Le rêve amé­ri­cain de Jo­na­than Roy

L'Autre Voix - - CULTURE - CHARLES LALANDE re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

MU­SIQUE. Ter­ras­sé par une peine d’amour il y a deux ans, Jo­na­than Roy file au­jourd’hui le par­fait bon­heur dans toutes les sphères de sa vie. Lan­cé le 20 jan­vier, son al­bum Mr. Op­ti­mist Blues lui per­met de sur­fer sur une vague mu­si­cale. Trois jours plus tôt, il met­tait en ligne le vi­déo­clip de sa chan­son Good Things, dans le­quel sont mis en scène son cha­grin du pas­sé, la dé­pres­sion de sa mère et le sui­cide du re­je­ton de l’un de ses amis. On le voit pleu­rer nu sous la douche et faire l’amour à deux femmes avant de se sui­ci­der en ava­lant un poi­son.

« La vi­déo était tough et lourde, mais c’est im­por­tant d’en par­ler. En tant qu’ar­tiste, je suis fier – et je vais conti­nuer – de par­ta­ger de la mu­sique qui touche. J’ai re­çu plu­sieurs mes­sages po­si­tifs sur les ré­seaux so­ciaux. Ce que je vou­lais dire aux gens, c’est d’en par­ler et d’écou­ter les autres. »

Que ce soit à To­ron­to, à Mon­tréal ou chez lui à Qué­bec, les lan­ce­ments ont été « in­croyables ». Lors­qu’il a pris sa re­traite du ho­ckey pour se lan­cer dans la mu­sique, les scep­tiques étaient nom­breux, mais il est en train de les confondre un à un.

Com­ment a-t-il fait ? « Je n’avais pas vrai­ment le ta­lent, mais je n’ai pas lâ­ché. J’en ai fait une pas­sion et même une ob­ses­sion. J’ai fait des ef­forts et des sa­cri­fices. Je n’ai pas eu peur de fon­cer et de tout faire pour at­teindre mes rêves», ré­pond-il quand on lui de­mande la re­cette de ses suc­cès. Je veux prou­ver que j’ai ma place dans l’in­dus­trie de la mu­sique en ren­dant les Qué­bé­cois fiers. » -Jo­na­than Roy, qui dé­mé­na­ge­ra à New York en dé­cembre 2017.

Sa car­rière est pas­sée à un autre stade le 20 juin der­nier quand il a ap­po­sé son nom au bas d’une en­tente le liant avec Big Beat Re­cords, fi­liale d’atlantic Re­cords, qui gère les car­rières de grosses poin­tures, telles que Skrillex, Bru­no Mars, Cold­play, Ed Shee­ran et Da­vid Guet­ta.

«Hon­nê­te­ment, c’est quelque chose! C’est un ni­veau que je rê­vais d’at­teindre. J’ai en­core beau­coup de tra­vail à faire. Je vais dé­mé­na­ger à New York au mois de dé­cembre pour don­ner un coup là-bas. »

« LE SHOW LE PLUS TRIPPANT DE MA VIE ! »

Le Fes­ti­val d’été de Qué­bec (FEQ) a of­fert à Jo­na­than Roy l’op­por­tu­ni­té de ré­chauf­fer la foule une qua­ran­taine de mi­nutes avant de lais­ser la place à Nick Jo­nas et aux Backs­treet Boys.

« C’était le show le plus trippant de ma vie ! Et de loin ! Ç’a pas­sé tel­le­ment vite, je n’ai pas eu le temps d’ap­pré­cier suf­fi­sam­ment le mo­ment, ad­met-il. C’était beau de voir les Qué­bé­cois chan­ter mes chan­sons en an­glais. »

Il es­père main­te­nant faire par­tie à nou­veau de la pro­gram­ma­tion du FEQ à l’été 2018. D’ici là, il se­ra à l’im­pé­rial de Qué­bec le 18 no­vembre pro­chain. Les billets se sont en­vo­lés comme des pe­tits pains chauds…

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Lors­qu’il a ac­cro­ché ses jam­bières, Jo­na­than Roy vou­lait faire du rap. Il a ra­pi­de­ment bi­fur­qué vers le pop.

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