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E 29 mai 1996, la marque Par­mi­gia­ni Fleu­rier est fon­dée. Elle nait de la confiance tis­sée entre Mi­chel Par­mi­gia­ni et la Fon­da­tion de Fa­mille San­doz qui a iden­ti­fié son ta­lent d’hor­lo­ger. Les dé­buts de Par­mi­gia­ni Fleu­rier ré­pondent à une ap­proche stric­teme

L'APPART - - Parmigiani Fleurier -

En 1999, la pre­mière montre-bra­ce­let de Par­mi­gia­ni Fleu­rier est créée, la Kal­pa Heb­do­ma­daire (an­cien­ne­ment « Io­ni­ca »), et cette pièce change l’ap­proche de tra­vail. Avec son mou­ve­ment de forme ico­nique en ton­neau et sa ré­serve de marche de 8 jours, elle re­pré­sente la pre­mière mi­nia­tu­ri­sa­tion des com­po­sants pour Par­mi­gia­ni Fleu­rier et fait naître par ce biais un fort be­soin en par­te­naires in­dus­triels. Elle im­plique d’autre part une pro­duc­tion plus consé­quente en termes de vo­lumes qui rend im­pos­sible le règne du com­po­sant éta­lon préa­lable. Une lo­gique de pro­duc­tion ar­ti­sa­noin­dus­trielle s’amorce. Ra­pi­de­ment, la dé­ci­sion de créer une manufacture par­fai­te­ment in­té­grée s’im­pose pour plu­sieurs rai­sons. Tout d’abord, pour mai­tri­ser la qua­li­té des com­po­sants et ap­pli­quer les stan­dards exi­geants, si dif­fi­ciles à ob­te­nir, de Mi­chel Par­mi­gia­ni. En­suite, pour as­su­rer la main­mise sur la pla­ni­fi­ca­tion et s’af­fran­chir des four­nis­seurs qui n’ont que peu d’égards pour les pe­tits de­man­deurs de pièces. En­fin, la manufacture in­té­grée per­met de se li­bé­rer du contrôle mo­no­po­lis­tique que les grands groupes hor­lo­gers exercent sur les pe­tits ar­ti­sans, et consti­tuer ain­si au­tour de soi, un ré­seau ex­clu­sif de sa­voir-faire. Réunis­sant cinq en­ti­tés ras­sem­blées en moins de 6 ans, le pôle hor­lo­ger Par­mi­gia­ni Fleu­rier est un centre com­plet de sa­voir-faire qui per­met de conce­voir, ma­nu­fac­tu­rer et par­faire l’en­semble des com­po­sants d’une montre : des plus pe­tits rouages à l’échap­pe­ment en­tier (le fait de rares mai­sons hor­lo­gères) ; du ca­dran et ses dé­tails mi­nu­tieux jus­qu’au boî­tier de toutes les formes. Pré­sen­tée en 2010, la Bu­gat­ti Su­per Sport illustre l’or­ga­ni­sa­tion de pointe de ce centre de com­pé­tences. En un temps re­cord, ses dif­fé­rentes en­ti­tés sont en­trées en dia­logue pour la pro­duc­tion de ce bloc mo­teur au poi­gnet, me­su­rant les contraintes, pro­po­sant les pa­rades et in­ven­tant les so­lu­tions de concert pour abou­tir à une créa­tion à nulle autre pa­reille et une pre­mière mon­diale.

En 2011, c’est une marque forte de ses ap­pren­tis­sages – de ses di­gres­sions par­fois comme de ses suc­cès – qui pré­sente un ca­libre ex­tra-plat. Avec un mi­cro-ro­tor lo­gé aux confins du mou­ve­ment, la clé de sa fi­nesse, la ligne Ton­da 1950 est un re­tour aux codes es­thé­tiques fon­da­men­taux de Mi­chel Par­mi­gia­ni, élé­gants, clas­siques, sobres. Son épais­seur de 2,6 mm per­met au mou­ve­ment d’ac­cueillir plu­sieurs com­pli­ca­tions à ve­nir sans tou­cher ou presque à la fi­nesse du pro­fil. C’est le cas de la Ton­da 1950 Tour­billon pré­sen­tée en 2014, le tour­billon vo­lant le plus plat du monde.

