La Ville re­tire son fi­nan­ce­ment à l’Al­liance du centre-ville

Le Carillon - - Actualité - CHAN­TAL QUI­RION chan­tal.qui­rion@eap.on.ca

Le conseil mu­ni­ci­pal de Haw­kes­bu­ry a dé­ci­dé de mettre fin au fi­nan­ce­ment de L’Al­liance du centre-ville de Haw­kes­bu­ry. La dé­ci­sion a été prise lors d’une réunion ex­tra­or­di­naire le 17 fé­vrier. Le contrat de deux ans, qui ar­rive à échéance en juin pro­chain, ne se­ra donc pas re­nou­ve­lé.

« Nous sommes pro­fon­dé­ment dé­çus qu’au­cune consi­dé­ra­tion par ce conseil ait eu lieu pour ten­ter de trou­ver une so­lu­tion avan­ta­geuse entre les par­ties. Il n’y a pas eu une dis­cus­sion, pas une réunion, pas une consul­ta­tion, pas un ap­pel té­lé­pho­nique ni un échange concer­nant la san­té éco­no­mique du centre-ville ou de L’Al­liance. Le su­jet fut ajou­té à l’agen­da à la der­nière mi­nute sans même un aver­tis­se­ment d’un conseiller », a fait va­loir Pau­la As­sa­ly, pré­si­dente et por­te­pa­role de L’Al­liance, dans une lettre en­dos­sée par l’Al­liance (pu­bliée en page 6).

La Ville de Haw­kes­bu­ry éco­no­mi­se­ra ain­si en­vi­ron 37 000$ dans son pro­chain bud­get. En­vi­ron deux tiers de ce mon­tant servent à dé­frayer le sa­laire du co­or­don­na­teur des évé­ne­ments. Le Centre cultu­rel Le Che­nail et la Com­zac contri­buent aus­si à cette dé­pense.

L’Al­liance du centre-ville de Haw­kes­bu­ry est un par­te­na­riat fi­nan­cier for­mé de la Com­zac/BIA, le Centre cultu­rel Le Che­nail et le Ser­vice des loi­sirs de la ville de Haw­kes­bu­ry. « L’ob­jec­tif de ce par­te­na­riat est de créer au centre-ville une vie éco­no­mique, tou­ris­tique et com­mu­nau­taire pour sou­te­nir l’es­sor des gens d’af­faires», a pré­ci­sé Mme As­sa­ly. L’Al­liance vise l’au­to­fi­nan­ce­ment mais elle n’existe que de­puis deux ans, a fait va­loir la pré­si­dente en mon­trant du doigt la conseillère mu­ni­ci­pale, Jo­hanne Portelance, qui est at­ti­trée à la Com­zac. Se­lon Mme As­sa­ly, la conseillère n’a ma­ni­fes­té au­cun in­té­rêt en­vers la si­tua­tion du centre-ville.

« Je ne suis pas seule à avoir pris cette dé­ci­sion, a-t-elle ré­tor­qué. Le vote a été una­nime et je ne suis qu’un vote à la table du conseil, a ré­pon­du Mme Portelance. Quand on a fait notre porte-à-porte pen­dant la cam­pagne, on a pro­mis qu’on re­dres­se­rait les fi­nances. Les gens nous par­laient beau­coup de la fer­me­ture de la pis­cine aus­si. Alors, pour nous, la prio­ri­té c’est la sur­vie de notre com­plexe spor­tif. On a quel­qu’un à la Ville qui s’oc­cupe des loi­sirs, alors pour­quoi du­pli­quer les dé­penses? Si on veut main­te­nir la pis­cine et la glace, il faut trou­ver l’ar­gent en quelque part. »

Le conseiller Da­niel La­londe a lui aus­si in­di­qué pré­fé­rer af­fec­ter ces res­sources au main­tien du com­plexe spor­tif. « Pour moi, c’est une ques­tion de re­dis­tri­bu­tion des fi­nances pu­bliques vers des dos­siers prio­ri­taires comme le com­plexe spor­tif, et ce, tout en as­su­rant la conti­nui­té et le main­tien des ac­ti­vi­tés au centre-ville tel que l’Hal­lo­ween. Se­lon moi, le dos­sier du com­plexe spor­tif né­ces­si­te­ra un cer­tain fi­nan­ce­ment de la part de la ville de Haw­kes­bu­ry, et ce, dans un ave­nir rap­pro­ché. De plus, je crois que l›in­fra­struc­ture des loi­sirs tels que le skate park et la pos­si­bi­li­té de trans­for­mer la glace numéro deux en salle mul­ti­fonc­tion­nelle, né­ces­si­te­ront éga­le­ment un cer­tain fi­nan­ce­ment. Je tiens sin­cè­re­ment à re­mer­cier l’équipe de l’Al­liance du cen­tre­ville pour leur tra­vail, leur dé­voue­ment ain­si que leur par­ti­ci­pa­tion à l’or­ga­ni­sa­tion de di­verses ac­ti­vi­tés au centre-ville. J’es­père que l’Al­liance et la Ville de Haw­kes­bu­ry conti­nue­ront de tra­vailler conjoin­te­ment afin de s›as­su­rer que le centre-ville de­meure un en­droit vi­brant et pros­père. »

Mais l’Al­liance se dit in­quiète pour la re­vi­ta­li­sa­tion du centre-ville et dé­plore que le conseil ne se soit pas pen­ché sur ses rap­ports d’ac­ti­vi­tés. « Les com­mer­çants du centre-ville ont été des plus gé­né­reux au fils des ans pour créer un acha­lan­dage à la Place des pion­niers et sur la rue Main. Main­te­nant, vous choi­sis­sez de re­ti­rer votre ap­pui qui don­nait à tous et cha­cun une res­source hu­maine pour ani­mer cet en­droit. La mu­ni­ci­pa­li­té a ap­prou­vé le développement com­mer­cial le long de la route 17 mais quels sont ses plans pour la re­vi­ta­li­sa­tion du centre-ville? Est-ce que ces com­mer­çants, qui contri­buent aus­si à l›as­siette fis­cale, ne mé­ritent pas un ap­pui de la mu­ni­ci­pa­li­té?»

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