UNE LU­MIÈRE AU BOUT DU TUN­NEL

L'Argenteuil - - ACTUALITÉS - EVE­LYNE BER­GE­RON eve­lyne.ber­ge­ron@eap.on.ca

« Le dos­sier Inon­da­tion avance gran­de­ment, mais à pe­tits pas. On fait de la marche ra­pide. »

Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil, Voi­là l’image avec la­quelle Marc-Oli­vier le maire de La­belle, dé­crit la si­tua­tion. Le bi­lan des inon­da­tions du prin­temps der­nier in­dique que 228 ré­si­dences ont été tou­chées dans cette mu­ni­ci­pa­li­té. De celles-ci, 31 ont dû être dé­mo­lies ou sont en voie de l’être. De ce qu’il en sait, au­cun dos­sier n’est ac­tuel­le­ment ré­glé à 100 %, mais tous che­minent de bonne fa­çon. De­puis son élec­tion le 5 no­vembre der­nier, il a fait des si­nis­trés sa prio­ri­té. Dans les pre­miers jours de son man­dat, la Mu­ni­ci­pa­li­té a mis en place un gui­chet unique per­met­tant aux ci­toyens d’être gui­dés, voire d’être pris en charge. Les pan­cartes élec­to­rales ont ra­pi­de­ment lais­sé place à d’autres af­fiches in­vi­tant les si­nis­trés à com­mu­ni­quer avec la Mu­ni­ci­pa­li­té. « Nous pou­vons vous ai­der ! », peut-on en­core y lire. Le maire a re­con­nu que les dé­marches au­près du gou­ver­ne­ment peuvent être longues, que les do­cu­ments sont par­fois com­pli­qués à rem­plir, que l’in­ter­pré­ta­tion peut s’avé­rer dif­fi­cile. Le ci­toyen peut ra­pi­de­ment se sen­tir dé­mu­ni face à cette ma­chine bu­reau­cra­tique. « Je sen­tais que les gens ne sa­vaient plus trop où se di­ri­ger », a-t-il ex­pli­qué en en­tre­vue. Un simple ap­pel té­lé­pho­nique ou en­core un cour­riel à ce gui­chet unique et la Mu­ni­ci­pa­li­té de­vient un ac­teur de pre­mier plan pour ac­com­pa­gner les si­nis­trés dans leurs dé­marches. « L’ob­jec­tif était d’ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus », a in­di­qué le maire. Une des fa­çons de faire bou­ger les choses plus ra­pi­de­ment a été d’in­vi­ter les si­nis­trés à si­gner des pro­cu­ra­tions. Celles-ci per­mettent au di­rec­teur gé­né­ral de la Mu­ni­ci­pa­li­té de trai­ter leur dos­sier en leur nom au­près du gou­ver­ne­ment. À ce jour, près de 40 si­nis­trés ont adhé­ré à cette pra­tique. La Mu­ni­ci­pa­li­té a aus­si ini­tié des ren­contres de « cas par cas » entre les fonc­tion­naires du MSP, la Mu­ni­ci­pa­li­té et les si­nis­trés. Les re­pré­sen­tants du gou­ver­ne­ment se sont donc dé­pla­cés à quelques re­prises à Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil au cours des der­nières se­maines. De tra­vailler conjoin­te­ment sur place a per­mis de faire avan­cer plu­sieurs dos­siers. Se­lon le maire, c’était là une ini­tia­tive in­ha­bi­tuelle, voire au­da­cieuse. « On est dans les mu­ni­ci­pa­li­tés les plus proac­tives dans les dos­siers de si­nis­trés, a sou­te­nu Marc-Oli­vier La­belle. Est-ce que tout est fait ? Non. Est-ce qu’il y a de l’amé­lio­ra­tion à ap­por­ter ? Cer­tai­ne­ment », a-t-il aus­si re­con­nu. Par­mi ces amé­lio­ra­tions, il y a la mise à jour du Plan des me­sures d’ur­gence, sur le­quel tra­vaille la Mu­ni­ci­pa­li­té. « Ce­lui qu’on avait était re­la­ti­ve­ment ré­cent, mais il y a des ajus­te­ments à y ap­por­ter à par­tir de ce qu’on a ap­pris au prin­temps der­nier », a af­fir­mé M. La­belle. Par exemple, la Mu­ni­ci­pa­li­té est en train de se bâ­tir une ré­serve de sacs de sable. Elle tra­vaille aus­si à mettre sur pied un re­gistre du ni­veau de cha­cun des im­meubles vul­né­rables en cas d’inon­da­tions, afin de pou­voir in­ter­ve­nir aux bons en­droits au bon mo­ment. Par ailleurs, le maire de Saint-An­dréd’ Ar­gen­teuil tra­vaille sur un pro­jet pour fa­vo­ri­ser la ré­ten­tion des si­nis­trés à Saint-An­dré-d’Ar­gen­teuil. Il ai­me­rait mettre en place une « prime de re­lo­ca­li­sa­tion » pour ci­toyens qui ont dû dé­mo­lir leur résidence. « Ce sont des gens que l’on sou­haite gar­der chez nous », a ex­pri­mé le maire La­belle. Les si­nis­trés qui n’ont pas en­core de­man­dé l’ap­pui de la Mu­ni­ci­pa­li­té dans leurs dé­marches peuvent le faire en com­po­sant le 450-537-3527, poste 0, ou en­voyer un cour­riel à inon­da­tions@sta­da.ca.

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