L’aqua­relle s’ef­face à L’ange-gar­dien

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - GEOFFRÉ SAM­SON re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

ÉPI­CE­RIE. L’ange-gar­dien a deux épi­ciers sur son ter­ri­toire, dont Ac­co­mo­da­tion Aqua­relle 2014, si­tué dans la por­tion nord de la mu­ni­ci­pa­li­té. Au cours des der­nières se­maines, l’éven­tuelle fer­me­ture du com­merce in­quiète.

De­puis plus de deux ans, le pro­prié­taire de l’aqua­relle, Marc Cha­bot, tente de vendre son en­tre­prise, ac­quise en mars 2014. Au­cune offre sé­rieuse n’a été faite pour re­prendre le flam­beau du « dé­pan­neur », ou­vert de­puis 35 ans.

Les coûts sont plus éle­vés que le ren­de­ment pro­cu­ré par les ventes et mal­gré le fait qu’il a ré­duit les heures d’ou­ver­ture quo­ti­diennes à huit, plu­tôt que 13 pré­cé­dem­ment. Cette di­mi­nu­tion du chiffre d’af­faires est, entre autres, at­tri­buable à la baisse de la clien­tèle tou­ris­tique et des plai­san­ciers es­ti­vaux.

« Lorsque j’ai ache­té, j’étais à la re­traite. Je sa­vais que je se­rais ici pen­dant en­vi­ron trois ans et j’avais des idées de gran­deur. J’ai beau­coup in­ves­ti, mais je dois prendre des dé­ci­sions», ex­prime le pro­prié­taire.

M. Cha­bot sait qu’il ne peut pas ri­va­li­ser avec les « grandes chaines », mais dit qu’il a tou­jours été ou­vert à of­frir les pro­duits de­man­dés pas sa clien­tèle.

« Cer­tains clients me ra­mènent leur caisse de bière vide avec un col­lant d’une autre épi­ce­rie des­sus. Je les prends sans pro­blème, mais ils n’en re­prennent pas d’autres et vont l’ache­ter ailleurs. Je ne peux pas sur­vivre en ven­dant des pintes de lait, des ci­ga­rettes et des jour­naux. »

Le gé­rant de l’éta­blis­se­ment, Éric Per­ron, men­tionne qu’il a pro­po­sé au pro­prié­taire de lui louer le com­merce, afin qu’il de­meure ou­vert. Il tra­vaille 56 heures par se­maine. Une en­tente n’est pas en­core conve­nue et les prin­ci­paux in­té­res­sés sont tou­jours en dis­cus­sion. Se­lon une note ins­crite sur le comp­toir, la date de fer­me­ture est pré­vue le 28 fé­vrier pro­chain.

Tous les clients que L’autre Voix a ren­con­trés se di­saient dé­so­lés et qu’ils en­tre­voyaient très mal d’al­ler au « vil­lage » pour leurs achats.

« Je suis en train d’éva­luer toutes les op­tions, il est pos­sible que nous res­tions ou­vert. La ré­duc­tion des heures est fi­nan­ciè­re­ment po­si­tif. », ajoute M. Cha­bot.

Si la fer­me­ture de­vait arriver, le pro­prié­taire compte faire dé­mo­lir le bâ­ti­ment, y bâ­tir une ré­si­dence pri­vée et y ha­bi­ter.

Le maire de L’ange-gar­dien, Pierre Le­fran­çois, est pour sa part dé­so­lé de cette si­tua­tion. Il men­tionne ne ja­mais avoir re­çu de de­mande de Marc Cha­bot et n’est pas au cou­rant du dos­sier. Le maire se dit ou­vert à le ren­con­trer. « Si la mu­ni­ci­pa­li­té peut faire quelque chose, nous le fe­rons. Je suis tou­jours en mode so­lu­tion. »

(Pho­to TC Me­dia – Geoffré Sam­son)

L’épi­ce­rie est à L’ange-gar­dien de­puis plus de trois dé­cen­nies.

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