La ma­tu­ri­té de Ty­rone Pierre

Le re­ce­veur « prêt à tout » pour jouer pro­fes­sion­nel

L'Autre Voix - - SPORTS - CHARLES LA­LANDE re­dac­tion_­que­bec@tc.tc

FOOT­BALL. Au cours de ses quatre an­nées avec le Rouge et Or de l’uni­ver­si­té La­val, Ty­rone Pierre es­time s’être gran­de­ment amé­lio­ré en tant que foot­bal­leur, mais sur­tout comme hu­main.

Cet an­cien des Knights de St. Pe­ter, à Ot­ta­wa, a choi­si « une école pres­ti­gieuse » et « le meilleur pro­gramme au Ca­na­da ». Il ad­met que la pre­mière an­née fut par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile pour ce­lui qui n’avait pas une grande connais­sance de la langue de Mo­lière.

Ques­tion­né à sa­voir quel a été son plus grand ap­pren­tis­sage dans les murs de l’éta­blis­se­ment sco­laire, le re­ce­veur ré­pond du tac au tac : « De­ve­nir un homme. Au fil des ans, j’ai ap­pris à être dis­ci­pli­né, à me pré­pa­rer conve­na­ble­ment et à faire de bons choix pour prendre soin de mon corps. »

Quant à son meilleur mo­ment sur la pe­louse, l’homme de 23 ans ne sur­prend per­sonne en par­lant de la conquête de la Coupe Va­nier en 2016. « Si on fait tous ces ef­forts jour après jour, c’est pour ga­gner, rien d’autre », de dire le #80.

CONTRI­BUER AU­TRE­MENT

En août der­nier, la cen­trale de re­cru­te­ment de la Ligue ca­na­dienne de foot­ball (LCF) le clas­sait au 7e rang en vue du re­pê­chage qui au­ra lieu le 3 mai. Tou­te­fois, la suite des choses ne s’est pas dé­rou­lée comme pré­vu pour le prin­ci­pal in­té­res­sé.

Au cours de la sai­son, il a per­du son poste de par­tant au pro­fit de Be­noît Ga­gnon-brous­seau. L’en­traî­neur Ma­thieu Ber­trand, qui cha­peaute les uni­tés spé­ciales, lui a trou­vé du bou­lot sur cette phase de jeu.

« C’était dif­fi­cile [d’être sur le banc], car je sais ce que je peux ac­com­plir sur le ter­rain. J’ai donc en­cou­ra­gé mes co­équi­piers et j’ai contri­bué au­tre­ment », lance ce­lui qui est même prêt à jouer au poste de de­mi dé­fen­sif si on lui de­mande.

Mal­gré tout, il a été l’un des huit Ca­na­diens in­vi­tés au Col­lege Gri­di­ron Show­case, en jan­vier der­nier au Texas, où il a pu dé­fi­ler de­vant les re­cru­teurs de la meilleure ligue de foot­ball au monde, la NFL. Le 13 mars der­nier, avec son co­équi­pier Chris Amoah, il s’est sou­mis à des tests phy­siques de­vant un re­cru­teur des Red­skins de Wa­shing­ton. Dix jours plus tard, il était au camp d’éva­lua­tion na­tio­nal de la LCF.

« Je m’en­traîne fort pour ces op­por­tu­ni­tés. Ce sont de belles ex­pé­riences. J’étais bien pré­pa­ré. Je pense avoir bien pa­ru, mais j’es­saie de ne ja­mais être sa­tis­fait. »

Au cours de ses en­tre­vues avec les dif­fé­rents éclai­reurs,

Ty­rone Pierre a évi­dem­ment été ques­tion­né sur son uti­li­sa­tion de la der­nière cam­pagne.

« J’étais pré­pa­ré à ce­la, et je ne me suis pas dé­fi­lé. J’ai ré­pon­du du mieux que je pou­vais. »

Sa nou­velle des­ti­na­tion, il de­vrait la connaître sous peu.

Il se­ra un spec­ta­teur at­ten­tif aux as­sises an­nuelles de la LCF en com­pa­gnie des membres de sa fa­mille. « L’en­droit où je vais at­ter­rir ne me dé­range pas du tout, je veux seule­ment jouer au foot­ball », conclut le sym­pa­thique spor­tif.

(Pho­to TC Me­dia – Charles La­lande)

Re­con­nu pour ses qua­li­tés ath­lé­tiques im­pres­sion­nantes, Ty­rone Pierre croit qu’il tient ce­la de sa fa­mille et que « Dieu a été gen­til avec lui ».

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