Syl­vie Bou­cher, la dé­pu­tée fédérale de la Côte-de-beau­pré

L'Autre Voix - - ACTUALITÉS - GEOFFRÉ SAM­SON re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

PO­LI­TIQUE. Syl­vie Bou­cher est de­ve­nue dé­pu­tée fédérale en 2006 et dé­faite cinq and plus tard en rai­son de la vague orange du NPD en 2011. Elle est de re­tour en po­li­tique de­puis trois ans et se sent plus pré­sente que ja­mais au­près des ci­toyens de Beau­port­côte-de-beau­pré-île d’or­léans-char­le­voix.

Même si Mme Bou­cher siège dans l’op­po­si­tion of­fi­cielle à Ot­ta­wa, comme Se­cré­taire du ca­bi­net fan­tôme de l’op­po­si­tion of­fi­cielle res­pon­sable des Af­faires ru­rales et du Dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique pour les ré­gions du Qué­bec, son ré­seau de contacts gou­ver­ne­men­tal ne cesse de gran­dir. Se­lon la dé­pu­tée, bien que la proxi­mi­té pro­vin­ciale semble plus ac­ces­sible, elle men­tionne que le gou­ver­ne­ment du Ca­na­da peut of­frir de nom­breux ser­vices et pro­grammes. Elle ajoute que sa porte est tou­jours ou­verte à la po­pu­la­tion.

Un exemple ré­cent est le Cy­clo­ra­ma de Sainte-anne-de-beau­pré. Syl­vie Bou­cher ex­plique que le gou­ver­ne­ment pro­vin­cial a été in­ter­pel­lé dans le dos­sier, mais pas le fé­dé­ral. Une si­tua­tion qui étonne la dé­pu­tée, car cer­tains pro­grammes pour­raient bé­né­fi­cier à dif­fé­rents in­ter­ve­nants du dos­sier. Par res­pect, l’élue men­tionne ne pas vou­loir avoir com­mu­ni­qué avec la fa­mille Blouin.

« Je sa­vais que les Blouin dé­si­raient vendre et ne sou­hai­taient pas que les gou­ver­ne­ments s’im­miscent dans le pro­ces­sus. Je pré­cise n’avoir re­çu au­cune de­mande à cet ef­fet et j’at­tends que quel­qu’un vienne me voir. Nous avons des so­lu­tions pour gar­der le Cy­clo­ra­ma chez nous. »

EN 2018…

La dé­pu­tée sui­vra plu­sieurs dos­siers cette an­née, no­tam­ment la si­tua­tion des tra­vailleurs étran­gers qui oeuvrent au­près des agri­cul­teurs de l’île d’or­léans.

« On a un grand be­soin de tra­vailleurs et ils tardent à ar­ri­ver. »

Il y au­ra aus­si le som­met du G7. Cet évé­ne­ment re­tien­dra l’at­ten­tion dans la ré­gion. Cer­tains élus mu­ni­ci­paux doutent que la Côte tire son épingle du jeu, l’opi­nion de la dé­pu­tée fédérale est po­si­tive quant aux re­tom­bées.

« Nous au­rons be­soin d’un bou­le­vard Sainte-anne et d’une ré­gion at­trayante. Je crois que la Côte se­ra un point d’ar­rêt im­por­tant pour les res­tos et les at­traits cultu­rels lo­caux. »

Elle ajoute que plus de 1600 chambres d’hô­tel, mo­tels et d’hé­ber­ge­ment sont ré­ser­vés entre Qué­bec et La Mal­baie.

« C’est à moi de faire ma par­tie et d’at­ti­rer les gens vers notre ré­gion. Je veux que tout le monde trouve sa part du gâ­teau. »

Les pro­jets en­tou­rant le 3e lien intéressent la dé­pu­tée fédérale, bien qu’il n’y ait au­cun plan pré­cis.

«C’est un pro­gramme très pro­vin­cial, mais on ai­me­rait l’avoir vers l’île d’or­léans, ça ai­de­rait au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique. On doit avoir un pro­jet tan­gible. De plus, on désen­gor­ge­rait Hen­ri-iv. »

Quelques ac­ti­vi­tés sont pré­vues en dé­but d’an­née.

Le 7 avril, Syl­vie Bou­cher se­ra pré­sente à une ac­ti­vi­té an­nuelle qu’elle a à coeur, la cli­nique de Pas­se­port au Centre de Loi­sirs Sainte-anne, à Sainte-anne-de-beau­pré. L’évé­ne­ment a comme prin­ci­pal ob­jec­tif de rem­plir les de­mandes et re­nou­vel­le­ments de pas­se­ports sur place, plu­tôt que se rendre à Qué­bec. D’ailleurs, la dé­pu­tée lance un ap­pel aux bé­né­voles sou­hai­tant as­sis­ter les par­ti­ci­pants de la cli­nique.

En ter­mi­nant, Mme Bou­cher dit être en mode élec­to­ral, même si ce n’est qu’en 2019, et qu’elle se­ra plus pré­sente en 2018.

« Il est cer­tain que cer­tains dos­siers peuvent être tra­vaillés en col­la­bo­ra­tion avec le pro­vin­cial, se­lon nos com­pé­tences. Mais je n’irai pas jouer sur le ter­rain de l’autre. »

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