L’in­cer­ti­tude plane au­tour du pro­jet de parc à chiens

Le Bulletin - - ACTUALITÉS - MI­CHEL MOYNEUR mi­chel.moyneur@tc.tc

PRO­JET. Est-ce que les pro­prié­taires de chiens de Bu­ckin­gham pour­ront pro­fi­ter d’un es­pace clô­tu­ré et amé­na­gé pour faire cou­rir leur animal de com­pa­gnie, à court terme?

Rien n’est plus cer­tain. Les né­go­cia­tions entre la Ville de Ga­ti­neau et l’as­so­cia­tion des pro­prié­taires de chiens de Bu­ckin­gham (APCB) sont au beau fixe de­puis le re­jet par cette der­nière du plan d’amé­na­ge­ment qui pré­voyait un es­pace d’exer­cice ca­nin si­tué à cô­té de la ca­serne de pom­piers sur l’ave­nue de Bu­ckin­gham.

Dans une lettre pu­bliée la se­maine der­nière sur le site web de L’APCB, son pré­sident, Pe­ter Alexan­der, ex­plique les rai­sons qui ont pous­sé ses membres à vo­ter en dé­fa­veur de la pro­po­si­tion pré­sen­tée par la mu­ni­ci­pa­li­té.

«L’amé­na­ge­ment pré­vu par la Ville ne per­met­tait pas à de nom­breuses per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite d’y ac­cé­der, le pas­sage entre le sen­tier le long de la Lièvre et l’ave­nue de Bu­ckin­gham (étant) in­fran­chis­sable pour cer­tains ci­toyens», peut-on no­tam­ment y lire.

L’ab­sence d’un drain pour éli­mi­ner l’eau qui s’ac­cu­mu­le­rait sur le ter­rain ain­si que la pré­sence pré­vue de pe­louse plu­tôt que de la pierre de roche a aus­si fait pen­cher la ba­lance, ex­plique M. Alexan­der.

«Un autre vo­let des pro­blèmes concerne la ges­tion du parc, pour­suit la mis­sive. La Ville de­mande à ce que L’APCB se charge de l’en­tre­tien ré­gu­lier, qui re­quiert bien sûr des fonds, mais le rè­gle­ment mu­ni­ci­pal in­ter­dit à L’APCB de faire l’an­nonce de ses com­man­di­taires, unique source fi­nan­cière pouvant être al­louée à l’en­tre­tien d’un parc.»

«Les exemples sont en­core nom­breux. L’im­por­tant est de sa­voir que les be­soins des uti­li­sa­teurs n’ont pas été pris sé­rieu­se­ment en compte et que le dos­sier a été bâ­clé par le po­li­tique avec un bud­get in­adé­quat, dé­nonce M. Alexan­der. On ne peut que sup­pu­ter que le but était d’exi­ler les pro­prié­taires de chiens du parc Lan­thier vers l’ex­té­rieur de la ville en es­pé­rant qu’ils se tiennent tran­quilles.»

«IL FAU­DRAIT COM­MEN­CER PAR S’AS­SOIR»

De son cô­té, le conseiller du dis­trict, Mar­tin La­jeu­nesse, est prêt à tendre l’oreille de nou­veau à l’as­so­cia­tion afin de dé­nouer l’im­passe et per­mettre au pro­jet de voir le jour.

«Je me rends dis­po­nible pour m’as­soir avec le con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion et les ser­vices (de la Ville) pour voir ce qui est ac­croche et quels com­pro­mis on peut faire», sou­ligne-t-il.

M. La­jeu­nesse, qui se consi­dère un «ami des ani­maux», croit que des amé­lio­ra­tions pour­raient être ap­por­tées au parc avec le temps. «De la pierre de roche, par exemple, pro­ba­ble­ment que ça pour­rait ve­nir au cours de l’an deux ou trois», in­dique-t-il.

«J’ai pu al­ler cher­cher 33 000$ au­près des autres conseillers pour mettre en place des aires d’exer­cice ca­nin. On es­saye de tra­vailler avec ça. Mais je pense que M. Alexan­der a vrai­ment une dent contre moi par rap­port au parc Lan­thier.»

(Pho­to TC Me­dia – Yan­nick Bour­sier)

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