Nom­breuses éva­cua­tions dans Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil

L'Argenteuil - - ACTUALITÉS - KRIS­TI­NA SER­VANT kris­ti­na.ser­vant@eap.on.ca

Les ri­ve­rains de Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil ont dû être éva­cués la se­maine der­nière et plus tôt cette se­maine après que la ri­vière des Ou­taouais ait at­teint un som­met in­éga­lé. Une cen­taine de ré­si­dences dans le sec­teur de la Ter­rasse Ro­billard, Pointe-au­sable et de la Rue Four­nier ont été inon­dés ou éva­cués.

« On n’avait presque plus rien sur le che­min et du­rant la nuit de di­manche, l’eau a com­men­cé à mon­ter », a ex­pli­qué l’as­sis­tant-di­rec­teur des pom­piers, Pierre La­dou­ceur lorsque nous l’avons ren­con­tré le ven­dre­di 5 mai. Un re­tour en force des inon­da­tions, for­çant l’éva­cua­tion de près de 120 per­sonnes se­lon les plus ré­centes don­nées ac­ces­sibles sur le site Ur­gence Qué­bec.

La Sû­re­té du Qué­bec pro­cède éga­le­ment à des éva­cua­tions où 160 ré­si­dences ont été inon­dées et 58 ré­si­dences éva­cuées. En plus des ré­si­dences, 13 routes sont af­fec­tées et l’eau a at­teint la route du Long-Sault. La route 344 à l’in­ter­sec­tion de la rue Des Châ­teaux a été tou­chée. Le ser­vice de na­vette qui était of­fert aux ci­toyens a été sus­pen­du, compte te­nu du ni­veau de l’eau, qui ne cesse d’aug­men­ter.

Des si­nis­trés in­quiets

Ren­con­tré ven­dre­di ma­tin, Ida Ché­nier ha­bite sur la rue Four­nier de­puis 37 ans. Une pre­mière pour elle de de­voir quit­ter sa ré­si­dence. « D’ha­bi­tude ça ne vient pas aus­si proche. Il y a 20 ans, je n’avais pas été obli­gé de par­tir, mais là, pas le choix. En six heures, l’eau a mon­té. » Mme Ché­nier a de­man­dé de l’aide mer­cre­di, pour quit­ter les lieux, n’ap­por­tant avec elle que ses mé­di­ca­ments et son pe­tit chien.

De­puis mer­cre­di soir, elle n’a comme seuls vê­te­ments, ce qu’elle por­tait lors­qu’elle a quit­té son do­mi­cile. Elle s’in­quiète de la suite des évè­ne­ments. « S’il pleut beau­coup, l’eau va ren­trer dans ma mai­son. Hier soir, l’eau avait presque at­teint mon plan­cher. Il res­tait en­vi­ron quatre pouces de jeu. J’ai bien peur que d’ici lun­di, l’eau rentre chez moi. »

Les ré­si­dents de la Pointe-au-sable, no­tam­ment sur la rue Pi­lon et Guay, ont, quant à eux, dé­ci­dé d’éva­cuer leurs ré­si­dences à la der­nière mi­nute. Line For­tin ha­bite sur la rue Pi­lon. Elle mar­chait le ma­tin pour se rendre sur la terre ferme et al­ler tra­vailler. « J’avais de l’eau jus­qu’aux seins. Je sen­tais mes pan­ta­lons le­ver, j’avais l’im­pres­sion de flot­ter. On vou­lait res­ter le plus long­temps pos­sible pour pro­té­ger nos choses. » Le ma­ri de Mme For­tin est tou­jours dans sa ré­si­dence, il re­fuse de quit­ter sa mai­son et conti­nue de veiller sur une de leurs chattes. Les autres chats ont été éva­cués, mais la der­nière est trop sau­vage pour chan­ger d’en­vi­ron­ne­ment.

Tout comme Ida Ché­nier, Line For­tin a quit­té ra­pi­de­ment sa ré­si­dence puis­qu’elle n’avait que 15 mi­nutes pour éva­cuer, dont sept mi­nutes né­ces­saires pour ra­mer jus­qu’à sa mai­son. « J’ai les mêmes vê­te­ments et je tra­vaille cette se­maine ! J’ai ra­mas­sé mes chats, ma brosse à che­veux et ma brosse à dents. Dans ces si­tua­tions, on ra­masse juste l’ur­gence. »

Éga­le­ment gé­rante dans un hô­tel de La­chute, Line For­tin a men­tion­né que toutes les chambres ont été louées, que les trois der­nières chambres ont été com­blées ce ma­tin par le couple Guay, qui vit dans le sec­teur, et un autre ré­sident.

Quant à Lu­cien et Ra­chel Guay, qui ha­bitent sur la rue Guay de­puis 32 ans, ils se ques­tionnent sur la ges­tion du bar­rage hy­dro­élec­trique. « Pour­quoi, sou­dai­ne­ment, l’eau a-t-elle mon­té dras­ti­que­ment ? Lun­di on pou­vait pas­ser avec nos voi­tures puis en soi­rée, on ne pou­vait plus. »

Ha­bi­tué des inon­da­tions dans ce sec­teur, Lu­cien Guay a néan­moins trou­vé une so­lu­tion pour sau­ver une par­tie de ses biens. « J’ai mon­té mes ou­tils, j’ai ins­tal­lé un quai de 16 pieds par 6 pieds qui flotte dans ma cave et j’ai ins­tal­lé mes grosses ma­chines des­sus. Dans mon autre ga­rage, j’ai mis des choses dans une cha­loupe. Ça va nous ai­der un

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L’eau est de plus en plus haute dans ce sec­teur de Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil. L’eau est de plus en plus haute dans ce sec­teur de Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil.

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