KRISTINA SERVANT

L'Argenteuil - - DOSSIER - Kristina.servant@eap.on.ca Kristina Ser vant —pho­to

Sor­ti en juillet 2016, le jeu Po­ké­mon Go est vite de­ve­nu un phé­no­mène pla­né­taire, tant chez les en­fants que chez les adultes. Un jeu de réa­li­té vir­tuel où les at­traits de chaque com­mu­nau­té de­viennent un po­kés­top ou une arène de com­bat. Un an après sa sor­tie, le jeu fait en­core de nom­breux adeptes dans la ré­gion.

Ils se pro­mènent dans le parc Bar­ron, se ras­semblent à la vieille gare his­to­rique ou s’ins­tallent sous le gros arbre de­vant le Fa­mi­li­prix…tou­jours avec les yeux ri­vés sur leur té­lé­phone. Ce sont pro­ba­ble­ment des joueurs de Po­ké­mon Go qui tentent d’at­tra­per tous les Po­ké­mons ou qui tentent de battre le boss de l’arène.

Un jeu vir­tuel où cha­cun doit chas­ser et battre in­di­vi­duel­le­ment les Po­ké­mons, mais où une grande com­mu­nau­té de maîtres Po­ké­mon voit le jour. Ici, dans Ar­gen­teuil, des pages Fa­ce­book re­groupent les membres qui jouent à ce jeu se­lon les cou­leurs de leur équipe : jaune, rouge ou bleue. Sur ces pages, les joueurs par­tagent leurs dé­cou­vertes, leurs nou­velles ac­qui­si­tions et de­mandent même de l’aide pour les com­bats en arène.

Lors de sa pre­mière sor­tie, le jeu ne comp­tait pas au­tant de fonc­tion­na­li­tés qu’au­jourd’hui. Au­jourd’hui, le jeu exige que l’on soit en groupe pour réus­sir à at­tra­per des Po­ké­mons spé­ciaux, no­tam­ment dans les raids, où il n’est pas rare de voir des groupes de 16 ou 20 joueurs au même en­droit, au même mo­ment, pour com­battre un Po­ké­mon puis­sant.

Ce­pen­dant, dé­jà en 2016, des pe­tits groupes de joueurs com­men­çaient à se créer, un peu par­tout au Qué­bec.

« L’an der­nier, avant même l’ar­ri­vée des raids, on se re­trou­vait chaque soir au res­tau­rant O’Fa­nal dès la fer­me­ture du res­tau­rant et on res­tait jus­qu’à une ou deux heures du ma­tin. Ça gros­sit le cercle d’amis, même si ce n’est pas des gens que tu vas voir tous les jours ! », a ex­pli­qué Mathieu Clé­ment, un joueur as­si­du.

« Pour un jeu vir­tuel, ça ras­semble des Po­ké­mon Go est bien plus qu’un jeu vir­tuel, il ras­semble la com­mu­nau­té et per­met de créer des liens avec d’autres joueurs. gens de n’im­porte quel âge et de tous les styles. Tout le monde s’en­traide, je trouve ça vrai­ment co­ol. C’est un jeu ras­sem­bleur ! », a men­tion­né Pier-Oli­vier Roy, un autre joueur de La­chute.

Il ajoute éga­le­ment que l’en­traide est né­ces­saire pour une pe­tite ville comme La­chute, puis­qu’il y a moins de gens qui jouent au jeu que dans une grande ag­glo­mé­ra­tion comme Mon­tréal par exemple.

Qui voyons-nous dans les groupes de chasseurs de Po­ké­mon ? Des hommes, des femmes, des en­fants, des ado­les­cents, des plus ou moins jeunes adultes ! Bref, un jeu qui ras­semble les gé­né­ra­tions et des gens qui n’au­raient pas eu l’oc­ca­sion de se cô­toyer dans la vie de tous les jours.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.