La baisse de sa­laires des élus de Saint-Fer­réol-les-Neiges fait des mé­con­tents

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - Jean-Ma­nuel Téo­to­nio re­dac­tion.lau­tre­voix@tc.tc

Ju­geant l’aug­men­ta­tion de sa­laire de 67% que s’étaient vo­tés le pré­cé­dent con­seil mu­ni­ci­pal d’exa­gé­rée, Mme Cor­mier et son équipe ont com­pa­ré la ré­mu­né­ra­tion à Saint-Fer­réolles- Neiges à celles d’autres mu­ni­ci­pa­li­tés si­mi­laires. Suite à cette dé­marche, ils ont dé­ci­dé de di­mi­nuer les sa­laires de 20% pour «se ra­me­ner dans la moyenne», a in­di­qué ré­cem­ment la mai­resse. Le sa­laire de Mme Cor­mier pas­se­rait de 23 900$ à 19 120$ et ce­lui des conseillers de 7 977$ à 6 382$. La dé­ci­sion doit être en­té­ri­née lors de la séance du 14 avril.

M. Pi­lote es­time qu’il est «dé­plo­rable et mal avi­sé que des per­sonnes qui n’ont que deux mois dans leurs res­pon­sa­bi­li­tés au sein du con­seil mu­ni­ci­pal jugent qu’il faille abais­ser la ré­mu­né­ra­tion des élus», peut-on lire dans le pro­cès-ver­bal de la séance du 13 jan­vier der­nier. Mme Cor­mier et les trois conseillers de son équipe en sont à leur pre­mier man­dat en tant qu’élus.

Par­mi les rai­sons évo­quées pour jus­ti­fier l’aug­men­ta­tion de 67%, un re­gistre rem­pli par les élus per­met­tait de consta­ter qu’ils consa­craient en moyenne 588 heures par an­née à leur fonc­tion, re­pré­sen­tant un mi­ni­mum de 35 heures par mois et pou­vant al­ler jus­qu’à 50 heures men­suelles se­lon les dos­siers.

Il met de l’avant aus­si que la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise des mu­ni­ci­pa­li­tés en fait une ques­tion de re­lève mu­ni­ci­pale et de re­con­nais­sance de l’ap­port des élus dans leur com­mu­nau­té et qu’elle a fait une re­com­man­da­tion au gou­ver­ne­ment pour as­su­rer une ré­mu­né­ra­tion adé­quate. M. Pi­lote per­çoit la mé­thode uti­li­sée pour ar­ri­ver au constat en fa­veur d’une di­mi­nu­tion pas aus­si va­lable que celle uti­li­sée par le con­seil pré­cé­dent.

«C’est cer­tain que ce n’est pas une mo­ti­va­tion»

Léo­pold Mi­chel, qui qua­li­fie la dé­ci­sion de di­mi­nuer les sa­laires de «geste mal­heu­reux», re­marque que la charge de travail à SaintFer­réol-les-Neiges «gros­sit de plus en plus». Ce­lui qui comme M. Pi­lote siège de­puis plu­sieurs an­nées au con­seil mu­ni­ci­pal af­firme qu’il s’agit d’un manque de res­pect en­vers le travail qu’il a fait et qu’il conti­nue­ra à faire mal­gré tout, avance-t-il. M. Mi­chel ne se trouve do­ré­na­vant sur au­cun co­mi­té alors que M. Pi­lote s’est re­ti­ré de ceux sur l’ur­ba­nisme et les Sept-Chutes. «C’est cer­tain que ce n’est pas une mo­ti­va­tion. Et la mo­ti­va­tion, ce n’est pas né­ces­sai­re­ment l’ar­gent, c’est la re­con­nais­sance du travail que nous fai­sons», laisse tom­ber M. Pi­lote.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

La mai­resse Pa­rise Cor­mier main­tient que sa pro­po­si­tion d’abais­ser les sa­laires est jus­ti­fiée.

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