Le nou­veau centre de san­té hau­te­ment équi­pé

Le Carillon - - News - ÉLISE MER­LIN elise.mer­lin@eap.on.ca

Après plu­sieurs an­nées et près de 2,5 mil­lions $ in­ves­tis, l’Hô­pi­tal Gé­né­ral de Haw­kes­bu­ry a ou­vert son nou­veau centre de san­té men­tale et de toxi­co­ma­nie.

Fi­nis les ca­bi­nets de soins de san­té men­tale et de toxi­co­ma­nie éta­blis en ville et lo­gés dans des lo­caux in­adap­tés, les pa­tients pour­ront dé­sor­mais al­ler dans un seul et même éta­blis­se­ment pour se faire soi­gner. Les rai­sons qui ont pous­sé l’HGH à construire ce nou­veau centre de san­té men­tale et de toxi­co­ma­nie sont simples : ces soins très spé­ci­fiques ont be­soin d’ins­tal­la­tions et d’équi­pe­ments les plus mo­dernes pos­sible pour soi­gner au mieux les dif­fé­rents troubles. L’autre rai­son est que l’HGH ne dis­po­sait pas de ser­vices spé­cia­li­sés en ma­la­die men­tale ni en toxi­co­ma­nie au­pa­ra­vant.

Le di­rec­teur de l’hô­pi­tal, Marc Le­bou­til­lier, ex­plique le be­soin de re­grou­pe­ment dans un seul édi­fice. « L’hô­pi­tal louait dif­fé­rents es­paces en ville pour les trai­te­ments des ma­la­dies men­tales ou de la toxi­co­ma­nie. Nous avons donc vou­lu re­grou­per, sous le même toit, tous les élé­ments né­ces­saires pour ré­pondre aux be­soins des pa­tients et des em­ployés », a com­men­té M. Le­bou­til­lier.

Quel est le pu­blic vi­sé par ces ser­vices de san­té? « Des pa­tients at­teints, entre autres, de troubles di­vers comme l’an­xié­té et les si­tua­tions de crise, la dé­pres­sion, la schi­zo­phré­nie, l›al­coo­lisme, la dé­pen­dance aux drogues, les troubles de l’hu­meur ou en­core des symp­tômes bi­po­laires, a énu­mé­ré Marc Le­bou­til­lier. Le ser­vice en toxi­co­ma­nie ac­cepte les pa­tients à par­tir de 12 ans. Quant aux autres ser­vices, un mi­ni­mum de 16 ans est re­quis pour se faire soi­gner.

Se­lon l’équipe mé­di­cale du centre, le nombre de pa­tients aug­mente d’an­née en an­née. « Nous pou­vons re­ce­voir entre 60 et 150 pa­tients par jour se­lon les mois, a com­men­té Ge­ne­viève Ar­tu­ri, di­rec­trice de San­té men­tale et toxi­co­ma­nie du nou­veau centre. Les pa­tients viennent ici de leur plein gré, par de­mi-journée ou sur ren­dez-vous » ,a pour­sui­vi Ge­ne­viève Ar­tu­ri.

En fonc­tion des ob­jec­tifs dé­fi­nis par le psy­chiatre, l›équipe soi­gnante éta­blit un pro­jet in­di­vi­dua­li­sé aux pa­tients. L›ob­jec­tif est, bien sûr, de leur re­don­ner le maxi­mum d›au­to­no­mie dans leur vie quo­ti­dienne, d›où la mise en place d›ac­ti­vi­tés va­riées et dites de mé­dia­tion. Mé­dia­tion cog­ni­tive, comme par exemple des ate­liers mé­moire, de chant et de créa­ti­vi­té; mé­dia­tion édu­ca­tive, voire d›édu­ca­tion thérapeutique, comme la ges­tion de son ali­men­ta­tion, ou en­core la thé­ra­pie de groupe, et la té­lé­mé­de­cine, très ré­pan­due en Amé­rique du Nord, qui consiste à ren­con­trer un mé­de­cin qui est dans une autre ville, via un lo­gi­ciel vi­déo.

La clien­tèle la plus à risque, ce sont les hommes de 25 à 40 ans se­lon l’hô­pi­tal. Les hommes sont peu en­clins à re­cher­cher des soins pour leur condi­tion, même lors­qu’elle s’ag­grave. « Ce groupe d’âge est une prio­ri­té pour la pro­mo­tion de nos ser­vices et pour la dé­mys­ti­fi­ca­tion de la san­té men­tale en gé­né­ral » a ex­pli­qué Marc Le­bou­til­lier. Plu­sieurs mé­de­cins en spé­cia­li­sa­tions dif­fé­rentes et autres pro­fes­sion­nels de la san­té comme des tra­vailleurs so­ciaux ou en­core des er­go­thé­ra­peutes, per­met­traient des thé­ra­pies dy­na­miques et évo­lu­tives se­lon le be­soin du pa­tient.

Un centre de san­té hau­te­ment équi­pé

L’édi­fice de 30 000 pieds car­rés, loué par l’hô­pi­tal à l’en­tre­prise As­co, a été construit se­lon le de­si­gn ar­chi­tec­tu­ral et les spé­ci­fi­ca­tions de l’HGH, dans le but ultime de ré­pondre aux be­soins des pa­tients et du per­son­nel. Le coût des ins­tal­la­tions in­té­rieures a été fi­nan­cé par l’hô­pi­tal pour la somme de 2,5 mil­lions $. Celles-ci com­prennent le sys­tème de sé­cu­ri­té, les fi­ni­tions, le mo­bi­lier, et tout l’équi­pe­ment. Lors­qu’on passe les portes de l’éta­blis­se­ment, les fe­nêtres vi­trées qui en­tourent le hall d’ac­cueil nous laissent un avant-goût du de­si­gn hors norme de ce centre de san­té. Le centre est construit pour as­su­rer un maxi­mum de calme et d’in­ti­mi­té au pa­tient et c’est un pa­ri réus­si.

Un édi­fice sur trois étages

photo Élise Mer­lin

L’ac­cueil du nou­veau centre de san­té men­tale et de toxi­co­ma­nie—

—photo Élise Mer­lin

La salle de té­lé­mé­de­cine qui sert à uti­li­ser d’autres mé­thodes de thé­ra­pie

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.