Smak pro­pose des ap­pa­reils à suc­cion qui peuvent le­ver des ob­jets al­lant jus­qu’à 300 ki­los.

43. DE­VILLE TECH­NO­LO­GIES FA­BRI­CANT D’ÉQUI­PE­MENT IN­DUS­TRIEL DE COUPE DE NOUR­RI­TURE

Crois­sance : 229 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 55

Siège so­cial : Mon­tréal

Le mo­dèle Fs40-A peut râ­per l’équi­valent de 13 804 blocs de fro­mage de 460 g en une heure.

45. AGRICLÉ DIS­TRI­BU­TEUR ET GROS­SISTE D’ÉQUI­PE­MENT AGRI­COLE ET DE MA­TÉ­RIAUX DE RE­VÊ­TE­MENT

Crois­sance : 226 %

Chiffre d’af­faires : entre 10 et 20 mil­lions Em­ployés : 12

Siège so­cial : Saint-Do­mi­nique

L’en­tre­prise si­tuée près de Saint-Hya­cinthe gé­nère des re­ve­nus de plus d’un mil­lion de dol­lars par em­ployé !

46. GLOBALIA AGENCE DE SER­VICES WEB

Crois­sance : 225 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions Em­ployés : 68

Siège so­cial : Saint-Lam­bert

De­puis sa fon­da­tion, en 2003, elle a fait plus de 500 sites et ap­pli­ca­tions Web.

44. DIS­TRI­BU­TEUR QHou­seKids DE JOUETS ET D’AC­CES­SOIRES POUR BÉ­BÉS

Crois­sance : 228 %

Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 12

Siège so­cial : Sainte-Anne-de-Bel­le­vue

Avec ses jo­lies taches brunes, ses pom­mettes roses et son corps en ca­ou­tchouc, So­phie la gi­rafe at­tire nor­ma­le­ment les bé­bés, pas les adultes. Gaëlle Eve­rard, 47 ans, a pour­tant convoi­té ce mi­gnon jouet pen­dant des an­nées. Ou du moins, son contrat de dis­tri­bu­tion au Ca­na­da.

So­phie la gi­rafe est un phé­no­mène qui tra­verse les époques. Fa­bri­quée de­puis bien­tôt 60 ans en France — où il se vend deux So­phie pour chaque nou­veau-né —, elle fait le bon­heur des tout-pe­tits par­tout sur la pla­nète. Pour Gaëlle Eve­rard, ajou­ter cette marque au ca­ta­logue de son en­tre­prise de dis­tri­bu­tion de jouets et ac­ces­soires pour bé­bés, QHou­seKids, re­pré­sen­te­rait le gros lot. Sauf que l’ex­clu­si­vi­té ap­par­te­nait dé­jà à une autre en­tre­prise. Qu’im­porte ! L’en­tre­pre­neure a pro­fi­té des grands sa­lons de jouets eu­ro­péens aux­quels elle as­siste re­li­gieu­se­ment pour tis­ser des liens avec les re­pré­sen­tants de la pe­tite gi­rafe. Et en 2015, lors­qu’elle a ap­pris que le contrat de son concur­rent ti­rait à sa fin, elle a fait jouer ses contacts. « Mais je n’étais pas la seule... »

Pour se dé­mar­quer, Gaëlle Eve­rard a sol­li­ci­té une ren­contre d’une heure au siège so­cial du fa­bri­cant… qui a fi­na­le­ment du­ré six heures ! Le cou­rant a vi­si­ble­ment pas­sé, car quelques mois plus tard, le contrat a été si­gné dans les lo­caux de QHou­seKids, dans l’ouest de l’île de Mon­tréal. Un vé­ri­table mo­ment d’al­lé­gresse pour l’en­tre­pre­neure.

Sur les 2 500 pro­duits que dis­tri­bue QHou­seKids, So­phie la gi­rafe est au­jourd’hui le plus po­pu­laire, et de loin : elle re­pré­sente à elle seule 15 % du chiffre d’af­faires. On com­prend mieux, main­te­nant, la convoi­tise de Gaëlle Eve­rard en­vers un jouet pour bé­bés.

47. AN­DY TRAN­SPORT TRAN­SPORT DE MAR­CHAN­DISES PAR CA­MION

Crois­sance : 217 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions

Em­ployés : 350

Siège so­cial : Sa­la­ber­ryde-Val­ley­field

Aux prises avec une pé­nu­rie de con­duc­teurs de ca­mion, An­dy Tran­sport a fon­dé sa propre école de ca­mion­nage pour ré­pondre à ses be­soins de main-d’oeuvre.

