Dans les cou­lisses d’une dis­pa­ri­tion

Dos­sier dis­pa­ri­tions

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - MA­RIE-PAS­CALE FORTIER re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

PO­LICE. De­puis 1985, 21 per­sonnes por­tées dis­pa­rues à Qué­bec n’ont tou­jours pas été re­trou­vées. Au cours de l’an­née 2016 seule­ment, le Ser­vice de po­lice de la Ville de Qué­bec a trai­té 471 dos­siers de per­sonnes d’âge adulte dis­pa­rues. Que se passe-t-il quand vous êtes sans nou­velles d’un proche ?

Ce qu’il faut sa­voir, c’est que dans la ma­jo­ri­té des cas, les per­sonnes por­tées dis­pa­rues sont re­trou­vées en très peu de temps. Par­fois, elles sont de re­tour à la mai­son alors que les pa­trouilleurs sont tou­jours sur les lieux pour éva­luer la si­tua­tion, ex­plique briè­ve­ment le lieu­te­nant aux stu­pé­fiants et co­or­don­na­teur aux per­sonnes dis­pa­rues, Éric Le­blond.

Dès qu’une dis­pa­ri­tion est si­gna­lée à la cen­trale 911, le dos­sier est trai­té de fa­çon prio­ri­taire. Si la per­sonne n’est pas re­trou­vée ra­pi­de­ment à la suite de vé­ri­fi­ca­tions des alen­tours et de dis­cus­sions avec les proches et qu’il y a un dan­ger pour sa sé­cu­ri­té, le dos­sier est trans­mis à un en­quê­teur, pour­suit M. Le­blond.

À ce mo­ment, di­verses mé­thodes d’en­quête sont uti­li­sées pour ten­ter de re­trou­ver la per­sonne dis­pa­rue. Par­mi celles-ci, si la sé­cu­ri­té de la per­sonne est com­pro­mise et que la fa­mille y consent, un avis de dis­pa­ri­tion peut être émis dans les mé­dias. M. Le­blond es­time que cette mé­thode est ef­fi­cace, même s’il n’existe pas de sta­tis­tique quant à son taux de réus­site. «C’est une très bonne mé­thode, parce que tout le monde cherche avec nous », ex­plique le lieu­te­nant.

QUE SONT-ELLES DE­VE­NUES

En 2016, cinq des per­sonnes por­tées dis­pa­rues ont été re­trou­vées sans vie. Les causes et cir­cons­tances du dé­cès de Léandre Poi­tras, Na­tha­lie Noël et An­gé­lique Des­chenes n’ont tou­jours pas été di­vul­guées par le bu­reau du co­ro­ner. Pour les deux autres, le co­ro­ner a conclu à un sui­cide et à une noyade. Dans le cas de Na­tha­lie Noël, on sait que son corps avait été re­trou­vé dans un parc, en bor­dure de la ri­vière Du­ber­ger.

Quand une per­sonne est re­trou­vée sans vie, la scène est tou­jours trai­tée comme une mort sus­pecte même si cer­tains élé­ments laissent croire à un sui­cide. Par la suite, le SPVQ tra­vaille en col­la­bo­ra­tion avec le bu­reau du co­ro­ner pour éta­blir les causes et les cir­cons­tances du dé­cès.

Par­mi les per­sonnes tou­jours por­tées dis­pa­rues de­puis plu­sieurs an­nées, on compte Lyne Mas­si­cotte, dis­pa­rue de­puis juillet 2003. Même si son meur­trier, Alain Per­reault, a été re­con­nu cou­pable lors d’un se­cond pro­cès, son corps n’a tou­jours pas été lo­ca­li­sé. La suite de notre dos­sier dis­pa­ri­tion dans notre édi­tion de la se­maine pro­chaine et en ligne à www.lau­tre­voix.com

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