Plus dur pour les hommes ?

L’actualité - - PAR ALEC CASTONGUAY -

C’est la mi­no­ri­té des gens qui trouvent que les rap­ports avec le sexe op­po­sé — qu’ils soient pro­fes­sion­nels, amou­reux ou sexuels — se sont com­pli­qués de­puis #moiaus­si. De toute évidence, au quo­ti­dien, on n’as­siste ni à une crise, ni à un désar­roi gé­né­ra­li­sé, ni à une guerre des sexes.

Lors­qu’on dé­com­pose les ré­sul­tats par sexe, ce­pen­dant, on re­marque que les hommes vivent les choses plus du­re­ment. Ils sont une fois et de­mie plus nom­breux que les femmes à trou­ver plus com­plexe d’in­ter­agir avec le sexe op­po­sé en mi­lieu de tra­vail. En ce qui concerne les re­la­tions in­times, ils sont deux fois plus en­clins que les femmes à trou­ver plus dif­fi­cile de sa­voir com­ment se com­por­ter.

Pour les femmes, la vague #moiaus­si a eu, plus souvent que pour les hommes, un ef­fet bé­né­fique : deux fois plus de femmes que d’hommes disent éprou­ver plus de fa­ci­li­té dans leurs rap­ports amou­reux ou sexuels.

C’est d’ailleurs ce qui se dé­gage des ré­ponses que les par­ti­ci­pants ont of­fertes pour ex­pli­quer, dans leurs propres mots, les ré­per­cus­sions de #moiaus­si dans leur vie.

Cer­tains avouent ne plus sa­voir quelle ligne de conduite adop­ter, se plaignent de de­voir gar­der pour eux les plai­san­te­ries et les com­pli­ments, par crainte d’être ac­cu­sés. Mais beau­coup de gens ra­content aus­si avoir des rai­sons d’ap­plau­dir, no­tam­ment des femmes qui se sentent plus fa­ci­le­ment ca­pables de re­con­naître la vio­lence, de la re­fu­ser, de la dé­non­cer. Et à lire les té­moi­gnages d’hommes et de femmes qui ont ré­flé­chi à leurs propres agis­se­ments, ont re­pen­sé l’édu­ca­tion de leurs en­fants ou sont de­ve­nus plus at­ten­tifs aux autres, on se dit que peut-être, mal­gré les ré­sis­tances, les germes d’une vé­ri­table ré­vo­lu­tion ont-ils été se­més.

« Je ré­flé­chis plus aux consé­quences de mes pa­roles ou gestes en pré­sence de col­lègues fé­mi­nines. Je pèse mes mots et j’évite les dis­cus­sions à ca­rac­tère gri­vois ou sexuel. Lorsque je suis en pré­sence d’une femme qui cor­res­pond à mes cri­tères de beau­té, j’évite de sou­te­nir son re­gard ou de l’ob­ser­ver di­rec­te­ment. » — HOMME, 45 À 54 ANS —

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