Mé­dia­tion ci­toyenne sur la Côte-de-beau­pré

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - PRISCA BE­NOIT re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

CONFLIT. L’or­ga­nisme L’autre Ave­nue tente de re­cru­ter des bé­né­voles sur la Côte-de-beau­pré pou­vant agir à titre de mé­dia­teur lors d’une si­tua­tion conflic­tuelle afin d’évi­ter de se tour­ner vers les tri­bu­naux.

Im­plan­té à Qué­bec de­puis une dou­zaine d’an­nées, L’autre Ave­nue se veut un or­ga­nisme de jus­tice al­ter­na­tive. « Notre pré­misse de base, c’est que des conflits, ça ex­plique et, sur­tout, c’est nor­mal », ex­plique l’in­ter­ve­nante com­mu­nau­taire Li­sa-ma­rie Roy, char­gée de dé­ve­lop­per l’offre de ser­vices sur la Côte-de-beau­pré.

Se­lon elle, plu­sieurs conflits pour­raient se ré­gler sans de­voir pas­ser par les tri­bu­naux, si les par­ties dé­ci­daient plu­tôt de dia­lo­guer. «Pour que ça marche, il faut que les ci­toyens y mettent du leur, es­time l’in­ter­ve­nante. Nous ne sommes pas là pour ré­gler les pro­blèmes à la place des gens, mais plu­tôt pour les sou­te­nir dans la ré­so­lu­tion de leur conflit. »

Avec des bu­reaux à Qué­bec et un point de ser­vices à Don­na­co­na, dans Port­neuf, l’or­ga­nisme est de plus en plus con­nu dans la ré­gion. « Nos ser­vices sont of­ferts pour l’en­semble de la Ca­pi­tale-na­tio­nale, mais on se ren­dait compte que les gens de l’est ve­naient très peu nous voir pour nos ser­vices», ob­serve Li­sa-ma­rie Roy. À l’aide d’une sub­ven­tion du Fonds Ac­cès Jus­tice du mi­nis­tère de la Jus­tice, l’or­ga­nisme a dé­ci­dé de dé­ve­lop­per sa pré­sence sur la Côte-de-beau­pré.

De­puis fé­vrier, L’autre Ave­nue est al­lée à la ren­contre d’in­ter­ve­nants du coin pour se faire connaître, mais éga­le­ment pour re­cru­ter des bé­né­voles prêts à agir à titre de mé­dia­teur dans une si­tua­tion de conflits. « Ça nous prend des gens qui veulent ai­der, mais de ma­nière très spé­ci­fique », ex­plique-t-elle. Les can­di­dats doivent faire preuve d’im­par­tia­li­té et d’ou­ver­ture d’es­prit pour ne pas prendre par­ti dans les dis­cus­sions. Ils doivent aus­si sa­voir user de di­plo­ma­tie, comme ils fe­ront face à des si­tua­tions dé­li­cates.

AJUS­TER LE TIR

Au fil des dé­marches, Li­sa-ma­rie Roy a re­mar­qué que l’ap­proche en mé­dia­tion ci­toyenne ne peut pas être exac­te­ment la même qu’à Qué­bec. « On ob­serve sur­tout que, sur la Côte-de-beau­pré, les gens sont plus proches et se connaissent beau­coup, ex­plique-t-elle. Ça nous oblige à nous as­su­rer que notre mé­dia­teur ne se­ra pas im­pli­qué de près ou de loin dans le conflit, pour être sûr que chaque par­tie soit tout à fait à l’aise avec la dé­marche. »

Quant aux types de si­tua­tions ren­con­trées, elles peuvent al­ler dans toutes les di­rec­tions. « On va sou­vent ren­con­trer des pro­blèmes de voi­si­nage, d’amé­na­ge­ment de ter­rain, d’af­faires, etc. La seule chose qu’on ne fait pas, c’est de la mé­dia­tion fa­mi­liale au terme strict. »

Une pre­mière ren­contre d’in­for­ma­tion a eu lieu jeu­di pas­sé pour les can­di­dats in­té­res­sés. Les ser­vices de mé­dia­tion sont dé­jà dis­po­nibles sans frais sur la Côte-de-beau­pré.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

« Il peut peut ar­ri­ver qu’on règle des conflits dans une fa­mille entre des grands-pa­rents ou des frères et soeurs », af­firme Li­sa-ma­rie Roy.

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