Pro­jet Dé­ca­pant: res­tau­rer un meuble, tra­vailler sa per­sé­vé­rance

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS -

Des élèves de l’école se­con­daire du MontSainte-Anne en for­ma­tion pré­pa­ra­toire au travail se rendent une de­mi-jour­née par se­maine à SaintFer­réol-les-Neiges au ga­rage de Marco Gos­se­lin, pro­prié­taire du Groupe No­made. L’ob­jec­tif: re­don­ner un as­pect neuf à un meuble usa­ger. Les jeunes exé­cutent toutes les étapes, jus­qu’à la fi­ni­tion, pour don­ner une cure de jeu­nesse à quelques chaises et autres meubles.

Le tout se fait sous la su­per­vi­sion de M. Gos­se­lin, pro­prié­taire de la com­pa­gnie spé­cia­li­sée dans la construc­tion et la ré­no­va­tion. Cette idée est née d’une ren­contre avec Chan­tal Dion, pro­fes­seure à l’ESMSA, qui lui a pro­po­sé le pro­jet. «Quand elle m’a par­lé de ça, j’ai sau­té sur l’oc­ca­sion», dit-il.

En plus des tech­niques, cette ac­ti­vi­té donne des le­çons de per­sé­vé­rance aux jeunes. «Ils partent avec un meuble usa­ger et à la fin ils peuvent se dire: wow, il est ren­du beau et c’est grâce à moi, ex­plique Mme Dion. C’est bien pour les pa­rents aus­si pour qui souvent les nou­velles ve­nant de l’école ne sont pas tou­jours po­si­tives.»

Concret

En res­tau­rant un meuble de la sorte, les jeunes ont la chance de bien prendre conscience de leur réus­site. «C’est du concret, un travail qui se voit. C’est plus tan­gible que de réus­sir un exa­men ou de la théo­rie en classe», es­time M. Gos­se­lin. «Ce pro­jet est pour les jeunes qui ont be­soin de concret main­te­nant», ajoute Mme Dion.

«Ça leur per­met de voir qu’il y a d’autres op­tions que de grosses études», sou­ligne M. Gos­se­lin, qui af­firme bien ga­gner sa vie grâce aux tra­vaux ma­nuels, un mé­tier qu’il adore. Le BMR de Châ­teau-Ri­cher s’est im­pli­qué en four­nis­sant tout le ma­té­riel, per­met­tant éga­le­ment aux jeunes de prendre conscience que des gens s’im­pliquent pour eux.

Ex­pé­rience re­nou­ve­lée

En plein travail, Alexandre in­dique ap­pré­cier l’ex­pé­rience, lui qui aime mieux quand «ça bouge plus». Une autre élève, Jade, aime éga­le­ment son ex­pé­rience, même si elle a pro­ba­ble­ment dé­jà rayé le mé­tier de char­pen­tière-me­nui­sière de sa liste pour un fu­tur em­ploi, le dé­ca­page n’étant pas sa tasse de thé. Marco Gos­se­lin af­firme dé­jà que l’ex­pé­rience se­ra ré­pé­tée l’an­née pro­chaine. «J’ai été agréa­ble­ment sur­pris. Les jeunes sont mo­ti­vés!»

(Pho­to Jean-Ma­nuel Téo­to­nio)

Les jeunes donnent une cure de jeu­nesse à quelques meubles.

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