ABRA­HAM-LOUIS BRE­GUET : DES IN­VEN­TIONS DÉ­CI­SIVES

Sym­bole de pa­tri­moine his­to­rique et cultu­rel ain­si que d’avant-garde tech­no­lo­gique, Bre­guet a de tout temps exer­cé une vé­ri­table fas­ci­na­tion par sa ca­pa­ci­té à in­no­ver. Si la marque, ré­fé­rence ab­so­lue en ma­tière de Haute Horlogerie, ap­par­tient à ce point a

L'APPART - - Breguet -

Né à Neu­châ­tel (Suisse) en 1747, Abra­ham-louis Bre­guet passe à Paris l’es­sen­tiel d’une vie riche en in­ven­tions aus­si im­por­tantes que va­riées. Trai­tant pa­ral­lè­le­ment tous les do­maines de l’horlogerie, A.-L. Bre­guet dé­bute sa car­rière par une série de coups de maître : la mise au point de la montre au­to­ma­tique dite “per­pé­tuelle”, l’in­ven­tion du res­sort-timbre pour les montres à ré­pé­ti­tion, puis celle du pare-chute, pre­mier dis­po­si­tif an­ti-choc. Ap­pré­ciées du roi Louis XVI et de la reine Marie-an­toi­nette, les montres de Bre­guet pos­sèdent des mou­ve­ments ori­gi­naux et des échap­pe­ments à ancre ou à cy­lindre, sans cesse per­fec­tion­nés.

Re­plié en Suisse aux heures sombres de la Ré­vo­lu­tion Fran­çaise, Abra­ham-louis Bre­guet re­vient dans sa ville d’élec­tion avec un foi­son­ne­ment d’in­ven­tions, par­mi les­quelles : le spi­ral Bre­guet, la pre­mière pen­du­lette de voyage, ven­due à Bo­na­parte, la « pen­dule sym­pa­thique », la montre à tact, ou en­core le tour­billon, qui sym­bo­lise sans conteste le gé­nie de Bre­guet. Le 26 juin 1801, ou plu­tôt le 7 Mes­si­dor An 9 – le ca­len­drier ré­pu­bli­cain étant en­core en vi­gueur –, A.-L. Bre­guet ob­tient du Mi­nistre de l’in­té­rieur fran­çais un bre­vet pour ce nou­veau type de ré­gu­la­teur.

Bre­guet est ap­pré­cié dans toutes les cours d’eu­rope et de­vient l’hor­lo­ger de ré­fé­rence des élites di­plo­ma­tiques, scien­ti­fiques, mi­li­taires et fi­nan­cières. Il exé­cute des pièces spé­ciales pour ses clients les plus pres­ti­gieux. C’est ain­si qu’il crée­ra pour la reine de Naples, Ca­ro­line Mu­rat, la pre­mière montre-bra­ce­let de l’his­toire, en 1810.

Com­blé d’hon­neurs, Bre­guet de­vient membre du bu­reau des Lon­gi­tudes et Hor­lo­ger de la Ma­rine Royale. Il entre éga­le­ment à l’aca­dé­mie des Sciences et re­çoit la Lé­gion d’hon­neur des mains du roi Louis XVIII.

Quand il meurt en 1823, cha­cun sa­lue en lui un per­son­nage qui, par son gé­nie, a ré­vo­lu­tion­né toutes les fa­cettes de l’horlogerie. Mais l’his­toire ne s’ar­rête pas là…

A.-L. Bre­guet

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