AM­BU­LANCES

P-R EN BONNE PO­SI­TION

Le Carillon - - La Une - CHAN­TAL QUI­RION chan­tal.qui­rion@eap.on.ca

Se­lon un rap­port du mi­nis­tère de la San­té et des Soins de longue du­rée (MSSLD), moins de la moi­tié des mu­ni­ci­pa­li­tés de l’On­ta­rio at­teignent les temps de ré­ponse qui ré­pondent aux stan­dards de la pro­vince pour les ser­vices am­bu­lan­ciers pour l’an­née 2013.

Pour le di­rec­teur des Ser­vices des ur­gences des Com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell, Mi­chel Ch­ré­tien, la si­tua­tion s’ex­plique par le fait qu’il y a trois ans, le mi­nis­tère a chan­gé ses cibles, uni­for­mi­sant les temps de ré­ponse pour les ré­gions ru­rales et ur­baines, no­tam­ment. Avant que les cibles ne soient re­vues, la norme pour les dé­lais d’in­ter­ven­tion en mi­lieu ru­ral était éta­blie à 19 mi­nutes et les Com­tés unis avaient réus­si à at­teindre 16 mi­nutes. Tou­te­fois, ces nou­veaux ob­jec­tifs sont hors de por­tée pour les ré­gions ru­rales, se­lon M. Ch­ré­tien. Ce­la ne veut pas dire pour au­tant que les ser­vices en ré­gion ne sont pas bons, sou­tient-il.

« Ce sont des temps ur­bains. Pour nous, c’est im­pos­sible à at­teindre mais il n’y a pas que les temps de ré­ponse à consi­dé­rer. Ce n’est qu’un maillon de la chaîne », a in­di­qué M. Ch­ré­tien, en pré­ci­sant que les pro­grès ef­fec­tués à plu­sieurs ni­veaux dans Pres­cott et Rus­sell sont très ap­pré­ciables. D’ailleurs, au même mo­ment, une équipe de tour­nage se ren­dait ren­con­trer M. Ch­ré­tien et son per­son­nel pour fil­mer quelques images qui ser­vi­ront à ra­con­ter quelques suc­cès de cette équipe.

Quant aux at­tentes du MSSLD, ce der­nier ne de­mande pas aux mu­ni­ci­pa­li­tés d’at­teindre ses cibles en to­ta­li­té. Il exige en re­vanche qu’un plan soit pré­sen­té an­nuel­le­ment pour quan­ti­fier le pour­cen­tage vi­sé pour l’at­teinte des ob­jec­tifs pour les six ca­té­go­ries d’ap­pels iden­ti­fiés. Le do­cu­ment pour­ra ser­vir d’éta­lon pour me­su­rer s’il y a amé­lio­ra­tion ou non des ser­vices.

Par exemple, pour les ap­pels liés aux ar­rêts car­dio­res­pi­ra­toires, le temps d’in­ter­ven­tion est fixé à six mi­nutes. Aux Com­tés unis, il a été éta­bli que l’ob­jec­tif était de 30 %. En 2013, l’ob­jec­tif a été dé­pas­sé avec un ré­sul­tat de 33 %. Donc, dans 33 % des cas, les pa­ra­mé­di­caux sont ar­ri­vés à l’in­té­rieur de six mi­nutes. Mais, plus im­por­tant en­core se­lon M. Ch­ré­tien, c’est le pour­cen­tage de réus­site des in­ter­ven­tions qui de­vrait être consi­dé­ré, la qua­li­té des soins.

« Les ar­rêts car­diaques, c’est 1 % de nos ap­pels. On en sauve en moyenne de 17 à 21 %. Quand j’ai com­men­cé en 2001, on était à 3 %. Au­jourd’hui, on est par­mi les meilleurs au Ca­na­da. Dans les 10 à 15 der­nières an­nées, j’ai vrai­ment vu des amé­lio­ra­tions. En 2001, on n’avait au­cun pa­ra­mé­di­cal avan­cé. Main­te­nant, on en a un sur presque tous les ap­pels. Il n’y avait pas le ser­vice du 911 non plus. On a fait ça, an­née après an­née. »

Che­min fai­sant, les Ser­vices d’ur­gence des Com­tés ont mul­ti­plié les re­pré­sen­ta­tions pour que 135 dé­fi­bril­la­teurs soient ins­tal­lés dans les en­droits pu­blics dans la com­mu­nau­té et que les pom­piers en soient do­tés. « Main­te­nant, nos cours de RCR (Ré­ani­ma­tion car­dio­res­pi­ra­toire) sont tous pleins. C’est un tra­vail d’équipe. Si quel­qu’un com­mence le RCI avant qu’on ar­rive, la per­sonne a en­core plus de chance de s’en sor­tir. »

M. Ch­ré­tien in­dique que l’ap­pui des membres du Conseil des Com­tés unis de Pres­cott et Rus­sell a tou­jours fait en sorte que des pro­grès re­mar­quables soient ob­ser­vés de­puis le trans­fert de la res­pon­sa­bi­li­té des ser­vices d’ur­gence de la pro­vince aux mu­ni­ci­pa­li­tés.

Quant aux dif­fé­rentes ca­té­go­ries d’ap­pels, la prio­ri­té va aux ar­rêts res­pi­ra­toires et en deuxième, aux cas où la vie de la per­sonne est en dan­ger. Dans cette deuxième ca­té­go­rie, le temps fixé par la pro­vince est de huit mi­nutes. Les Com­tés unis avaient fixé l’at­teinte de cet ob­jec­tif à 45 % pour 2013, avec fi­na­le­ment un ré­sul­tat de 50 %. Cette deuxième ca­té­go­rie re­pré­sente en­vi­ron 25 % du vo­lume des ap­pels des Com­tés unis.

Les quatre der­nières ca­té­go­ries re­pré­sen­tant des cas moins lourds, le temps est fixé à 10 mi­nutes pour les­quels les Com­tés unis ont fixé l’at­teinte de cet ob­jec­tif à 60 %, ob­jec­tif dé­pas­sé dans les quatre ca­té­go­ries. Ce­la im­plique d’autre part que le temps d’in­ter­ven­tion pour la ma­jo­ri­té des ap­pels a été de 10 mi­nutes ou moins en 2013.

Quant à la ra­pi­di­té des dé­lais, les ré­gions à plus forte den­si­té, Haw­kes­bu­ry en tête de liste, sont par­mi les plus avan­ta­gées dans Pres­cott et Rus­sell.

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