Pa­laz­zo veut s’at­ta­quer au « dé­clin éco­no­mique »

L'Argenteuil - - ÉLECTIONS MUNICIPALES 2017 - FRÉ­DÉ­RIC HOUNTONDJI fre­de­ric.hountondji@eap.on.ca

No­taire de­puis plus de 25 ans, Jean-Marc Pa­laz­zo jus­ti­fie son choix de se por­ter can­di­dat au poste de maire de Saint-An­dréd’Ar­gen­teuil par ce qu’il qua­li­fie de « dé­clin éco­no­mique » du village et « d’opa­ci­té de l’ad­mi­nis­tra­tion ».

M. Pa­laz­zo an­nonce que SaintAn­dré-d’Ar­gen­teuil était un beau village dy­na­mique avec de grandes en­tre­prises. Mal­heu­reu­se­ment, celles-ci ont toutes fer­mé leurs portes ou quit­té la mu­ni­ci­pa­li­té. « C’est ce dé­clin éco­no­mique qui m’a pous­sé en po­li­tique mu­ni­ci­pale, a-t-il ex­pli­qué. Mon but n’est pas de faire un dé­ve­lop­pe­ment comme en Co­rée du Nord ou en Co­rée du Sud ou comme dans ces pays-là. Ce n’est pas un ca­pi­ta­lisme sau­vage que je sou­haite, je sou­haite que les gens puissent vivre nor­ma­le­ment et avoir une belle qua­li­té de vie. »

Le gel des taxes fe­ra par­tie des pre­miers gestes que M. Pa­laz­zo en­tend po­ser s’il ve­nait à être maire du village le 5 no­vembre. Avec le temps, il es­père pou­voir les di­mi­nuer. À ses yeux, la taxation reste un pro­blème pour ses conci­toyens. Il en veut pour preuve le nombre de pan­cartes an­non­çant des maisons à vendre qui ne trouvent pas d’ac­qué­reurs. « La rai­son est le far­deau fis­cal qui est as­sez im­por­tant. Ici on a des far­deaux de taxe qui sont plus éle­vés qu’à Blain­ville et on n’a pas de ser­vices », a dé­plo­ré le pré­ten­dant au fau­teuil de maire.

Dé­non­cia­tions

M. Pa­laz­zo dé­nonce l’ad­mi­nis­tra­tion sor­tante qu’il juge « opaque et peu trans­pa­rente » sur les dé­penses qu’elle ef­fec­tue. Il prend comme exemple les toi­lettes pu­bliques construites à la place

du pres­by­tère ra­va­gé par le feu, à l’en­trée du village. « C’est une toi­lette qui a coû­té en­vi­ron 100 000 $. Je trouve que c’est beau­coup d’ar­gent, cette toi­lette ne des­sert pas les ré­si­dents de Saint-An­dré, nous avons tous des toi­lettes », a-t-il spé­ci­fié.

Dans ses dé­non­cia­tions, il a épin­glé aus­si la ges­tion des inon­da­tions qui ont frap­pé le village et a re­le­vé que « ce­la a oc­ca­sion­né du tra­vail pour les cols bleus et les cadres de la Ville. Les cadres se sont vo­té un bo­nus parce qu’ils ont fait du temps sup­plé­men­taire. » Le can­di­dat pro­met, par ailleurs, de pro­cé­der à un re­nou­vel­le­ment du per­son­nel, car se­lon lui, il y a des gens qui sont en poste de­puis trop long­temps. Ici, il a sur­tout dans son col­li­ma­teur le di­rec­teur des tra­vaux pu­blics de la Ville, qui se­rait en poste de­puis 1973.

La re­vi­ta­li­sa­tion du centre-ville est ins­crite éga­le­ment dans le pro­gramme élec­to­ral de M. Pa­laz­zo. « Si on re­garde la de­vise de SaintAn­dré, c’est « Village pit­to­resque ». Si on re­garde la rue Prin­ci­pale main­te­nant, c’est un vrai dé­sastre, ça a per­du son charme », a réa­li­sé l’homme qui a aus­si été his­to­rien.

pho­to Fré­dé­ric Hountondji

Jean-Marc Pa­laz­zo—

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