En 2016, Par­mi­gia­ni Fleu­rier pré­sente la Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire, le pre­mier chro­no­graphe in­té­gré qui est le Graal d’une manufacture ac­com­plie et un som­met de tech­ni­ci­té. Au­jourd’hui, la marque compte 33 mou­ve­ments ma­nu­fac­tu­rés au sein de son pôle hor­lo­ger. Ce sont plus d’ac­com­plis en 20 ans que cer­taines mai­sons n’at­teignent en un siècle. Par­mi­gia­ni Fleu­rier n’a pas fi­ni de créer, de sur­prendre et de ma­gni­fier l’art hor­lo­ger.

LA FONC­TION RATTRAPANTE Par­fai­te­ment in­té­grée au mou­ve­ment PF361 de la Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire, la fonc­tion rattrapante en­ri­chit le chro­no­graphe par son po­ten­tiel de me­sure de temps in­ter­mé­diaires. Le prin­cipe re­pose sur une ai­guille sup­plé­men­taire dite « ai­guille de rattrapante » qui est su­per­po­sée à la trot­teuse du chro­no­graphe et se confond à elle en per­ma­nence (lors de la marche, l’ar­rêt, la re­mise à zé­ro). Mais après avoir mis en marche la trot­teuse, si l’on ac­tionne le pous­soir sup­plé­men­taire de la rattrapante si­tué sur la cou­ronne, l’ai­guille ca­chée se dé­marque: elle s’ar­rête alors que la trot­teuse suit sa marche. Après la lec­ture de ce temps in­ter­mé­diaire, une se­conde pres­sion sur le pous­soir de la cou­ronne ra­mène l’ai­guille de rattrapante à nou­veau sur la trot­teuse qui a pour­sui­vi sa course. La ma­noeuvre peut être ré­pé­tée au­tant de fois que né­ces­saire.

L’ai­guille de rattrapante est pi­lo­tée par la deuxième roue à co­lonnes du mou­ve­ment se­lon un mé­ca­nisme qui l’in­dexe à la trot­teuse du chro­no­graphe et la dé­braye pour les me­sures in­ter­mé­diaires. Cette com­pli­ca­tion im­plique une chaîne ci­né­ma­tique sup­plé­men­taire à celle du chro­no­graphe et un dé­fi ma­jeur de ré­glage.

LE QUANTIEME GRANDE DATE En­fin, ce mou­ve­ment com­porte un Quan­tième Grande Date qui est lui aus­si in­té­gré au mou­ve­ment, et non pas ajou­té en mo­dule sup­plé­men­taire. Le but ES­THÉ­TIQUE La Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire avec mou­ve­ment en or se dé­cline en deux boî­tiers, l’or blanc et l’or rose, qui se­ront pro­duits à 25 exem­plaires cha­cun, mar­quant cette édi­tion An­ni­ver­saire. Les ca­drans sont en émail grand feu avec deux teintes qui se ma­rient à choix avec les boî­tiers. D’une part le blanc, de­ve­nu une spé­cia­li­té de Par­mi­gia­ni Fleu­rier, avec sa tex­ture lisse et lu­mi­neuse telle que lui confère l’émail. D’autre part, le bleu – un bleu pro­fond qui tire sur la vio­line et change se­lon l’angle de lu­mière. Cette cou­leur, bap­ti­sée « Bleu Roi » est une nou­velle ad­di­tion à la pa­lette de teintes très riche de Par­mi­gia­ni Fleu­rier, et a été dé­ve­lop­pée spé­cia­le­ment pour la Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire. Autre spé­ci­fi­ci­té es­thé­tique, la boucle ar­dillon prend la forme d’une corne ico­nique de Par­mi­gia­ni Fleu­rier. Ce dé­ve­lop­pe­ment cé­lèbre la pièce An­ni­ver­saire avec un clin d’oeil es­thé­tique à ses sources et se­ra pour­sui­vi sur d’autres mo­dèles à ve­nir.

En­fin, en grande ex­clu­si­vi­té et pour ce mo­dèle An­ni­ver­saire uni­que­ment, la si­gna­ture de Mi­chel Par­mi­gia­ni fi­gure sur le tam­bour de ba­rillet, en­tou­rée par une my­riade de cornes re­pré­sen­ta­tives du pro­fil de montre Par­mi­gia­ni Fleu­rier. Cette si­gna­ture ain­si que les élé­ments qui l’en­tourent n’a pas été gra­vée mais au contraire mise en re­lief, c’est-à-dire que toute la ma­tière avoi­si­nante a été abais­sée au la­ser, lais­sant ain­si les em­blèmes en exergue. Cette constel­la­tion de sym­boles se dé­voile der­rière l’ajou­rage étu­dié du mou­ve­ment or, à me­sure que le ba­rillet tourne sur lui-même.

