En­core du tra­vail à faire pour l’iden­ti­té ga­ti­noise

Le Bulletin - - ACTUALITÉS - YAN­NICK BOUR­SIER yan­nick.bour­sier@tc.tc

FU­SION. Une par­tie de la po­pu­la­tion des sec­teurs d’ayl­mer et de Mas­son-an­gers a en­core beau­coup de mal à ac­cep­ter la fu­sion de Ga­ti­neau et voit peu d’avan­tages à cette der­nière.

Louis-phi­lippe Mo­rin, un étu­diant de l’uni­ver­si­té d’ottawa, a choi­si de faire sa thèse de maî­trise sur l’iden­ti­té ga­ti­noise et par­ta­ger son tra­vail aux élus et à la po­pu­la­tion pour ou­vrir des pistes de dis­cus­sions sur le point de vue des ci­toyens 15 ans après la fu­sion, un dos­sier sous-ex­ploi­té se­lon lui.

Il a donc in­ter­ro­gé 152 per­sonnes dans les sec­teurs d’ayl­mer et de Mas­son-an­gers avec un ques­tion­naire de 20 ques­tions qui parlent de la vi­sion de la Ville de­puis la fu­sion. Les gens qu’il a prin­ci­pa­le­ment vi­sés étaient de 50 ans et plus et sur­tout de­vaient vivre dans leur ville avant la fu­sion.

«Qui de mieux pla­cé pour par­ler de la fu­sion que ceux qui l’ont connu, in­dique Louis-phi­lippe Mo­rin. Un groupe as­sez ho­mo­gène qui m’a per­mis de res­sor­tir des ten­dances. Je crois que mon échan­tillon est as­sez gros pour per­mettre aux gens de se po­ser des ques­tions.»

Il es­time d’ailleurs que les ré­sul­tats de son tra­vail dé­montrent clai­re­ment que les gens ont be­soin d’en par­ler. «Quand on re­garde les com­men­taires, les gens ont pris ça comme un exu­toire. Les gens avaient des choses à dire.»

Par­mi les ques­tions, Louis-phi­lippe Mo­rin de­man­dait no­tam­ment ce que les gens avaient ga­gné de la fu­sion. Les ré­ponses ont été sur­pre­nantes puisque plu­sieurs per­sonnes ont no­té des élé­ments né­ga­tifs, comme des hausses de taxes, dans les gains de la fu­sion. «Je crois que c’est ré­vé­la­teur quand les gens mettent ça dans les gains», in­dique-t-il

SUR­PRIS

Ayant lui-même gran­di à Mas­son-an­gers, Louis-phi­lippe Mo­rin sa­vait un peu à quoi s’at­tendre avec la fu­sion. Mais il avoue quand même avoir été sur­pris de voir que les gens aient en­core beau­coup de ran­coeur.

L’at­ta­che­ment à la nou­velle ville est en­core faible pour ces deux sec­teurs. «Si 15 ans après la fu­sion, les gens sont aus­si mé­con­tents, c’est une ré­vé­la­tion im­por­tante pour Ga­ti­neau. Je com­prends que plu­sieurs per­sonnes ne se­ront ja­mais en ac­cord avec la fu­sion, mais je m’at­ten­dais un peu plus de po­si­tif.»

Dans son tra­vail, M. Mo­rin s’est gar­dé d’ame­ner des so­lu­tions pour amé­lio­rer l’iden­ti­té ga­ti­noise. Ce n’était pas l’ob­jec­tif. Il croit par contre que le tra­vail doit se pour­suivre pour avoir une bonne connais­sance de l’opi­nion des gens sur la fu­sion.

(Photo TC Media – Ar­chives)

Louis-phi­lippe Mo­rin a sou­hai­té connaître l’opi­nion des gens sur la fu­sion, 15 ans après, et il es­time que son tra­vail sou­lève des pistes de réflexion.

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