Jam­bon et cho­co­lat

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Pâques tombe le di­manche pre­mier avril, cette an­née. Ce n’est pas un pois­son d’avril. Ne cher­chez pas d’his­toires de pêche ou de blagues ‘aqua­tiques’ dans ma chro­nique, elle n’en contient au­cune. Ja­dis, j’ai­mais jouer des tours aux au­di­teurs et aux té­lé­spec­ta­teurs. Au­jourd’hui, je com­mence à être à court d’idées ori­gi­nales. Alors, je saute mon ‘tour’.

Pâques, c’est la messe et la Fête de la ré­sur­rec­tion, si vous êtes croyants. La réu­nion de fa­mille, si vous avez la chance d’en avoir une. Les fleurs, si vous êtes ro­man­tiques. Le cho­co­lat, si vous êtes gour­mands. Et le tra­di­tion­nel jam­bon aux ana­nas, au si­rop d’érable, à la bière, ac­com­pa­gné de pa­tates pi­lées à la crème 35%, et de pe­tits pois Le Sieur. Avec quelques verres de mous­seux. Le des­sert ? De gros oeufs ‘Lau­ra Se­cord’ su­per su­crés, dans leur em­bal­lage bleu ou jaune. Des la­pins au cho­co­lat. Comme tous les jeunes, je cro­quais sans at­tendre les oreilles de mon la­pin. Naïf, je croyais que mon la­pin était bour­ré de pe­tits oeufs. Chaque an­née, j’es­pé­rais un mi­racle ! L’in­té­rieur était évi­dem­ment vide.

Tout ce­la est si loin, si vous avez mon âge. Nos pa­rents sont sou­vent morts. Nos en­fants sont par­tis et vivent dans des villes éloi­gnées. Nos pe­tits-en­fants pré­fèrent Noël à cause des ca­deaux ! Nos frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, ont autre chose de plus ‘trip­pant’ à faire, à ce temps-ci de l’an­née, que de se re­trou­ver as­sis au­tour d’une table fa­mi­liale avec un gros jam­bon à dé­pe­cer.

CONFES­SION D’UN SOU­VE­NIR HEU­REUX !

Ja­dis, j’ai eu la chance de vivre ces re­trou­vailles cha­leu­reuses et fes­tives. Étant l’aî­né de la fa­mille, on me confiait la res­pon­sa­bi­li­té de dé­cou­per en fines tranches l’im­mense pièce de jam­bon, et d’ap­prê­ter les as­siettes. Un di­manche pas­cal, en sor­tant le jam­bon du four avec mes mi­taines de mar­mi­ton, j’ai glis­sé mal­adroi­te­ment sur le li­no­léum de la cui­sine. Et pouf ! Je suis tom­bé par terre. Et le jam­bon, au com­plet, s’est re­trou­vé sur mes chaus­sures neuves ! Un dé­sastre gluant.

Heu­reu­se­ment, j’étais seul dans la cui­sine. Toute la fa­mille m’at­ten­dait pa­tiem­ment dans la salle à man­ger en pre­nant un verre. J’en­ten­dais leurs rires et les conver­sa­tions. De peine et de mi­sère, avec une grosse four­chette, j’ai re­mis le jam­bon dans le plat. J’ai net­toyé à toute vi­tesse le plan­cher cou­vert de bouillon col­lant !

Je m’en confesse au­jourd’hui. J’ai ser­vi le re­pas, comme si de rien n’était. Tout le monde a même pris une deuxième as­siette, en me di­sant que c’était dé­li­cieux. Faute avouée est à moi­tié par­don­née. Alors, c’est fait.

OEUFS DE PÂQUES ET OEUFS DE POU­LAILLERS

La ville de Ga­ti­neau a don­né le feu vert, il y a quelques se­maines, à la phase 2 de son pro­jet­pi­lote pour per­mettre aux citoyens d’avoir en ville un pou­lailler avec poules pon­deuses, et des ruches. La ville va of­frir plus de per­mis. On passe de 50 à 200 li­cences pour les poules, et de 15 à 50 pour les abeilles. Il n’y a eu que deux plaintes de citoyens en 2017. Et la liste des citoyens in­té­res­sés s’est al­lon­gée. Le pro­gramme se­ra ré­éva­lué au prin­temps 2019.

Pré­ci­sion pour les en­fants. Même si on fête Pâques, les poules en ville ne pondent pas en­core d’oeufs en cho­co­lat !

LES PI­GEONS AUS­SI IN­TEL­LI­GENTS QUE LES HU­MAINS

Se­lon des cher­cheurs et des bio-psy­cho­lo- gues al­le­mands, les pi­geons bas­culent d’une tâche à l’autre, plus ra­pi­de­ment que les hu­mains, dans cer­taines si­tua­tions. Les mam­mi- fères dont on fait par­tie n’ont que six couches cor­ti­cales. Les pi­geons, eux, pos­sèdent six fois plus de cel­lules ner­veuses dans un cer­veau beau­coup plus pe­tit. La dis­tance rap­pro­chée de leurs neu­rones a un im­pact sur la pré­ci­sion de l’in­for­ma­tion trans­mise et sur la vi­tesse de dé­ci­sion.

Pi­geons, cor­beaux, per­ro­quets au­raient des ca­pa­ci­tés cog­ni­tives qui ri­va­lisent avec celles des chim­pan­zés. Nos an­cêtres ! Se faire trai­ter de cer­velle d’oi­seau est main­te­nant un com­pli­ment !

Un gros jam­bon de Pâques aux ana­nas

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