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LE POINT SUR 2014

Le Carillon - - La Une - CHAN­TAL QUI­RION chan­tal.qui­rion@eap.on.ca

Avec le dé­voi­le­ment des sta­tis­tiques pour 2014, l’heure est au bilan au dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry de la Po­lice pro­vin­ciale de l’On­ta­rio. Se­lon la po­lice, les stra­té­gies pré­ven­tives ont por­té fruit.

Le dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry couvre le Com­té de Pres­cott, c’est-à-dire les can­tons de Haw­kes­bu­ry Est et Cham­plain, la Ville de Haw­kes­bu­ry, le can­ton d’Al­fred-Plan­ta­ge­net et la par­tie de mu­ni­ci­pa­li­té de La Na­tion si­tuée dans le com­té de Pres­cott. Sur ce ter­ri­toire, les crimes contre la pro­prié­té et la vio­lence conju­gale et fa­mi­liale ont di­mi­nué de fa­çon si­gni­fi­ca­tive et au­cun meurtre n’est à dé­plo­rer pour la der­nière an­née.

Par contre, les dos­siers d’agres­sions sexuelles ont aug­men­té de 23 à 38 cas l’an der­nier alors que la moyenne est de 34 cas pour les cinq der­nières an­nées. La po­lice ne sait pas tou­te­fois s’il s’agit d’ac­cu­sa­tions pour des causes his­to­riques, c’est-à-dire ayant eu lieu il y a un cer­tain nombre d’an­nées, ni s’il s’agit de cas d’in­ceste ou de pé­do­phi­lie. Les agres­sions de ce type sont toutes ré­per­to­riées sous la même éti­quette.

De­puis 2012, le dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry mul­ti­plie les ef­forts pour se rap­pro­cher de la com­mu­nau­té en ap­por­tant son aide aux ré­si­dents dans les ter­ri­toires iden­ti­fiés comme étant à risque, en ai­guillant les vic­times vers les res­sources du mi­lieu et en ap­pli­quant la Stra­té­gie pour la ré­duc­tion de la cri­mi­na­li­té, no­tam­ment.

Par­mi les suc­cès iden­ti­fiés pour la der­nière an­née, la di­mi­nu­tion de 28% des crimes contre la pro­prié­té est ac­cueillie avec joie. « Nos ef­forts concen­trés ont été cou­ron­nés de suc­cès. Nous avons 901 crimes contre la pro­prié­té en 2014 com­pa­ra­ti­ve­ment à 922 en 2013. La moyenne est de 1139 au cours des cinq der­nières an­nées», a in­di­qué le com­man­dant du dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry, l’ins­pec­teur Bryan MacKillop.

Les en­trées par ef­frac­tion, qui comptent par­mi les crimes qui laissent beau­coup de sé­quelles chez les vic­times, se­lon M. MacKillop, ont elles aus­si di­mi­nué. Bien que l’on en compte 180 en 2014, pro­por­tion­nel­le­ment à 150 en 2013, la moyenne quinquennale est de 217. Se­lon l’ins­pec­teur MacKillop, le dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry est le seul à avoir mis de l’avant une ap­proche proac­tive. Grâce aux agents auxi­liaires, des bé­né­voles for­més par le dé­ta­che­ment, près de 75 per­sonnes ont été in­vi­tées à re­ce­voir les conseils de ces agents pour mieux se pro­té­ger. De ce nombre, 21 per­sonnes ont ac­cep­té de les re­ce­voir. D’autre part, da­van­tage de pa­trouilles sont ef­fec­tuées dans les sec­teurs à risque.

Le dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry se dis­tingue aus­si par l’ac­cent mis sur les contrôles pour s’as­su­rer que les per­sonnes qui sont sou­mises à des condi­tions de remise en li­ber­té les res­pectent. « En 2011, il y a eu 30 contrôles. Il y en a eu 700 en 2012, 1100 en 2013 et 1012 en 2014», a rap­por­té l’ins­pec­teur MacKillop. Le res­pect des condi­tions évite à des per­sonnes de faire face à nou­veau à la jus­tice, d’une part, et pré­vient sou­vent, dans les cas de vio­lence conju­gale, la ré­pé­ti­tion de si­tua­tions indésirables.

À Haw­kes­bu­ry seule­ment, les agents sont in­ter­ve­nus dans 311 dis­putes fa­mi­liales en 2011, nombre qui est des­cen­du à 281 en 2012, à 226 en 2013 et à 204 en 2014. Pour l’ins­pec­teur MacKillop, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cette di­mi­nu­tion du nombre d’in­ter­ven­tions se tra­duit aus­si par plus de dis­po­ni­bi­li­té des agents pour ap­pli­quer les stra­té­gies pré­ven­tives.

L’ins­pec­teur a fait re­mar­quer que c’est sou­vent un pe­tit noyau d’in­di­vi­dus qui fait grim­per les sta­tis­tiques. Beau­coup d’éner­gie est in­ves­tie dans la pré­ven­tion, a-t-il fait va­loir. Les agents ren­contrent ces gens et tentent de les ame­ner à chan­ger leurs com­por­te­ments et à al­ler cher­cher l’aide dont ils ont be­soin. « Il y a sou­vent des pro­blèmes as­so­ciés à la toxi­co­ma­nie et à la san­té men­tale», a men­tion­né M. MacKillop.

Pour sa part, l’agent Pierre Du­bois ex­plique que ces ren­contres vo­lon­taires avec les per­sonnes bien connues du mi­lieu de la jus­tice se font tou­jours dans une bonne am­biance. «Toutes les ren­contres ont lieu dans un cli­mat positif », a re­la­té M. Du­bois.

De­puis la mise en oeuvre de ces stra­té­gies, la po­lice a re­mar­qué des des chan­ge­ments po­si­tifs. « Dans le temps, il y avait un homme qui était im­pli­qué en moyenne dans une cen­taine d’évé­ne­ments. De­puis deux ans, presque plus», a sou­te­nu M. MacKillop, en di­sant que l’épouse de cet homme les a re­mer­cié.

Les ef­forts fo­ca­li­sés sur la conduite au­to­mo­bile ont aus­si été concluants: « Nous avons re­mar­qué une ré­duc­tion des col­li­sions à tous les ni­veaux dans la plu­part de nos com­mu­nau­tés.»

L’ins­pec­teur Bryan MacKillop, pré­sentent les sta­tis­tiques de 2014 du dé­ta­che­ment de Haw­kes­bu­ry.

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