Un ser­vice d’ur­gence pour pi­tou et mi­nou

L'Autre Voix - - VIE COMMUNAUTAIRE - GEOFFRÉ SAM­SON re­dac­tion_­que­bec@tc.tc EN­FANCE

ANI­MAUX. Un ser­vice d’ur­gence ani­ma­lier est of­fert de­puis peu sur le ter­ri­toire de la Ville de Qué­bec. Coup d’oeil à leur mis­sion hors du com­mun. De­puis 2016, Les Fi­dèles Mous­ta­chus opère le ser­vice ani­ma­lier de confiance pour la Ville de Qué­bec. Ils ont une uni­té d’ur­gence of­ferte 24/7 pour in­ter­ve­nir dans une mul­ti­tude de si­tua­tions, et dans un seul ob­jec­tif : le bien-être des ani­maux.

Lors­qu’une in­ter­ven­tion po­li­cière concerne des ani­maux, l’équipe d’ur­gence est ap­pe­lée. Ces ré­pon­dants se dé­placent sur le ter­rain afin de ré­cu­pé­rer tous types d’ani­maux : des chats aux chiens, des ser­pents aux rats, al­lant même jus­qu’aux poules.

Les ré­pon­dants d’ap­pels d’ur­gence doivent faire preuve d’au­to­no­mie, de dis­ci­pline et de ri­gueur. Ils doivent bien gé­rer les prio­ri­tés. L’équipe d’in­ter­ven­tion a seule­ment trois em­ployés qui se re­laient sur 7 jours. Ils doivent aus­si exé­cu­ter de nom­breuses tâches, dont les soins.

Mu­ni d’un équi­pe­ment sin­gu­lier, comme une perche qui per­met de gar­der le chien à une dis­tance d’en­vi­ron 5 pieds, c’est leur calme qui pré­vaut dans toutes les si­tua­tions.

LES DAN­GERS

Ces in­ter­ven­tions mettent ra­re­ment les in­ter­ve­nants en dan­ger, mais peuvent ap­por­ter un fac­teur de stress. Le ré­pon­dant Jo­na­than Du­chesne ex­plique qu’il a été ap­pe­lé dans une si­tua­tion où un chien at­ta­quait des po­li­ciers. « Je suis ar­ri­vé dans un ap­par­te­ment et ma ten­sion a mon­té lorsque la porte s’est re­fer­mée der­rière moi. J’étais seul avec une bête qui était plus grosse que moi. Mon sang-froid m’a per­mis de créer un lien de confiance avec le chien », men­tionne le res­pon­sable ani­ma­lier.

EUTHANASIE

Les Fi­dèles Mous­ta­chus in­sistent que seule­ment 6 % des ani­maux du re­fuge sont eu­tha­na­siés. La ma­jo­ri­té d’entre eux sont adop­tés dans les jours et les se­maines sui­vant leur ar­ri­vée. L’euthanasie est uti­li­sée dans des cas de sur­po­pu­la­tion, de ma­la­die et d’agres­si­vi­té. Avant de prendre cette dé­ci­sion fa­tale, un com­por­te­men­ta­liste est tou­te­fois en­ga­gé par le re­fuge afin d’éva­luer l’ani­mal ayant un com­por­te­ment ju­gé dan­ge­reux.

DEUX EN­DROITS

Les Fi­dèles Mous­ta­chus ont deux adresses. Le centre si­tué sur la rue Phi­lippe-pa­ra­dis, dans le sec­teur de Va­nier, s’oc­cupe des ani­maux per­dus et trou­vés. Ce­lui de Lo­ret­te­ville, sur le bou­le­vard de l’or­mière, ac­cueille les nou­velles fa­milles pour l’adop­tion, en plus des aban­dons d’ani­maux, quelle que soit la rai­son.

DÉ­VOUE­MENT

Le terme « em­ployé » ne sert qu’à iden­ti­fier ceux qui y tra­vaillent, mais les ac­tions de cha­cun vont bien au-de­là des heures payées. « On fait ça parce qu’on aime ça. Notre paie, c’est un sa­laire du coeur, car nous consta­tons l’im­pact so­cial de nos ac­tions. Elles vont bien au-de­là des heures payées », conclut Jo­na­than Du­chesne.

(Pho­to TC Me­dia – Geoffré Sam­son)

Jo­na­than Du­chesne de l’uni­té d’ur­gence des Fi­dèles Mous­ta­chus.

(Pho­to TC Me­dia – Geoffré Sam­son)

Les res­pon­sables ani­ma­liers Ga­brielle Bi­lo­deau et Da­vid Gon­za­lez.

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