Fran­çois Thé­riault : par­ler de l’in­dé­pen­dance, par­tout et tout le temps

L'Autre Voix - - LA UNE - Jean-Ma­nuel Téo­to­nio re­dac­tion.lau­tre­voix@tc.tc

L’ob­jec­tif de M. Thé­riault est de mettre de l’avant ce que prône Op­tion na­tio­nale, rai­son pour la­quelle il pré­fère ne pas prendre d’en­ga­ge­ments sur des dos­siers lo­caux spé­ci­fiques, bien cons­cient de la place de son par­ti dans les son­dages. C’est pour­quoi il sou­haite par­ler d’in­dé­pen­dance, ce que ne fait plus le Par­ti qué­bé­cois, sou­tient-il.

Se di­sant sur­pris de voir que la sou­ve­rai­ne­té ob­tient un ap­pui entre 35 et 40% dans les son­dages «pen­dant que le PQ n’en fait pas la pro­mo­tion», le pro­fes­seur en sciences po­li­tiques croit que faire la pé­da­go­gie de l’in­dé­pen­dance «avant, pen­dant et après la cam­pagne élec­to­rale» en fe­ra un pro­jet plus «en­thou­sias­mant».

«Quand je de­mande à des gens pour­quoi ils ne sont pas in­dé­pen­dan­tistes, la ré­ponse que je re­çois souvent est parce que ça ne se fe­ra pas. Il y a un manque d’es­poir. Ce n’est pas une ap­proche ga­gnante que de ne pas par­ler de ça [l’in­dé­pen­dance]. […] Je suis prêt à res­ter dans l’op­po­si­tion et la mar­gi­na­li­té jus­qu’à ce que notre par­ti soit au gou­ver­ne­ment. Il au­ra alors un man­dat clair pour faire l’in­dé­pen­dance, il n’y au­ra plus d’am­bi­guï­té», lance ce­lui qui af­firme que «le PQ est de­ve­nu un par­ti d’al­ter­nance prêt à tout pour prendre le pou­voir».

Conseils régionaux

M. Thé­riault et Op­tion na­tio­nale pro­pose de créer des conseils régionaux pour que les ré­gions et les mu­ni­ci­pa­li­tés aient da­van­tage d’au­to­no­mie. «En ce mo­ment, le Qué­bec a des com­pé­tences dans cer­tains do­maines, mais la pro­vince en­voie son ar­gent au fé­dé­ral qui lui en re­donne sous cer­taines condi­tions. J’ai l’im­pres­sion que c’est la même re­la­tion entre Qué­bec et les mu­ni­ci­pa­li­tés», es­time-t-il.

Le par­ti pro­pose donc de re­grou­per les agences de la san­té, les com­mis­sions sco­laires et les confé­rences ré­gio­nales des élus pour mettre sur pied une struc­ture ré­gio­nale au­to­nome. Ces «mini-gou­ver­ne­ments» per­ce­vraient des re­ve­nus au­to­nomes, à l’image des com­mis­sions sco­laires ou dis­po­se­raient d’une en­ve­loppe oc­troyée par le gou­ver­ne­ment sans condition, ou les deux. «Nous pen­sons que ceux qui vont être ca­pables d’in­ves­tir dans leurs in­té­rêts et de por­ter à bien leur dé­ve­lop­pe­ment, c’est eux-mêmes», ex­plique M. Thé­riault en par­lant des ré­gions.

Est-ce que ce mo­dèle se­rait bon pour l’Île d’Or­léans et la Côte-de-Beaupré? «La ques­tion est à sa­voir si toutes les ré­gions veulent au­tant d’au­to­no­mie. On ne sait pas. On pour­rait peu­têtre y al­ler de fa­çon pro­gres­sive», lance-t-il. Le can­di­dat ajoute que les ré­gions pourraient se voir of­frir le choix d’ob­te­nir plus d’au­to­no­mie ou non.

(Pho­to Jean-Ma­nuel Téo­to­nio)

Fran­çois Thé­riault sou­haite par­ler de l’in­dé­pen­dance du Qué­bec avec les ci­toyens.

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