La CSCV dé­voile son rap­port an­nuel

Le Bulletin - - ACTUALITÉS - LOUIS-CHARLES POU­LIN lc­pou­lin@lexis­me­dia.ca

ÉDU­CA­TION. La Com­mis­sion sco­laire au Coeur-des-val­lées (CSCV) était fière de pré­sen­ter son Rap­port an­nuel 2016-2017, lors du con­seil des com­mis­saires du 14 mars.

Ce qui rend le plus fier le pré­sident de la CSCV, Éric An­toine, c’est le taux de dé­cro­chage sco­laire de la com­mis­sion sco­laire qui se chiffre main­te­nant à 13,9% se­lon les plus ré­centes don­nées, soit en-des­sous de la moyenne pro­vin­ciale (15,5%).

«On est les pre­miers en Ou­taouais», lance M. An­toine. «Les me­sures qu’on met en place sont des me­sures pro­bantes qui nous per­mettent de croire avec le sui­vi de co­hortes, les ou­tils qu’on a en place et les orien­ta­tions du plan d’en­ga­ge­ment vers la réus­site qu’on va at­teindre les cibles de 75 =% à 80% de di­plo­ma­tion. The sky is the li­mit», sou­tient-il.

Se­lon la CSCV, la bonne re­la­tion entre les élèves et les en­sei­gnants, la mise en place de me­sures d’accompagnements per­son­na­li­sés et la col­la­bo­ra­tion avec des or­ga­nismes ex­ternes sont quelques-uns des élé­ments qui ont per­mis de pas­ser d’un taux de dé­cro­chage de 34,6% en 2008 à 13,9% en 2015.

Se­lon le di­rec­teur gé­né­ral de la CSCV, Da­niel Bel­le­mare, la si­tua­tion ne de­vrait al­ler qu’en s’amé­lio­rant puisque cer­taines me­sures ont été ajou­tées qui «passent sta­tis­ti­que­ment sous le ra­dar pré­sen­te­ment.»

Le d.g. men­tionne que la CSCV fait de nom­breux ef­forts pour amé­lio­rer la maî­trise de la langue fran­çaise de ses élèves, no­tam­ment, dès un bas âge.

Dans son rap­port an­nuel, on peut voir que les cibles sou­hai­tées ne sont pas at­teintes en ce qui a trait aux ré­sul­tats des élèves en écri­ture et lec­ture.

Par exemple, lors de l’épreuve du mi­nis­tère en écri­ture en se­con­daire cinq, la moyenne des ré­sul­tats des élèves à la CSCV en 2017 a été de 64,8%, alors que pour la ré­gion on parle de 66,1% et de 68,3% dans l’en­semble du Qué­bec.

«Nos sta­tis­tiques semblent pla­fon­ner pré­sen­te­ment […] Les ré­sul­tats sont là, mais on va seule­ment pou­voir le voir sta­tis­ti­que­ment dans les an­nées à ve­nir», nuance M. Bel­le­mare en rai­son des res­sources qui ont été bo­ni­fiées ré­cem­ment.

Dans son rap­port an­nuel 2016-2017, la CSCV es­time avoir fait des pro­grès afin de fa­vo­ri­ser les saines ha­bi­tudes de vie et la saine ali­men­ta­tion dans ses écoles.

Plu­sieurs ac­ti­vi­tés ont été or­ga­ni­sées sur l’en­semble du ter­ri­toire dans cette op­tique, no­tam­ment, la Grande Tour­née des écoles, des ma­ra­thons, olym­piades et ran­don­nées à vé­lo dans di­verses écoles.

IN­TI­MI­DA­TION

Dans son rap­port an­nuel, la CSCV dé­voile les ma­ni­fes­ta­tions de vio­lence ou d’in­ti­mi­da­tion les plus fré­quentes dans cha­cune de ses écoles, de même que les forces et les dé­fis de chaque en­droit pour en­rayer l’in­ti­mi­da­tion. Vio­lence ver­bale, vio­lence phy­sique, in­sultes, im­po­li­tesse, gestes à conno­ta­tion sexuelle et lan­gage vul­gaire sont quelques ob­ser­va­tions qu’a quan­ti­fié la CSCV dans ses écoles. Ce­pen­dant, «le nombre de si­tua­tions d’in­ti­mi­da­tion ou de vio­lence im­por­tante conti­nue d’être faible», in­forme M. Bel­le­mare.

«Il y a des actes d’in­ti­mi­da­tion, mais ils sont trai­tés», af­firme M. An­toine. «On a un sys­tème en place dans chaque école pour ré­per­to­rier et no­ter les actes de vio­lence ou d’in­ti­mi­da­tion, car on prend ça au sé­rieux et c’est d’ac­tua­li­té. On fait un sui­vi avec les pa­rents et les élèves», men­tionne M. An­toine en ajou­tant que des ef­forts On veut être par­mi les com­mis­sions sco­laires les plus per­for­mantes au Qué­bec et on pense qu’on a tous les ou­tils pour le faire.» Eric An­toine de sen­si­bi­li­sa­tion sont dé­ployés dans les écoles à cet ef­fet.

Pour ter­mi­ner, la CSCV es­time qu’elle se­ra en me­sure de conti­nuer à amé­lio­rer ses sta­tis­tiques dans les an­nées à ve­nir et de se dé­mar­quer à l’échelle pro­vin­ciale.

«On veut être par­mi les com­mis­sions sco­laires les plus per­for­mantes au Qué­bec et on pense qu’on a tous les ou­tils pour le faire», conclut M. An­toine.

(Pho­to La Pe­tite-na­tion – Ar­chives)

Le pré­sident, Éric An­toine, et le di­rec­teur gé­né­rale, Da­niel Bel­le­mare, sont fiers de consta­ter que la CSCV a le plus bas taux de dé­cro­chage sco­laire en Ou­taouais.

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