Le Comp­toir de la Basse-lièvre «fonc­tionne très bien»

Le Bulletin - - COMMUNAUTAIRE - LOUIS-CHARLES POU­LIN louis-charles.pou­lin@tc.tc

BU­CKIN­GHAM. Il y a presque dix ans, le comp­toir St-vincent-de-paul de la Bas­se­lièvre em­mé­na­geait au 438, ave­nue de Bu­ckin­gham dans le but d’ai­der les per­sonnes les plus dé­mu­nies.

Avant son dé­mé­na­ge­ment en 2008, le comp­toir de la Basse-lièvre ven­dait en­vi­ron 15 000 $ an­nuel­le­ment. Au­jourd’hui, c’est plus de 200 000 $ de ventes qui sont gé­né­rés par l’en­droit chaque an­née. «Ça re­pré­sente beau­coup de mor­ceaux, consi­dé­rant que chaque vê­te­ment est ven­du à en­vi­ron 2 ou 3 $», sou­ligne le pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion, Jean-pierre Bre­ton, qui ex­plique qu’il est pos­sible de se pro­cu­rer des meubles, des jouets, des livres et plu­sieurs autres ar­ticles à prix très ré­duit.

Le ma­ga­sin «fonc­tionne très bien», se­lon lui. «Le fait d’avoir don­né aux gens un beau ma­ga­sin a at­ti­ré beau­coup la clien­tèle. Avant, on était dans un genre de sous-sol avec plein de pe­tites pièces rat­ta­chées.»

M. Bre­ton ex­plique que le ma­ga­sin n’est pas fer­mé à per­sonne, peu im­porte le re­ve­nu. Ce­pen­dant, l’ob­jec­tif pre­mier du comp­toir de­meure d’ai­der les plus dé­mu­nis. «On leur donne la chance de s’ache­ter quelque chose à prix très mo­dique. Ça nous donne la chance de re­tour­ner des sous dans la com­mu­nau­té», in­dique-t-il en spé­ci­fiant que les pro­fits sont re­tour­nés à divers or­ga­nismes, comme la Mie de l’en­traide et pour les pa­niers de noël. M. Bre­ton pré­cise que des bons peuvent être émis pour que les gens qui sont dans l’im­pos­si­bi­li­té de payer n’aient pas à En ven­dant, c’est ça qui nous per­met d’of­frir du linge et de don­ner nos sur­plus à des or­ga­nismes tout en fai­sant tra­vailler les gens de la place. C’est le prin­cipe en ar­rière de tout ça.» - Jean-pierre Bre­ton dé­bour­ser pour leurs achats.

De plus, l’or­ga­nisme compte huit em­ployés et l’ob­jec­tif est d’en­ga­ger des sa­la­riés dans le but de fa­vo­ri­ser leur ré­in­ser­tion so­ciale. «Par exemple, on a des per­sonnes qui ont tou­jours été sur le chô­mage, qui n’ont ja­mais été sur le mar­ché du tra­vail, des mères mo­no­pa­ren­tales et des per­sonnes avec des dif­fi­cul­tés d’ap­pren­tis­sage. On les prend et on leur verse un sa­laire dans l’es­poir qu’ils fi­nissent par se trou­ver quelque chose de mieux ailleurs», es­père M. Bre­ton.

«On va aus­si ac­cep­ter que des jeunes ou des adultes qui ont une sen­tence lé­gale à faire dans la com­mu­nau­té viennent faire leur temps dans notre ma­ga­sin», ajoute-t-il en pré­ci­sant que la masse sa­la­riale re­pré­sente en­vi­ron 80 % des dé­penses de l’or­ga­nisme.

(Pho­to TC Me­dia – Louis-charles Pou­lin)

Le Comp­toir de la Basse-lièvre «fonc­tionne très bien», se­lon le pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion.

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