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Im­pos­sible de ne pas com­men­ter la nou­velle des der­niers jours, soit l’en­tente dite ‘cultu­relle’ (??!!!$$$!!) entre le mi­nis­tère du Pa­tri­moine ca­na­dien et la mul­ti­na­tio­nale amé­ri­caine, Net­flix.

Fon­dée il y a vingt ans, Net­flix offre à tra­vers le monde des films et des sé­ries té­lé­vi­sées en flux conti­nu sur in­ter­net. L’en­tre­prise est ba­sée en Ca­li­for­nie. 35% de Ca­na­diens an­glo­phones et fran­co­phones y sont abon­nés. Les clients paient une di­zaine de dol­lars par mois. Zé­ro TPS. Zé­ro TVQ. Et Net­flix paie zé­ro taxes. Pour­quoi ? Parce que le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral n’im­pose tout sim­ple­ment pas les lois fis­cales exis­tantes entre le Ca­na­da et les États-unis.

Consciente qu’elle bé­né­fi­cie d’une im­mu­ni­té fis­cale avan­ta­geuse, Net­flix a pro­mis d’in­ves­tir 500 mil­lions de dol­lars dans les pro­duc­tions ca­na­diennes au cours des cinq pro­chaines an­nées. Le chiffre pa­rait énorme. Mais il est in­si­gni­fiant. On ignore même com­bien de ces dol­lars se­ront in­ves­tis dans des pro­duc­tions fran­co­phones.

En fer­mant les yeux sur Net­flix, Ot­ta­wa se prive d’une re­de­vance an­nuelle de taxes de 235 mil­lions. Est-ce ça l’équi­té fis­cale dont parle tant le mi­nistre des Fi­nances ?

LAN­CE­MENT DE LA CAM­PAGNE DE CENTRAIDE OUTAOUAIS

Le lan­ce­ment de la cam­pagne de Centraide Outaouais au­ra lieu le mar­di 17 oc­tobre. En­cer­clez cette date dans votre agen­da, ins­cri­vez-la dans votre té­lé­phone in­tel­li­gent. En ache­tant des billets, vous ai­de­rez les plus dé­mu­nis à se sor­tir du cercle in­fer­nal de la pau­vre­té, à mieux se nour­rir, se lo­ger, se soi­gner.

L’équipe de Centraide vous pro­pose cette an­née une nou­velle for­mule. La pré­si­dente de la cam­pagne, Élaine Du­pras, et la pré­si­dente du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion, Lu­cie La­fleur, vous in­vitent à une soi­rée-bé­né­fice à la Mai­son de la culture de Ga­ti­neau. Cock­tail à 18 heures, sui­vi d’une pres­ta­tion mu­si­cale de Ge­ne­viève Le­clerc, une for­mi­dable in­ter­prète de chez nous, fi­na­liste à l’émis­sion‘la Voix’. Le ma­gi­cien pro­fes­sion­nel Da­niel Coutu ani­me­ra l’évé­ne­ment où l’on dé­voi­le­ra évi­dem­ment l’ob­jec­tif 2017 de la cam­pagne.

Ce lan­ce­ment convi­vial, c’est le dé­but d’un long ma­ra­thon pour les bé­né­voles, les membres des or­ga­nismes du mi­lieu, et les re­pré­sen­tants des en­tre­prises qui ap­puient avec gé­né­ro­si­té la mis­sion es­sen­tielle de Centraide Outaouais. Je suis de tout coeur avec vous, les amis. N’ou­bliez pas de ré­ser­ver vos places, avant le 13 oc­tobre : bras­sardj @cen­trai­deou­taouais.com ou (819) 771-7751 (poste 249)

