Des consé­quences qui peuvent s’avé­rer graves

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - MA­RIE-PAS­CALE FORTIER re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

AC­CI­DENTS.PEN­SONS entre autres à Ma­rie-pier Ga­gné, une jeune femme en­ceinte dé­cé­dée le 10 août der­nier, hap­pée sur le bou­le­vard Lau­rier par un jeune homme qui a fait une crise d’épi­lep­sie au vo­lant. Jo­na­than Fa­lar­deau-laroche, 22 ans, qui était sous le coup d’une in­ter­dic­tion de conduire en rai­son de sa ma­la­die, doit faire face à des ac­cu­sa­tions de né­gli­gence cri­mi­nelle ayant cau­sé la mort de Ma­rie-pier Ga­gné et de né­gli­gence cri­mi­nelle ayant cau­sé des lé­sions au bé­bé qu’elle por­tait.

Le rè­gle­ment en vi­gueur sti­pule qu’une per­sonne at­teinte d’épi­lep­sie ne peut conduire une voi­ture dans les six mois sui­vant une crise. Tou­te­fois, per­sonne n’a de boule de cris­tal pour sa­voir à quand re­monte la der­nière crise d’un conduc­teur, ce qui est im­pos­sible à gé­rer pour la SAAQ.

Tou­te­fois, si quel­qu’un a un ac­ci­dent de voi­ture en rai­son d’une crise alors qu’il n’au­rait pas dû se trou­ver au vo­lant, il peut être ac­cu­sé de né­gli­gence cri­mi­nelle, comme ce fut le cas pour Jo­na­than Fa­lar­deau-laroche. « Ce n’est pas grave que la per­sonne n’aver­tisse pas la SAAQ, mais c’est im­por­tant qu’il ne conduise pas. L’idée, c’est qu’il ne conduise pas pen­dant la pé­riode de risque de ré­ci­dive de crise », ex­plique le Dr Ja­mie Dow.

Fran­çois-xa­vier Beau­lieu est un jeune homme dé­cé­dé en no­vembre 2015, à l’âge de 23 ans, dans un ac­ci­dent de la route à L’is­let. C’est un ma­laise ou une crise due à son trouble neu­ro­lo­gique qui l’au­rait peut-être tué, même s’il avait le droit de conduire puis­qu’il était mé­di­ca­men­té et que sa si­tua­tion était stable. « Le simple fait d’être épi­lep­tique aug­mente le risque d’ac­ci­dent de 50 % », ex­plique le Dr Ja­mie Dow, mé­de­cin-conseil à la SAAQ.

Sta­tis­tique Ca­na­da rap­porte que «des 44 % qui avaient un per­mis de conduire en règle, 64% ont dit que leur ma­la­die les avait em­pê­chés de conduire à l’oc­ca­sion, tan­dis que 61 % des per­sonnes qui n’avaient pas de per­mis de conduire ont at­tri­bué ce fait à leur ma­la­die. » À ce pro­pos, le Dr Ja­mie Dow ex­plique que beau­coup de per­sonnes at­teintes d’épi­lep­sie ont très peur de conduire, sur­tout chez les plus âgés. « Le pro­blème, c’est les jeunes qui croient qu’il n’y a rien à leur épreuve », conclut-il.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.