La mé­dia­tion avant les tri­bu­naux

Le Bulletin - - ACTUALITÉS - AN­TO­NY DA SIL­VA-CASIMIRO ada­sil­va­ca­si­mi­ro@lexis­me­dia.ca

SO­CIÉ­TÉ. Un simple conflit entre voi­sins peut ra­pi­de­ment s’in­ten­si­fier. Un or­ga­nisme de la ré­gion offre un pro­gramme de mé­dia­tion pour ré­gler des pro­blèmes.

Avec Ré­so­lu­tion, Al­ter­na­tive Ou­taouais, un or­ga­nisme en jus­tice al­ter­na­tive, mise sur la par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne. Avec des bé­né­voles for­més et en­ca­drés, ces der­niers écoutent le pro­blème entre deux par­ties.

«On n’est pas ici pour dire qui a rai­son. L’ob­jec­tif est avant tout la com­mu­ni­ca­tion», ex­plique Ge­ne­viève La­ra­mée, ad­jointe cli­nique et dé­ve­lop­pe­ment à la di­rec­tion gé­né­rale chez Al­ter­na­tive Ou­taouais.

La mé­dia­tion est un vo­let qui s’est ajou­té à la suite d’un pro­jet-pi­lote dans les Lau­ren­tides du­rant les an­nées 1990. Au­pa­ra­vant cen­tré sur la jeu­nesse, l’or­ga­nisme s’est mé­ta­mor­pho­sé au dé­but des an­nées 2000 pour in­clure toute la po­pu­la­tion no­tam­ment avec le pro­gramme Ré­so­lu­tion.

«Au lieu de por­ter plainte aux po­li­ciers, on peut ap­pe­ler à ce ser­vice pour avoir de la mé­dia­tion. C’est gra­tuit et confi­den­tiel. On est à l’ex­té­rieur du sys­tème ju­ri­dique», ajoute Mme La­ra­mée alors qu’en­vi­ron une cen­taine de de­mandes sont trai­tées an­nuel­le­ment.

Un autre point bien im­por­tant: il n’est pas ques­tion de mé­dia­tion fa­mi­liale. Pas de thé­ra­pie, rien au ni­veau ju­ri­dique.

L’ob­jec­tif de Ré­so­lu­tion: évi­ter d’al­ler de­vant les tri­bu­naux où un conflit pour­rait s’in­ten­si­fier et fi­nir par coû­ter cher pour les per­sonnes im­pli­quées. On prend donc des mé­dia­teurs bé­né­voles for­més.

Bref, la mé­dia­tion pour la com­mu­nau­té, par la com­mu­nau­té.

Sou­vent, ce sont des chi­canes de voi­sin qui font l’ob­jet d’une mé­dia­tion, mais le ser­vice est of­fert à tous. Après les contacts faits, une ren­contre in­di­vi­duelle a lieu avec chaque par­tie concer­née, puis c’est des réunions de groupe dans les bu­reaux de l’or­ga­nisme qui sui­vront.

«Ici, on fa­vo­rise la com­mu­ni­ca­tion et échan­ger avec l’autre per­sonne sur la si­tua­tion que vous vi­vez. On veut que les gens ap­prennent à se par­ler et à dé­ve­lop­per les ca­pa­ci­tés par eux-mêmes par la suite. Car on le voit sou­vent, il y a des pro­blèmes de com­mu­ni­ca­tion. On en­tend sou­vent, mais on ne prend pas la peine de bien écou­ter. C’est en par­lant qu’ils se rendent compte qu’ils n’ont pas la même vi­sion du pro­blème.»

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