J’es­père qu’une ma­jo­ri­té de can­di­dats aux élec­tions mu­ni­ci­pales se fe­ront un de­voir d’as­sis­ter à ce lan­ce­ment. Car la lutte à la pau­vre­té, c’est aus­si la res­pon­sa­bi­li­té des élus. Ce­la de­vrait être une pré­oc­cu­pa­tion constante, dans tous les quar­tiers. Une prio­ri­té même, bien avant les nids-de-poule, le dé­nei­ge­ment, et le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique! Une per­sonne sur 5 vit sous le seuil de la pau­vre­té dans une ré­gion riche comme la nôtre. Des fa­milles mo­no­pa­ren­tales. Des jeunes. Des aî­nés. Ce­la est in­ac­cep­table. Il faut ar­rê­ter de ca­cher sous le ta­pis la réa­li­té quo­ti­dienne de mil­liers de fa­milles et d’êtres hu­mains dé­fa­vo­ri­sés.

Mon voeu ? Que les can­di­dats aux élec­tions mu­ni­ci­pales du 5 no­vembre parlent da­van­tage de pau­vre­té, d’iti­né­rance, d’iso­le­ment, d’ex­clu­sion, de san­té men­tale. Quelles so­lu­tions concrètes et fi­nan­cières pro­posent-ils pour amé­lio­rer la si­tua­tion ? Comme élec­teur, il me se­ra en­suite plus fa­cile de mettre mon‘x’, au bon en­droit, se­lon mes convic­tions mo­rales et mes va­leurs so­ciales.

MI­NI-MAI­SONS À PAPINEAUVILLE

De plus en plus de gens seuls, de cé­li­ba­taires, de jeunes, veulent vivre dans des mai­sons plus pe­tites, moins éner­gi­vores, moins coû­teuses en en­tre­tien gé­né­ral et en taxes mu­ni­ci­pales. Les mi­ni-mai­sons (entre 160 et 350 pieds car­rés ha­bi­tables) com­mencent à avoir la cote d’amour en Amé­rique du Nord. Au Qué­bec, ce phé­no­mène im­mo­bi­lier est ré­cent, mais gagne du ter­rain. Les mu­ni­ci­pa­li­tés doivent s’adap­ter et mo­di­fier en consé­quence leurs rè­gle­men­ta­tions de zo­nage quand la de­mande est là.

C’est ce qu’a fait ré­cem­ment le con­seil mu­ni­ci­pal de Papineauville, en dé­li­mi­tant cer­taines zones ur­baines et agri­coles où l’on per­met­tra l’érec­tion et la construc­tion de mi­ni­ha­bi­ta­tions. St-an­dré-avel­lin a aus­si per­mis à des promoteurs de dé­ve­lop­per des pro­jets ré­si­den­tiels avec des mai­sons de moins de 999 pieds car­rés.

J’adore le concept. On est loin de la grosse mai­son de 5000 pieds car­rés, où ne vivent souvent que deux per­sonnes. Deux per­sonnes souvent en­det­tées jus­qu’au cou, parce qu’elles n’ont pas le moyen de se l’of­frir.

PRÉ­VEN­TION DES IN­CEN­DIES

Comme beau­coup de pe­tits gar­çons, je vou­lais de­ve­nir pom­pier. À cause de l’uni­forme et du casque, des gros ca­mions rouges. L’équi­pe­ment, les bottes, les échelles qui se dé­plient, les longs boyaux en­rou­lés, le son des si­rènes, tout ce­la m’im­pres­sion­nait au plus haut point. Je tiens à sou­li­gner la bra­voure de ceux et celles qui ont choi­si ce mé­tier, pour sau­ver des vies.

Dans le cadre de la se­maine de la pré­ven­tion des in­cen­dies, une ma­jo­ri­té de ca­sernes de la MRC Pa­pi­neau (dont celles de Papineauville, St-an­dré-avel­lin, Plaisance) se­ront ou­vertes à la po­pu­la­tion le sa­me­di 14 oc­tobre. En plus de la vi­site des lieux, on nous in­for­me­ra et nous sen­si­bi­li­se­ra aux risques d’in­cen­die.

C’est le mo­ment d’al­ler dire mer­ci à nos pom­piers. Et de retrouver nos re­gards ad­mi­ra­tifs d’en­fants.

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