THE SPLIT SE­COND FUNC­TION Per­fect­ly in­te­gra­ted in­to the Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire's PF361 mo­ve­ment, this com­pli­ca­tion en­hances the chro­no­graph with its po­ten­tial to mea­sure split times. Its prin­ciple res­ts on an ad­di­tio­nal hand known as the "split se­cond hand" which sits on top of the cen­tral chro­no­graph se­conds hand, or "trot­teuse", and is per­ma­nent­ly lin­ked to it (when star­ted, stop­ped and re­set). Ho­we­ver, once the cen­tral se­conds hand is run­ning, if the ad­di­tio­nal push-piece for the split se­cond on the crown is ac­ti­va­ted, the hand stands out: it stops, while the cen­tral se­conds hand conti­nues to run. Af­ter rea­ding this split time, pres­sing the push-piece on the crown again will bring the split se­cond hand back in line with the cen­tral se­conds hand, to conti­nue run­ning along­side it. This ma­noeuvre can be re­pea­ted as ma­ny times as is ne­ces­sa­ry. The split se­cond hand is dri­ven by the mo­ve­ment's se­cond co­lumn wheel, using a me­cha­nism which in­dexes it to the chro­no­graph's cen­tral se­conds hand and re­leases it for the split ti­ming mea­su­re­ments. This com­pli­ca­tion re­quires a se­cond ki­ne­ma­tic chain, in ad­di­tion to that of the chro­no­graph, which pre­sents a ma­jor chal­lenge for ad­just­ment.

THE LARGE DATE Last­ly, this mo­ve­ment com­prises a Large Date which is al­so in­te­gra­ted in­to the mo­ve­ment, ra­ther than ad­ded to a ad­di­tio­nal mo­dule. The pur­pose of this de­ve­lop­ment is to keep the mo­ve­ment as slim as pos­sible, whil­st re­tai­ning tech­ni­cal re­lia­bi­li­ty. DE­SI­GN The Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire with gold mo­ve­ment is avai­lable with ei­ther a white gold or rose gold case, each of which will be pro­du­ced in a li­mi­ted run of 25 pieces to mark this an­ni­ver­sa­ry. The dials fea­ture "grand feu" en­amel in two shades to match the choice of case. The first is white, one of Par­mi­gia­ni Fleu­rier’s spe­cia­li­ties, with the flawless, lu­mi­nous tex­ture that on­ly en­amel can bes­tow. The se­cond is a deep blue which changes with the angle, tur­ning a dark purple in some lights. This co­lour, cal­led "Bleu Roi" (royal blue) is a new ad­di­tion to Par­mi­gia­ni Fleu­rier’s ve­ry rich pa­lette of co­lours, and has been spe­cial­ly de­ve­lo­ped for the Ton­da Ch­ro­nor An­ni­ver­saire.

Ano­ther spe­cial de­si­gn fea­ture, the ar­dillon bu­ckle takes the shape of Par­mi­gia­ni Fleu­rier’s ico­nic lug. This de­ve­lop­ment ce­le­brates the An­ni­ver­sa­ry piece with an aes­the­ti­cal wink to the brand’s ori­gins and will be pur­sued on ma­ny other mo­dels to come.

Fi­nal­ly, as a grand ex­clu­si­vi­ty for this An­ni­ver­sa­ry mo­del, Mi­chel Par­mi­gia­ni’s si­gna­ture is fea­tu­red on the bar­rel’s drum and sur­roun­ded by a my­riad of lug shapes, re­pre­sen­ta­tive of Par­mi­gia­ni Fleu­rier’s watch pro­file. This si­gna­ture and the ele­ments sur­roun­ding it were not en­gra­ved but on the contra­ry brought out, mea­ning that the whole sur­face sur­roun­ding them was lo­we­red with a la­ser, al­lo­wing the em­blems to stand em­pha­si­zed. This constel­la­tion of sym­bols is un­vei­led gra­dual­ly be­hind the open­wor­ked gold mo­ve­ment, as the bar­rel spins gent­ly on its axis.

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