48. LES EM­BAL­LAGES BOX PACK FA­BRI­CANT D’EM­BAL­LAGES DE CAR­TON SUR ME­SURE

Crois­sance : 210 % Chiffre d’af­faires : entre 5 et 10 mil­lions Em­ployés : 30

Siège so­cial : Saint-Germainde-Grantham

L’en­tre­prise si­tuée à proxi­mi­té de Drum­mond­ville fa­brique no­tam­ment des boîtes à pH neutre, uti­li­sées pour conser­ver des do­cu­ments his­to­riques.

49. MÉ­CA­NIQUE P.E.G. SER­VICES DE MÉ­CA­NIQUE POUR NA­CELLES ÉLÉVATRICES

Crois­sance : 200 %

Chiffre d’af­faires : entre 2 et 5 mil­lions

Em­ployés : 15 (+ 4 à temps par­tiel) Siège so­cial : Lévis

50. TRI­COTS MAXIME FA­BRI­CANT DE TIS­SU POUR RE­COU­VRIR LES MA­TE­LAS

Crois­sance : 198 %

Chiffre d’af­faires : entre 20 et 50 mil­lions Em­ployés : 219

Siège so­cial : Mon­tréal

C’est ter­mi­né, le tex­tile à Mon­tréal ? Tri­cots Maxime ne semble pas avoir re­çu le mes­sage. Des an­nées après que ce sec­teur eut été ter­ras­sé par la concur­rence asia­tique, l’en­tre­prise a ou­vert ré­cem­ment une troi­sième usine dans l’île. Elle y fa­brique, comme son nom l’in­dique, du tri­cot.

Non, Tri­cots Maxime n’em­ploie pas une ar­mée de grands-mères, mais d’im­menses tri­co­teuses in­dus­trielles im­por­tées d’Al­le­magne qui fonc­tionnent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. « On en a plus de 80 », dit fiè­re­ment le pré­sident, Maxime Thé­riault, 33 ans. Cha­cune d’entre elles, haute de trois mètres, fait dan­ser 4 800 ai­guilles com­man­dées par or­di­na­teur pour fa­çon­ner du cou­til, soit le tis­su qui re­couvre les ressorts ou la mousse des ma­te­las.

Certes, ce n’est pas aus­si ex­ci­tant que de tis­ser la nou­velle gamme au­tom­nale de Gap, mais le cou­til est la rai­son pour la­quelle Tri­cots Maxime n’a pas été rem­pla­cée par Tri­cots Asie. L’in­dus­trie du ma­te­las, contrai­re­ment à celle du vê­te­ment, est en­core forte en Amé­rique du Nord. Les fa­bri­cants gardent tou­te­fois peu de stock, pré­fé­rant fa­bri­quer les ma­te­las à la der­nière mi­nute. Pour ce­la, avoir un four­nis­seur ra­pide comme Tri­cots Maxime est es­sen­tiel. « On peut tri­co­ter et li­vrer du cou­til sur me­sure en moins d’une se­maine », dit Maxime Thé­riault.

C’est d’ailleurs pour ser­vir plus ra­pi­de­ment ses clients amé­ri­cains que l’en­tre­prise a ou­vert une usine en Ca­ro­line du Nord il y a trois ans. Une dé­ci­sion qui s’avère en­core meilleure au­jourd’hui, en rai­son de l’in­cer­ti­tude com­mer­ciale qui plane de­puis l’élec­tion de Do­nald Trump.

En plus des États-Unis, Tri­cots Maxime des­sert le Mexique et vient de s’en­tendre avec un par­te­naire pour s’at­ta­quer au mar­ché eu­ro­péen. « On re­garde aus­si du cô­té de l’Asie », dit Maxime Thé­riault. Une en­tre­prise de tex­tile mont­réa­laise qui ven­drait en Asie ? Au fond, tant mieux si Tri­cots Maxime n’a pas re­çu le mes­sage.

Al­cide Le­blanc avait une en­tre­prise de li­vrai­son de ma­té­riaux de construc­tion, et ses clients lui de­man­daient souvent s’il connais­sait des mé­ca­ni­ciens pour na­celles élévatrices. « Je me suis dit que c’était une bonne oc­ca­sion d’af­faires. »

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